Chapitre 2

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Chapitre 2
Je suis arrivée en retard à l'école pour la première fois, mais ce n'était pas vraiment de ma faute : j'avais mal dormi. Après ce qu'Olivier m'a dit hier, ma tête n'a cessé de tourner toute la nuit.
Je me rappelle parfaitement la journée d'hier, lorsqu'il m'a avoué ses sentiments. Olivier PATSON est mon ami d'enfance, comme Éloïse, mais le voir me parler avec un visage si sérieux et me révéler ça m'a laissée complètement stupéfaite. J'avais même peur de le croiser à l'école. Il devrait attendre ma réponse, bon sang... Mais je n'avais rien à lui dire. Je le considère comme mon ami depuis toujours.
Au moins, il mérite une réponse, bien évidemment.
Je n'ai pas pu prendre mon petit-déjeuner comme les autres, car nous étions déjà en retard. Je cours donc à toute vitesse pour rejoindre ma classe.
— Bonjour, mademoiselle Héléna. Ce n'est pas permis de pénétrer l'établissement à cette heure-ci. J'espère que vous avez une excuse ?
— Je vous en prie, madame, je m'excuse, répondis-je simplement.
— Alors, avez-vous un billet d'entrée ?
— Oui, oui... le voici. Mon père est venu nous déposer, sinon j'aurais eu de sérieux comptes à régler avec mes frères.
— Très bien, c'est une première fois. Vous pouvez regagner votre place.
— Merci, madame, articulai-je sans plus tarder.
Je me concentre ensuite sur le cours de madame avec beaucoup d'enthousiasme, car pour moi, l'école est une priorité. Je mets de côté le trouble qu'Olivier a semé dans ma tête hier. C'est sans doute le mieux à faire.
Le cours de littérature enfin terminé, je suis enfin libre de mes sens. Et c'est le moment qu'Éloïse choisit pour s'avancer vers moi... enfin, elle n'est pas accompagnée de son amoureux. Cela me soulage un peu, car il est en terminale scientifique, dans la même classe que mon frère et Olivier, et nous ne nous voyons presque jamais en dehors des cours.
— Eh salut, my best !
— Salut, my best, répondis-je en baillant.
— Hein ? Qu'as-tu donc ? dit-elle, feignant une mine surprise et inquiète.
— Ah... longue histoire.
— Raconte-moi, s'il te plaît.
— D'abord, il faut que je mange, j'ai une faim de loup, s'il te plaît.
— Ça marche, allons à la cantine...
— Non, toi, rejoins-moi plutôt dans le hangar.
— Hein ? Mais tu viens de dire que tu avais faim...
— Oui, trop même. Bon, faisons comme ça : tu me trouves quelque chose à manger à la cantine, et je t'attendrai là-bas, d'accord ?
— J'ai du mal à te comprendre... fuis-tu quelqu'un ?
— Je vais tout t'expliquer. D'abord, va à la cantine, s'il te plaît.
Je fais une moue ridicule avec mes joues, et elle s'exécute.

Amour en philosophie ( Fin )Des histoires addictives. Découvrez maintenant