J'avais deux ans et mon frère environ quatre ans lorsque nos parents ont divorcé pour cause familiale. Comme le temps passe vite... Aujourd'hui, j'ai quinze ans, je suis au lycée, et mon frère a deux ans de plus que moi. Nous vivons chez notre père depuis toujours, probablement parce qu'il ne voulait pas nous laisser partir.
Cette année, je suis en première et mon frère prépare son bac. Mon père est assez fortuné ; il prend bien soin de moi, de mon frère et de ses quatre autres enfants : Juliana, Marina, Archa et enfin le petit dernier, Francis.
Madame Ruth je veux dire l'épouse de mon père, Ruth REDUR est notre belle-mère, mais nous l'aimons comme notre vraie maman. En fait, notre maison se trouve dans l'un des quartiers les plus chics de la région parisienne, et oui, nous sommes tous Français.
Depuis toute petite, j'ai toujours été la moins irréprochable des enfants. Je n'avais pas beaucoup d'amis, mais j'avais une meilleure amie depuis le primaire. On partageait tout ensemble, même si elle me trouvait un peu solitaire. Elle s'était habituée à mon caractère, malgré tout.
Ma meilleure amie, Éloïse MAJOURI, a toujours été curieuse. Elle a rencontré son petit ami, Samuel ANDORRAN, il y a trois ans, et depuis, ils sont inséparables. Je les trouve tous les deux exécrables, parce que, pour moi, les histoires d'amour sont des gâchis. Je n'ai jamais aimé.
En observant la vie de mes parents, j'avais compris très jeune que l'amour était mal compris par l'Homme. Cela a galvanisé mon esprit dès le départ, et il l'est toujours. Lorsque mon frère m'a parlé de philosophie et de citations, je me suis laissée captiver, et depuis, je me suis promise d'en écrire quelques-unes un jour.
J'ai commencé à développer ma propre philosophie au collège, et j'en suis fière. Elle m'a permis de comprendre plein de théories sur l'amour et m'a appris beaucoup de choses. Éloïse m'a souvent demandé d'arrêter avec ma philosophie pour « vivre un peu », et elle n'avait pas totalement tort... Mais je ne l'ai jamais écoutée.
Mes passe-temps préférés sont écouter la musique à fond avec mes casques et lire des romans. Je ne m'intéresse qu'à ça. Mon frère, lui, est l'exact contraire : il a même une petite amie, Jennifer FANCI, qui est aussi une amie à moi. Voilà, c'est un peu tout ce qui me définit.
— Eh oh ! Quelle paresseuse ! Debout, Héléna, tu vas être en retard ! crie ma belle-mère depuis le couloir qui mène à ma chambre.
Pouf... Je suis encore dans mon sommeil. Bon sang, elle a raison, je dois me lever.
— Maman, je n'ai pas entendu l'alarme de 6 h. Je prends le bain tout de suite, dis-je en m'élançant vers la salle de bain.
— Tu as intérêt ! Il n'y a que toi qui restes là !
— D'accord, maman.
Cette femme est ma belle-mère, mais aussi ma mère, car elle m'a élevée et éduquée depuis l'âge de neuf ans. Je la considère comme ma vraie maman.
Je me lève aussitôt, vais à la salle de bain pour prendre une douche rapide et me préparer à les rejoindre.
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Amour en philosophie ( Fin )
RomanceJe déteste ce mot, gravé dans les méninges comme une vérité universelle, parce que ma hutte, invincible, le réfute. Je le déteste parce qu'on m'a appris à le haïr, non par choix, mais par héritage : l'amour infidèle de mes parents. Je déteste ce mot...
