Chapitre 26

53 9 6
                                        

🔥🔥🔥🔥🔥🔥🔥
Ce chapitre contient 3 photographies, si jamais vous ne la voyez pas, prévenez-moi car elles sont utiles🧐
Des retranscriptions des photos sont disponible dans les commentaires pour ne pas entraver votre enquête 🤫
🔥🔥🔥🔥🔥🔥🔥

Mais oui, c'est ça. Delph a souvent des difficultés pour se concentrer ou pour réaliser des calculs mentaux, mais cette fois-ci son cerveau a décidé d'être coopératif et de l'aider. Nous sommes le vingt-huit octobre et Hermine dit que Mélissa et Déborah ont disparu depuis dix jours soit le dix-huit octobre, ce qui correspond aux premiers messages du corbeau et aussi à la date des deux meurtres dont elle a été accusée.

La coïncidence est trop grande, la ville est petite, les criminels sont donc tout logiquement rares. Il y a donc tout à parier qu'il n'y ait qu'un seul tueur qui est aussi le kidnappeur de ces deux jeunes femmes. Mais avant de tirer des conclusions, Delph doit en être sûre.

— Hermine vous êtes sûre de vous ? Elles n'ont pas pu disparaître un autre jour que le dix-huit octobre.

— Oui, je suis plus que sûre. Mélissa et Déborah sont de vraies petites fourmis, elles travaillent sans cesse pour l'association, elles viennent tous les jours. Elles étaient là le dix-sept mais pas le dix-huit. Ni le dix-neuf et tous les jours qui ont suivi. Pourquoi me demandez-vous cela ? Auriez-vous des informations ?

Delph ne sait pas quoi répondre. Elle manque souvent de confiance en elle, elle a toujours peur de se tromper et d'inquiéter les autres pour rien. Elle avait déjà réfléchi plusieurs heures avant d'aller au poste de police quand Léandre a découvert ce mot dans leur boîte aux lettres. Elle craignait de les déranger pour des broutilles, de leur faire perdre leur temps. Et si aujourd'hui elle faisait fausse route et que la disparition de Déborah et Mélissa n'avait rien à voir avec les meurtres ? Et si elle se trompait de jour ? Et si elle inquiétait Hermine inutilement ?

Mais d'un autre côté, Delph comprend la peine d'Hermine. Si une personne n'avait rien qu'une toute petite piste pouvant expliquer la disparition de Lou, elle aimerait en être informée, car cela vous donne au moins le sentiment d'avancer sur le chemin de la vérité. De plus, Hermine pourrait être précieuse pour récolter des informations sur les trois disparues.

— Oui, enfin peut-être. Je ne suis pas sûre que cela puisse avoir un rapport mais j'ai reçu des messages inquiétants le dix-huit octobre. J'ai donc prévenu la police et j'ai alors appris que deux personnes avaient été tuées et que le tueur choisissait des hommes qui me suivaient sur les réseaux sociaux.

La respiration d'Hermine se bloque et son visage se fige. Delph s'en veut de lui faire ressentir cela, apprendre que ceux qu'on aime puissent être entre les mains d'un assassin n'a rien de rassurant.

Delph ne sait plus quoi dire, elle est seulement désolée. Elle aimerait presque s'excuser d'avoir annoncé cela à Hermine, elle s'en veut tellement de lui faire cette peine. Encore une fois, heureusement que Léandre est présent et garde la tête froide.

— Madame Agni-Trix, je suis désolé de vous demander cela maintenant mais...

Hermine reprend ses esprits et regarde alors avec de grands yeux le géant face à elle.

— Quoi donc mon petit ?

— Vos amies venaient tous les jours donc pourriez-vous nous dire ce qu'elles ont fait les dernières fois que vous les avez vues s'il vous plaît ?

Encore une fois cela est une excellente idée. Delph est impressionnée par Léandre, il n'est pas inspecteur mais on a l'impression qu'il a fait cela toute sa vie. Il est minutieux, stratégique et garde son sang-froid. Il est paisible et calme mais tel le crocodile il sait surgir quand cela est nécessaire.

AllumetteDes histoires addictives. Découvrez maintenant