Pdv d'Héléna :
— Oui... je suis d'accord avec toi, Olivier. Je ne veux pas te perdre non plus.
Je t'assure qu'après ton accident, je me suis sentie anéantie... Parce que par ma faute, tu as failli mourir.
Je ne veux plus qu'on parle de ces choses.
— Je comprends. Je te le promets... est-ce que je peux te prendre dans mes bras ?
Sa voix me déstabilise. Il ouvre ses bras. Je reste figée, déjantée à la réalité, ne sachant quoi répondre.
Finalement, je laisse glisser mon corps dans ses bras musclés.
Olivier... mon ami, si tu savais combien tu m'as manqué. J'ai failli te perdre à cause de toute cette histoire. J'espère que tu me pardonneras un jour.
Je ne peux peut-être pas lire dans ton cœur, mais je sais ce que tu ressens.
Pardonne-moi, Olivier... de ne pas pouvoir t'aimer en retour.
Pardonne-moi de ne pas pouvoir t'aimer comme tu m'aimes.
Si seulement tout pouvait se restaurer dans mon cœur... je t'aimerais si fort, car tu es une personne si bonne.
Tu mérites d'être choyé... dommage que je n'ai plus de cœur.
Dommage que je sois si brisée.
Pdv d'Olivier :
— Helena, que penses-tu si on sortait ce soir entre filles ? Proclame Jennifer.
J'ai besoin de rester seul... un moment pour digérer cette étreinte.
Après l'avoir serrée dans mes bras, quelque chose d'étrange s'est emparé de moi.
Un sentiment puissant, dangereux, qui me consume plus que tout.
Qu'est-ce qu'elle m'a fait pour que je l'aime si fort ?
Qu'a-t-elle implanté dans mon cœur, moi qui ne pensais jamais tomber amoureux de cette manière ?
Je suis fou... complètement fou. Je ne distingue plus le bien du mal.
Une idée me traverse : rejoindre mes parents à Lille pour mes études universitaires.
Je n'ai pas pu en parler à mes amis, mais je pense leur dire à la fin de l'année, pour ne pas perturber la période scolaire.
Après l'histoire de Marina, je veux surtout leur dire que ce n'était pas correct de jouer avec les sentiments de quelqu'un pour le bien d'une autre personne.
Je comprends leur intention, mais ce n'est pas la meilleure méthode... et cela m'a encore plus troublé le cœur.
Une autre question me hante : pourquoi Héléna se renferme-t-elle de jour en jour ?
Il faut que je comprenne, il le faut.
— Olivier, ça fait dix minutes que les filles sont parties... tu ne peux pas rester là à cogiter seul. Partage-nous tes pensées, on est là pour toi, dit Richard.
— Oui... excusez-moi, Richard... je... balbutiai-je, encore secoué.
— Olivier, dit Samuel calmement.
— Pourquoi ne pas m'avoir parlé de votre plan avec Marina ? Pourquoi cette mascarade sous mon nez, sans me prévenir ?
Je les dévisage, attendant des réponses.
— Olivier... on l'a fait pour rendre Héléna jalouse, mais rien n'a fonctionné. Nous sommes de vrais crétins, pardonne-nous, émet Samuel.
— Oui, c'est vrai, mon ami. On a reçu la leçon. On ne refera jamais ça sans ton accord, renchérit Richard.
— Voilà qui est mieux. Tout ce que Marina a dit à Héléna avant de partir m'a profondément touché.
Mais une chose a particulièrement capté mon attention...
— Quoi donc ? questionne Samuel, intrigué.
— Quand elle a mentionné qu'Héléna avait subi certaines choses par rapport à sa sœur... que voulait-elle dire exactement ?
Je les scrute, intrigué par leur regard inquiet.
— En fait... commence Samuel en s'asseyant. Héléna a subi des choses difficiles pour une gamine. C'est pour cela qu'elle se renferme sur l'amour.
— Quelles choses ? Samuel, Richard... dites-moi ! bon sang ! m'exclamai-je, pris de panique.
Mon cœur se brise rien qu'à penser qu'elle porte un tel poids seule.
Je veux la protéger... toujours la protéger. La choyer. Et ça m'angoisse de la savoir plongée dans ces souffrances...
Je me sens impuissant. Je vais en crever...
— Elle a aperçu... des scènes érotiques où son père et sa mère se trompaient mutuellement, et ce par pure coïncidence dans leur maison, émet Samuel.
Mon cœur s'arrête. Comment a-t-elle pu vivre ça... oh non...
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Amour en philosophie ( Fin )
RomanceJe déteste ce mot, gravé dans les méninges comme une vérité universelle, parce que ma hutte, invincible, le réfute. Je le déteste parce qu'on m'a appris à le haïr, non par choix, mais par héritage : l'amour infidèle de mes parents. Je déteste ce mot...
