Nous roulons. Louis concentré sur la route, moi regardant par la fenêtre et Kira jouant avec le chien de Louis. D'un coup je me retourne vers lui pour casser ce silence.
- Quelle est la race à Clifford ?
- C'est un Labradoodle.
- Oh et tu l'emmènes tout le temps avec toi dans cette maison ?
- Ouais, il me tient compagnie quand je suis seul. Même si cette fois je ne suis pas seul, je me suis dit que je ne pouvais pas le laisser seul alors qu'il pourrait s'amuser avec nous. Et j'ai bien eu raison, on dirai.
Louis regarde Kira et Clifford dans son rétroviseur et sourit. Je fais de-même et vois que Clifford a posé sa tête sur les jambes de Kira pendant que cette dernière lui caresse la tête. Sans le faire exprès, je me mets à sourire de la même façon que Louis. Ce qu'ils peuvent être mignon eux deux. Je me retourne vers Louis continuant mes questions.
- Pourquoi l'avoir appelé "Clifford" ?
- Parce que j'adore le dessin animé. Quelle question !
- Quand est-ce qu'on arrive ?
- Pas maintenant. Tu devrais dormir d'ailleurs.
Je ne lui réponds rien, mais décide de suivre son conseil. Je cale ma tête sur la fenêtre de la voiture et m'endors en regardant les passants.
***
- L'écrivaine.
Quelqu'un me secoue l'épaule.
- L'écrivaine, on est arrivé.
J'ouvre les yeux avec difficulté. La lumière du soleil m'éblouis me faisant grogner et me tourner dans mon siège très peu confortable.
- Ta soeur est déjà dans la maison avec Clifford, il reste plus que toi et moi. Donc, si tu as autant envie de dormir, lève toi que je te montre ta chambre.
- Non, non c'est bon j'arrive.
Je me lève en vacillant. Louis me regarde en riant et sans m'apporter aucune once d'aide, il ne fait même pas semblant. Je réussis sans son aide à me stabiliser et à rentrer dans la maison. Le premier réflexe de Louis est de me faire visiter.
La maison est à étage. À l'étage se trouve quatre chambres avec un lit deux places, deux salles de bain et deux toilettes. En bas se trouve la cuisine, le plus grand salon que je n'ai jamais vu et une porte qui mène au jardin.
Lorsque la visite est terminée, Louis se dévoue pour nous faire à tous un repas, pendant que Kira joue avec le chien dehors et que moi je parle à Olivia. Le brun a décidé de nous faire un de ses plats, il a refusé de me dire lequel prétextant une surprise. Je serai surprise, agréablement, si il y arrive. Pas que je ne crois pas en lui, mais à en voir à la manière dont il tient le couteau, j'ai peur pour sa vie. Malgré mon envie de rester éveiller à le voir échouer son plat, je m'endors dans le canapé extrêmement confortable du salon.
***
Une odeur de brûler. C'est comme ça que je me réveille. Quand j'ouvre les yeux la fumée m'oublige directement à les refermer. En toussant pour extraire la fumée qui s'est réfugié dans mes poumons, je me lève pour aller à la cuisine. C'est dans cette dernière que je trouve Louis, le cuistot, se battant avec une casserole dont les aliments à l'intérieur ont complètement brûlé. Mon sang ne fait qu'un tour puisque je me jette sur la casserole pour la mettre dans le lavabo et allume l'eau pour atténuer l'odeur du cramé. Les mains sur les hanches, je me tourne vers Louis.
- Je me suis peut-être laissé distraire par mon portable.
En soufflant, je jette un oeil au jardin m'assurant que Kira soit toujours dehors, ce qui est le cas.
- Je vais faire le repas, assieds-toi et apprends.
Pendant que je prépare le repas à la place de Louis, lui me regarde faire comme demander, mais de manière un peu trop fixement. Je me suis mise à cuisiner des pâtes, pas très impressionnant, mais c'est le mieux que je puisse faire. Après avoir cuis les pâtes, je les égoutte et me tourne vers une autre pôle en train de cuire sur la plaque faite pour. Dans cette pôle, j'y ai mis des oeufs, des oignons émincés, des lardons, de la crème fraîche et du fromage râpé pour préparer une sauce. Attendant que cuise le tout, je me retourne vers Louis assit sur un tabouret du bar. Ce dernier ne détourne pas le regard de ma personne malgré que je me sois tournée.
- Tu fais un peu peur à me fixer comme ça.
Louis a l'air de sortir de son instant de stalke pour me regarder dans les yeux en me répondant.
- Pardon ?
- Pourquoi tu me regardes ?
- Parce que tu m'as demandé de le faire.
- Et ça donne quoi sans cacher la vérité ? Soyons honnêtes, jamais tu me regarderais pour apprendre ce que je fais.
- Je te regarde parce qu'il n'y a personne d'autre à regarder à part toi et c'est en te regardant que je me rends compte que je ne sais vraiment pas cuisiner.
Je pouffe de rire amenant ma main à ma bouche essayant de camoufler mon rire, sans grand succès.
- Tu m'étonnes, t'as faillis brûler la maison et si ce n'avais pas été ça tu t'aurais couper un doigt.
- T'as cas dire que je suis nul aussi.
Je ne lui réponds pas me contentant de hausser les épaules un sourire en coin. Louis, les sourcils faussement froncés, se lève de son tabouret, fait le tour du bar pour se diriger tout droit vers le frigo. Ne prêtant pas attention à ce qu'il fait je continue de cuisiner. Ce n'est qu'une fois le repas finis que je sens quelque chose de froid couler dans ma nuque. Je me retourne en sursautant et tombe sur Louis de la chantilly à la main et le sourire en coin. Il n'attend pas que je dise quoi que ce soit qu'il recommence en me barbouillant le visage cette fois-ci.
En voyant ma tête, il éclate de rire. J'essuie la chantilly sur mes yeux pour mieux le voir puis lui vole son arme pour à mon tour l'asperger. Louis essaye de reprendre la crème, mais un faux pas de sa part le fait glisser et tomber sur le sol rempli de chantilly. Évidemment, je ne perds pas une seconde pour me moquer ouvertement de lui.
- Tu veux pas arrêter de rire et m'aider à le relever.
Il accompagne sa phrase en me rendant sa main. Je calme mes rires et lui réponds.
- Pourquoi je t'aiderai ? C'est toi qui as voulu cette situation en commençant cette guerre.
- T'abuse c'est pas vraiment une guerre.
Je souris en me tournant vers mon plat de pâte qui se refroidi lentement.
- On devrait se nettoyer et se mettre à table avant que ça ne devienne froi-
Je tombe moi aussi sur un torse. Je crois que j'ai ma petite idée de qui m'a fait tomber. Je relève la tête vers le suspect pour lui lance un regard faussement en colère.
- Pourquoi ce serait uniquement moi parterre ?
Il pause réellement cette question ?
Louis pose ses mains sur mes hanches en me regardant dans les yeux. Wouaw, maintenant que je me rends compte, nous sommes vraiment proches. Tous sourires ou expressions de colère à quitter mon visage, je suis tout simplement hypnotisée pas ses yeux azure. Lui aussi ne sourire plus, mais contrairement à moi, il ne me regarde pas dans les yeux, mais fixe mes lèvres. Lorsqu'il prend enfin l'initiative d'avancer sa tête près de la mienne, la porte du salon claque. Nous tournons tous les deux la tête vers cette dernière le rouge aux joues.
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La biographe | l.t
FanfictionSoraya, une jeune biographe, se voit, un jour, écrire sur Louis Tomlinson, lui, jeune chanteur. Au fur et à mesure de leur relation, ils apprendront à mieux se connaître jusqu'à même découvrir certaine chose impensable . Terminée le 18/07/2022
