PDV d'Olivier
Aujourd'hui, nous sommes le 12 octobre.
Le jour de mon mariage avec la femme de ma vie.
Il y a deux mois encore, je la courtisais à nouveau. Parce que, même après nos retrouvailles, je voulais bien faire les choses. Une femme mérite toujours qu'on prenne le temps, qu'on la respecte, qu'on la choisisse chaque jour. Et je suis heureux de savoir que tout lui a plu.
Un soir, alors que nous rentrions à la maison après l'une de nos sorties, elle m'a dit :
— Je suis très heureuse et fière de toi, mon Olivier.
Certains diront que ce ne sont que huit mots. Moi, je dis que c'est immense. Lorsqu'une femme te dit cela avec sincérité et amour, tu dois te sentir unique. Tous les hommes ne rendent pas leur partenaire heureuse dans ce monde.
Seigneur...
Dans quelques minutes, elle sera mon épouse.
À moi.
J'ai hâte de me retrouver seul avec elle. Sept jours sans la voir... Ils appellent ça la tradition. Moi, je me croyais mort sans ses sourires du matin, sans sa présence tout au long de la journée. J'espère seulement qu'elle va bien.
Ma mère est restée avec elle toute la semaine. Quant à moi... je compte bien la garder près de moi longtemps après ce mariage. Très longtemps.
Nous avons respecté la doctrine : nous découvrir pleinement après le mariage. Je ne suis pas innocent, c'est vrai. Mais elle, si. Alors je prendrai le temps. Je ne veux jamais la brusquer.
— Félicitations, mon grand. C'est l'heure, me dit mon père.
— Merci, père. Où sont Héléna et maman ?
— Ne pose pas de questions, tu verras bien, réplique Richard en souriant.
— Ne me dis pas que toi aussi tu rougis comme les femmes, Samuel.
— Oh, laisse-moi tranquille ! Je te rappelle que tu as pleuré comme une poule à la naissance de ton fils, répliquai-je.
Les rires éclatent.
— Bon, il est temps. On y va.
— D'accord. Je suis prêt.
Je flippe un peu. Je ne sais pas pourquoi. Tout va bien se passer, me répété-je intérieurement.
La cérémonie est simple. Je me tiens debout devant le maire, attendant celle qui est tout pour moi.
Elle a pardonné à ma mère après ce qu'elle lui a fait. Qui peut faire ça ?
Son cœur est plus pur que le mien. J'ai une perle rare, et je promets de la chérir toute ma vie.
La voilà.
Elle entre, bouquet à la main, le bras accroché à celui de son père. Elle sourit. Mon cœur s'arrête. Notre famille applaudit. Quelques proches seulement, mais l'essentiel est là.
Marina est présente, accompagnée de son fiancé et de sa petite sœur. Héléna m'avait dit que c'était grâce à elles qu'elle m'avait retrouvé. Je suis heureux qu'elles soient là aujourd'hui.
— Nous sommes réunis pour unir Héléna Massau et Olivier Patson pour le meilleur et pour le pire. Veuillez vous asseoir, annonce le maire.
Je n'écoute qu'à moitié. Je veux juste qu'on en arrive au moment crucial.
La persévérance a porté ses fruits. J'ai attendu. Et aujourd'hui, elle est à moi.
Pour la vie.
Elle est si belle dans cette robe. La plus belle femme que j'aie jamais vue.
PDV d'Héléna
— Monsieur Patson, acceptez-vous de prendre pour épouse Mademoiselle Héléna Massau ici présente, pour le meilleur et pour le pire, toute votre vie ?
Olivier sourit immédiatement.
Il est si beau dans ce costume. J'ai du mal à croire que ce moment est réel.
— Oui, je le veux. C'est la femme de ma vie.
Mes yeux se remplissent de larmes.
— Mademoiselle Héléna, acceptez-vous de prendre pour époux Monsieur Olivier Patson ici présent, pour le meilleur et pour le pire jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
— Oui... je le veux.
Je souris comme une enfant, le cœur débordant.
Le maire lui tend l'alliance. Je lui offre ma main gauche.
— Héléna, aujourd'hui je te passe cette bague comme symbole de mon amour. Tu es toute ma vie. Sans toi, je n'ai plus d'oxygène. J'ai appris à aimer grâce à toi. Je te promets de te chérir, de te protéger et de t'aimer pour l'éternité. Je t'ai attendue pendant des années. Je t'aime, ma douce Héléna.
Il glisse l'anneau à mon doigt.
Les applaudissements éclatent.
Nous y sommes.
💍✨
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Amour en philosophie ( Fin )
RomanceJe déteste ce mot, gravé dans les méninges comme une vérité universelle, parce que ma hutte, invincible, le réfute. Je le déteste parce qu'on m'a appris à le haïr, non par choix, mais par héritage : l'amour infidèle de mes parents. Je déteste ce mot...
