PDV d'Héléna
— Héléna... tu ne m'aimes pas, je le sais... mais tu ne peux pas m'en vouloir d'espérer, n'est-ce pas ? murmure Olivier.
— Olivier... je suis désolée, je ne voulais pas dire ça, balbutiai-je.
— Héléna...
— Olivier, attends... ne t'en va pas ! m'écriai-je, sentant mon cœur bondir dans ma poitrine.
Je sais, je suis stupide... je n'aurais pas dû lui dire ça.
Mais au fond de moi, j'ai si mal pour lui.
Qu'est-ce qu'il ressent après mes mots ?
Je n'oublie pas que c'est à cause de mes paroles qu'il a enduré ce tragique accident... et mon frère... oh non !
Je me rappelle notre promesse.
Je ne suis pas prête, mais je veux me rattraper, arranger les choses.
Je dois réparer mon erreur.
— Ne t'en va pas... dis-je, serrant sa main.
— Héléna... pourquoi te caches-tu ? Je sais que ton cœur souffre depuis longtemps... mais crois-moi, je ne suis pas ignorant. Je suis simplement égoïste d'aimer autant... de penser à mon intérêt. Pardonne-moi. Je ne suis pas là pour te faire souffrir, mais pour t'aider à te reconstruire.
Si tu ne veux plus me voir, je respecterai ta décision... Mais je veux te demander une dernière chose. Ta réponse m'aidera à évoluer, car, comme toi, je souffre... mon cœur a besoin de toi, et seulement toi, Héléna.
Il retire doucement sa main de la mienne. Mon cœur se déchire.
Je ne sais que faire.
Olivier souffre autant que moi... que ferai-je sans lui ?
Il est mon meilleur ami... mais Richard a raison : si je veux me reconstruire, je dois lui donner une chance.
Debout devant lui, je cherche mes mots... mais il reste silencieux.
— Demande l'impossible, et un jour je te l'offrirai ! lançai-je brusquement, le cœur en feu.
— Donne-moi ton nouveau cœur... et je te promets de ne jamais te trahir.
Je t'aime à l'infini, et cet amour est inébranlable, répond-il, ses yeux plongés dans les miens.
— Je te le donnerai... lorsque je serai prête à assumer mes choix.
Accorde-moi du temps, et je te promets de ne pas te décevoir, Olivier.
— Héléna... je t'attendrai, peu importe le temps que cela prendra.
Quand tu changeras, cherche-moi... et tu me retrouveras.
Mais pour l'instant, je dois partir. Mon corps a besoin de repos.
— Olivier... tu vas me manquer, murmurai-je.
— Toi aussi, Héléna... Permets-moi de t'embrasser.
Surprise, je plonge mes yeux dans les siens pour lui donner mon accord.
Aussitôt, ses lèvres se posent sur les miennes.
Un baiser dense, si doux... je me sens emportée.
C'est mon deuxième baiser... mais pour moi, le premier véritable.
J'espère qu'un jour, lorsque je serai entière à nouveau, je le retrouverai.
Qu'il restera mon meilleur ami... et plus encore.
— Je dois y aller... j'ai écourté mon départ, souffle-t-il après notre baiser.
— On comprend... Samuel te rejoindra dans un mois. Fais-nous signe de temps en temps, réplique Jennifer.
— Je ne manquerai pas de le faire, ne vous inquiétez pas, répond Olivier.
— Alors au revoir, les amis. Pas la peine de m'accompagner... je déteste vous voir tristes et en pleurs, ajoute-t-il.
— C'est bon, Olivier. Fais bon voyage, murmurai-je en le regardant s'éloigner.
Une larme roule sur ma joue... puis une autre.
Je cours me réfugier dans ma chambre.
Vite, j'ouvre la porte et m'enferme.
Je veux éviter le regard de ma famille... surtout leurs conseils.
Seule, je respire enfin.
Le calme me redonne contenance.
Cette journée est gâchée, mais j'ai appris beaucoup.
Mon cœur est détruit, mais je suis décidée : je veux découvrir un nouvel univers.
Je ne veux plus souffrir.
Je veux philosopher... à ma manière.
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Amour en philosophie ( Fin )
RomanceJe déteste ce mot, gravé dans les méninges comme une vérité universelle, parce que ma hutte, invincible, le réfute. Je le déteste parce qu'on m'a appris à le haïr, non par choix, mais par héritage : l'amour infidèle de mes parents. Je déteste ce mot...
