Musique : Desert Rose - Lolo Zouaï
Dès que je suis rentré, j'ai informé un de mes hommes de faire venir Ares dans ma chambre d'ici à vingt minutes.
Le temps pour moi de réfléchir à une attaque si offensive qu'il serait obligé d'abdiquer.
Je profite de l'eau chaude qui coule sur mon corps pour savoir ce qui ferait le plus sombrer cet homme.
En m'entourant d'une serviette, je décide de coiffer mes cheveux humides tout en cogitant.
Puis, en ouvrant le tiroir et en sortant mon ensemble de lingerie rouge, un regard machiavélique se pose sur mon visage.
J'enfile l'ensemble.
Puis, j'enfile ma robe de chambre en satin pour me vêtir.
Je sors de la salle de bain et je ne suis pas surprise de voir Ares dans ma chambre, le regard froid fixé sur son mur préféré.
Puis, quand il me voit sortir de la salle de bain, il pose son regard sur moi.
- Tu voulais me voir, dit-il froidement.
J'acquiesce en allumant une bougie comme si sa présence n'était qu'un plus dans ma chambre.
Puis, je m'approche de lui et lui tourne le dos pour laisser tomber ma robe de chambre au sol.
Je suis à moitié nu, dos à lui, mais même des frissons parcoururent mon corps en sentant son regard de feu sur moi, je me ressaisis.
- Tu peux m'aider à le fermer ?, dis-je en soulevant mes cheveux d'une main pour lui montrer le long de mon dos à découvert où il faut qu'il ferme les boutons de la lingerie.
J'essaye de calmer ma respiration et attends une réaction de sa part.
Puis, je sens soudain ces doigts froid se poser sur la dentelle pour fermer les boutons un à un.
- Je ne sais pas ce que tu cherches à obtenir de moi, Adriana, mais cela ne marchera pas, dit-il en fermant le dernier bouton.
Je tourne ma tête dans sa direction.
- Pourquoi cela ? murmurai-je.
- Car je ne suis plus intéressé par toi, je suis retourné voir Polina pendant ces sept jours loin de toi, réplique-t-il en approchant ces lèvres de mon oreille.
Joder ! Il vient de retourner mon propre jeu contre moi.
Il doit être encore blessé de mon interaction avec le blond, c'est pour ça qu'il dit ça.
Il ne serait jamais retourné vers elle. Enfin, peut-être ?
La rage monte en moi rien que d'imaginer ces mains se poser sur le corps d'Ares.
Je me retourne brusquement vers lui avant de croiser les bras contre ma poitrine.
- Je suis sûr que le blond serait un meilleur coup, pourquoi tu crois que j'ai enfilé cette tenue ?, dis-je avec un sourire.
Je me rapproche de lui et me place sur la pointe des pieds pour murmurer à son oreille.
- Il déchirera si vite cette tenue que j'en jouirais à la seconde, car ces mains sur mon corps me donneront plus de sensation que les tiennes. Puis, il me fera hurler son nom encore plus fort que toi, tu me l'a fait faire et quand il me pénétrera, je n'arrêterai pas de me dire que j'ai enfin trouvé l'homme qui possède une parfaite grosseur qui s'accommodera mieux à mon intimité que la tienne. Le lendemain, le prénom Ares sera complètement sorti de ma tête, car j'aurais enfin trouvé celui qu'il me faut.
Je recule, satisfaite de ma réplique.
Puis, voyant qu'il ne réagit pas, je décide de répartir dans la salle de bain en lui tournant le dos, mais je sens sa main se poser à l'arrière de ma nuque pour me ramener contre lui en prenant ma bouche contre la sienne.
La sensation de ces lèvres contre les miennes est un délice que je me délecte comme une affamée.
J'en veux plus, je veux qu'il me touche, qu'il me dévore.
Son baiser enflammé me fait reculer contre le bureau, puis, d'un geste, Ares balance tous les papiers qu'il y avait dessus pour me faire asseoir.
Me rappelant le rêve que j'ai fait, je reste sur mes gardes en voyant le ciseau qui reste sur le bureau.
Mais quand je sens sa main descendre vers mon intimité pour toucher cette partie si sensible à travers la dentelle, je me mords la lèvre pour ne pas montrer mon plaisir.
Il décide de caresser l'entrée de mon intimité de ces doigts et je perds pied et laisse un gémissement sortir de ma bouche.
- Polina faisait les mêmes bruits quand je la touchais à cet endroit et puis, quand j'entrai mes doigts en elle, elle me suppliait en criant mon nom de ne jamais m'arrêter, murmure-t-il à mon oreille tout en continuant de me caresser.
La haine prend le dessus sur le plaisir en imaginant le corps de Polina jouir contre la main d'Ares, alors je le pousse avec violence.
- Tu risques de perdre à ce jeu, Ares, dis-je avec amertume.
- Ah bon, parce que tu crois que ton inconnu me rend jaloux, tu te trompes, c'est moi qui ait des chances de gagner, car j'ai vraiment touché Polina et je sais à quoi ressemble son corps, à quoi ressemblent ces cris quand elle jouit mon nom. Tu perdras à ce jeu, Adriana, dit-il avec un léger sourire.
Je bouillonne à l'entente de ces mots et décide de descendre du bureau pour m'approcher de lui.
- Un mot de plus de ta part et je retourne à cette soirée pour faire qu'il ne soit plus un inconnu, répliquais-je en plantant mon doigt dans son torse.
- Vas-y fais-le, je n'en ai plus rien à foutre de toi, tu peux bien baiser qui te chante, cela ne m'intéresse plus, c'est une autre qui occupe mes pensées désormais, dit-il avec un sourire pour enfoncer son arme dans la plaie déjà profonde qu'il a créée.
J'essaye de trouver une réplique, mais rien ne me vient.
Je reste de marbre, encaissant ces paroles.
Je recule de deux pas en imaginant une relation amoureuse entre Ares et Polina, une relation pas si désastreuse au final et qui le rendrait heureux, je suppose.
Au final, peut-être que je suis ridicule et que tout ce que j'ai cru qu'il ressentait pour moi n'était rien.
Peut-être qu'il a toujours pensé à Polina pendant notre moment de rapprochement.
Rien qu'à cette idée, la rage brule en moi et je sens les larmes me monter sans que je puisse les contrôler.
- Sors de ma chambre, dis-je en laissant mes yeux rivés vers le sol.
Il ne bouge pas et cela me rend encore plus folle de rage, alors je lève mon regard vers lui.
- DÉGAGE IMMÉDIATEMENT DE MA CHAMBRE, hurlais-je en sentant une larme couler le long de ma joue.
Il hésite encore un moment avant de me laisser seul.
Je ne devrais pas ressentir cette haine, je ne l'ai jamais aimé, c'étaient juste des bons moments passés avec lui.
Alors pourquoi je réagis comme ça ? Je suis en train de tout foutre en l'air mon plan.
Je décide d'enfiler ma robe de chambre pour me faufiler dans mon lit, me laissant submerger par ce flot d'émotions contradictoires.
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<3
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Adriana
RomanceDéterminée et indépendante , Adriana Mendez s'est toujours débrouillée toute seule , mais tout bascula quand elle se réveilla seule dans une zone déserte , abandonnée dans une voiture sans aucun souvenir des événements passés . Elle va croiser le ch...
