Qu'il sorte d'affaires... ?
Je ne comprends plus rien. Olivier est-il vraiment dans un état critique ?
Comment est-ce arrivé ?
Je me rappelle l'avoir laissé sur le parking hier soir, après avoir mis les choses au clair... c'est de ma faute.
Je n'aurais jamais dû lui parler ainsi. Toutes ces paroles dures... étaient-elles vraiment sorties de ma bouche ?
Qu'est-ce que j'ai fait... Olivier, mon ami...
Pourquoi suis-je aussi dure ?
Je dois me faire pardonner, je dois le voir... mais comment alors que je l'ai blessé ?
Il a toujours été là pour moi et moi, je me comporte comme une égoïste, comme si lui était mon ennemi.
Pardonne-moi, Olivier... je n'aurais jamais dû te parler ainsi. Je ne voulais pas que tu sois dans cet état à cause de moi.
Jennifer avait raison : je l'ai amèrement déçu.
Je ne vois que mon propre intérêt dans toute cette histoire, oubliant mon entourage... mais j'espère qu'ils me pardonneront.
Nous sommes tous assis, attendant le docteur chargé de l'opération.
Il a subi un gros choc au niveau de l'abdomen et de sa cuisse droite, nous a expliqué le médecin il y a deux heures.
Mon frère a immédiatement téléphoné aux parents d'Olivier pour les tenir au courant.
Ils ont sauté dans le premier vol du matin pour venir voir leur fils.
Ils seront là cet après-midi.
Depuis mon arrivée, personne ne parle. Seuls les pleurs de mes amies me serrent le cœur.
Je me sens coupable de tout ce qui s'est passé, incapable de les consoler.
Quant aux garçons, leur inquiétude se lit dans leurs yeux. Je ne sais plus où me mettre.
Je me promets, à partir d'aujourd'hui, de ne plus juger la signification du mot « amour ».
Je ne veux pas que d'autres subissent ce genre d'accident.
Si seulement j'avais fermé ma bouche lorsqu'il me parlait... rien de tout ça ne serait arrivé.
Je me sens si moche... dans tous les domaines.
Pendant des heures, nous attendons que le docteur nous informe.
Enfin, il sort du bloc d'urgence.
Richard se lève. Tous font de même pour avoir des nouvelles.
— Êtes-vous la famille d'Olivier Patson ? demande le docteur, l'air apaisé.
— Euh... oui, nous sommes ses amis proches. Nous sommes sa famille, répond Richard.
— D'accord. Votre ami est sorti d'affaire. Mais il a subi deux opérations délicates. Nous le garderons à l'hôpital pendant un mois et trois semaines pour qu'il se repose correctement.
— Merci, docteur. Pouvons-nous le voir ?
— Pour le moment, non. Il doit bénéficier de trois heures de repos après l'anesthésie. Il a vraiment besoin de calme, réplique le médecin.
— Merci pour tout, docteur, dit Samuel.
— C'est mon devoir de sauver des vies avec des soins appropriés. Voici quelques médicaments à administrer, conclut-il en tendant l'ordonnance à mon frère, qui se précipite dehors pour les acheter.
Revenant m'asseoir, Éloïse s'approche et s'installe à mes côtés.
— Éloïse... je suis vraiment désolée. Tout ce qui se passe est de ma faute. Je n'aurais jamais dû être si dure avec lui. Il a failli mourir à cause de moi... je suis si désolée. Je te promets que je vais arranger les choses... je ne sais pas si j'aurais supporté s'il était mort dans sa voiture.
Éloïse ne dit rien. Elle reste là, à me soutenir silencieusement, me permettant de calmer ma peur et ma culpabilité.
Je me redresse, reprenant un peu de contenance, et plonge mon regard dans le sien.
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Amour en philosophie ( Fin )
RomanceJe déteste ce mot, gravé dans les méninges comme une vérité universelle, parce que ma hutte, invincible, le réfute. Je le déteste parce qu'on m'a appris à le haïr, non par choix, mais par héritage : l'amour infidèle de mes parents. Je déteste ce mot...
