Chapitre 49

11 1 0
                                        

PDV d'Olivier
Il n'y a rien de plus beau que d'être entouré des gens qu'on aime et qui nous aiment en retour. Aujourd'hui, je le ressens pleinement. Mon anniversaire s'est merveilleusement bien passé et, enfin, j'emmène ma dulcinée découvrir notre nouvelle maison. J'espère de tout cœur la rendre heureuse avec cette surprise.
J'ai acheté un domaine à dix kilomètres de chez son frère, afin qu'elle soit plus entourée des siens.
— Où allons-nous si vite ? me demande-t-elle. Je te rappelle que je dois dormir et me lever tôt pour donner un coup de main aux domestiques afin de ranger tout ce bazar, mon amour.
— Tu n'as pas besoin de faire ça, ils sont assez nombreux pour s'en occuper.
— Pas question. C'est ma maison dont il s'agit, et je ne peux pas être une femme incapable de faire le ménage chez elle. Voyons, Olivier, sois réaliste.
— D'accord, ma chérie... mais pour l'instant, je t'emmène quelque part.
— Bon, allons-y. Je n'ai pas encore sommeil, je t'accompagne.
— Bien. Mais où vas-tu si vite en oubliant une chose très spéciale ?
— Quoi donc ?
Elle me regarde, intriguée. Je suis fou, irrémédiablement fou d'elle. J'ai besoin de ses baisers à longueur de temps.

PDV d'Héléna
— Où sommes-nous, Olivier ? Sommes-nous invités dans ce manoir ? lui demandé-je enfin en sortant de la voiture, après deux bonnes heures de route sans connaître la destination.
— Non... c'est notre nouvelle demeure, ma très chère femme. Elle te plaît ?
— Quoi ? Olivier... c'est notre maison ? Mais elle est magnifique ! dis-je avec un large sourire, en observant l'extérieur. On dirait un manoir sorti d'un conte de fées.
— Je suis si heureuse... J'ai hâte de faire la visite, même si mes affaires n'y sont pas encore.
— Détrompe-toi, ma très chère. Toutes tes affaires sont arrivées ce matin, tout comme les miennes.
— Tu as vraiment tout préparé... Je n'ai même pas remarqué leur absence dans notre chambre, dis-je en souriant face à ma propre innocence, ce qui le fait sourire à son tour.
Quelques minutes plus tard, après la visite du manoir, nous franchissons enfin la porte de notre chambre. Ce que je découvre me laisse sans voix. Elle est trois fois plus grande que notre ancienne chambre et parfaitement décorée. Mon cœur se réchauffe aussitôt. Tout est immense ici, de l'extérieur à l'intérieur. C'est somptueux, presque comparable aux deux manoirs de nos amis, à quelques détails près. Olivier m'apprend même que notre demeure se situe entre les leurs.
C'est si beau.
— Elle est magnifique, mon chéri, avouai-je.
— Et toi aussi, tu es magnifique, ma chérie, dit-il en posant sur moi un regard chargé de désir.
Je le vois s'approcher, ses yeux ne quittant pas les miens. Son regard me paralyse. J'y lis cette envie brûlante. Aujourd'hui, je veux briser cette barrière que nous avons trop longtemps supportée depuis le mariage.
Je suis prête.
Enfin prête.
Son bras entoure ma taille sans prévenir, nos regards toujours accrochés l'un à l'autre.
— Je suis heureuse, Olivier, mais...
— Moi aussi... mais ? demande-t-il en fronçant légèrement les sourcils.
— Mais je veux que ce bonheur soit complet...
Avant même que je termine ma phrase, des cris étouffés résonnent déjà dans le manoir.
— Et moi donc... tu m'attires tellement, je n'en peux plus, ma dulcinée.
Il m'interrompt d'un baiser fiévreux, intense, marquant le début de notre passion.

PDV d'Olivier
Je la vois sortir de la salle de bain, nue. Mon impatience est à son comble. Cette femme est d'une beauté renversante, elle me rend fou.
— Tu es si belle, ma femme.
— Et toi, tu es mon roi.
— Approche...
Je l'attire contre moi et l'embrasse avec urgence. Le baiser devient brûlant, ponctué de ses légers gémissements. Je la fais mienne avec douceur, veillant à ne pas lui faire mal.
— Je t'aime, Olivier, murmure-t-elle après de longues heures d'abandon.
Elle s'endort aussitôt, épuisée, blottie contre moi.
— Je t'aime plus que tout, ma dulcinée. Bonne nuit.

Un mois plus tard
Un mois s'est écoulé depuis notre première fois. Et pour être honnête, je n'ai plus jamais résisté. Jour après jour, ce besoin de la posséder grandit en moi. C'est essentiel dans un couple. Et je suis fier qu'elle ressente la même chose. Elle est mon âme sœur.
Ce matin-là, je me réveille sans elle à mes côtés. J'ouvre les yeux dans ce lit spacieux et la vois sortir de la salle de bain, le visage pâle.
— Que se passe-t-il, ma dulcinée ?
— Olivier... je pense que je suis enceinte, je...
— Tu es quoi ? m'exclamai-je, un large sourire illuminant mon visage.
— Je suppose seulement... je suis en retard, je devrais...
— J'arrive tout de suite. Je vais à la pharmacie. Ne bouge surtout pas d'ici !
Je dois avoir l'air d'un clown en entrant ainsi dans la pharmacie. La vitesse a pris le dessus sur moi. Mais comment rester calme dans une telle situation ?

PDV d'Héléna
— Olivier... mais c'est quoi tout ça ?
— Prends-en un... non, deux. Bon, un seul suffit, il faut vérifier tout de suite.
Cinq tests de grossesse pour un simple soupçon. Il est sérieux ?
Voyant mon agacement, il s'approche aussitôt de moi. Heureusement pour lui.
— Je suis désolé de te mettre dans cet état. Ne t'inquiète pas. On va vérifier, et si ce n'est pas positif, tout ira bien. Je t'aime. Avec ou sans enfant, nous avons tout notre temps, ma dulcinée.
— D'accord... mais j'aimerais vraiment que ce soit le cas, mon amour.
— Alors prends ce bâtonnet.
Quelques minutes plus tard, je sors de la salle de bain, le cœur lourd. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder. Négatif.
Je croise son regard dès ma sortie. Il pose son téléphone sur le lit et s'approche.
— J'ai pourtant arrêté les contraceptifs... je ne comprends pas, mon chéri. C'est négatif.
— Ne t'en fais pas. On a tout notre temps. Ce n'est rien, ne sois pas triste.
— Tu as raison, dis-je en esquissant un sourire.
Nous décidons de commencer la journée en oubliant cet épisode, même si un mauvais pressentiment s'installe au fond de moi.

Trois mois passent sans aucune bonne nouvelle. Cela m'attriste, même si Olivier ne cesse de me soutenir. Je sais pourtant qu'au fond de lui, il s'inquiète aussi.
Nous avons consulté un médecin. Les examens ont montré que nous sommes tous les deux fertiles. Il nous a conseillé la patience. Je veux y croire.
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mariage de mon frère. Je me suis faite belle pour l'occasion, et mon époux est... je ne trouve même pas les mots.
— Waouh... ma belle femme, mon épouse, ma dulcinée, murmure-t-il derrière moi.
— Mon élégant époux, mon mari.
— Tu es éblouissante.
— Et toi donc...
Main dans la main, nous arrivons à la cérémonie. Jennifer est radieuse. Je prends son fils dans mes bras. Ce geste me trouble profondément. Une tristesse sourde m'envahit.
Soudain, une douleur atroce me transperce l'estomac. Tout se met à tourner. Mon cœur bat à toute allure. Je sens l'enfant m'être retiré des bras, puis je m'effondre.
La voix d'Olivier, criant mon nom, me parvient de loin...
Puis plus rien.

Amour en philosophie ( Fin )Des histoires addictives. Découvrez maintenant