Épilogue

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Musique : Moonlight - Chase Atlantic 

1 mois plus tard. 

Assise sur la chaise en face du bureau de la gynécologue, je ne cesse de me triturer les doigts entre eux en entendant la date de l'opération prévue pour mon endométriose. 

Je voulais paraître forte et me battre contre cette fichue maladie, mais elle a pris le dessus déjà depuis des années et encore plus depuis le mois dernier qui a été des plus fatales. 

Je souris légèrement en repensant à l'inquiétude d'Ares ces jours-ci, il n'a cessé de me couvrir de caresse apaisante, accompagné par ma meilleure copine : la bouillotte. 

Je sais que je suis entouré des médecins les plus qualifiés du pays, mais les opérations m'ont toujours donné une peur bleue. 

Tout en m'annonçant la date fatidique, elle me sourit tout en me disant au revoir et je me lève en reprenant enfin mon souffle.

J'ai encore trois mois avant l'intervention, alors je relâche la pression et m'arme de mon sourire en voyant Ares qui patiente calmement dans la salle d'attente. 

Je me dirige dans ces bras, ce qui m'apaise instantanément. 

Il s'assure que j'aille bien avant de prendre ma main pour nous diriger vers la sortie. 

Arrivant devant la voiture et ressentant un élan d'amour soudain, je plaque Ares contre le véhicule pour l'embrasser avec fougue. 

Il ricane face à mon geste. 

Puis, il pose sa main contre ma joue en me regardant intensément et en voyant ces lèvres s'ouvrir pour dire ce que je présume être un je t'aime, je pose ma main contre sa bouche pour qu'il ne le prononce pas. 

- On a encore trop de sang sur les mains pour que nous nous comportions comme un couple normal, attends encore quelques années, dis-je en sentant son sourire contre ma main. 

Je me décale pour monter dans la voiture, mais Ares prend conscience de quelque chose et me coupe dans mon élan. 

- D'ailleurs, tu ne m'as jamais dit que tu m'aimais ? demande-t-il en pleine réflexion. 

Je reste muette en entendant la petite voix qui me repasse en tête cette phrase que j'ai dite pendant qu'Ares était inconscient dans la maison du défunt misogyne.  

- Non, tu devrais peut-être t'inquiéter, dis-je malicieusement en montant dans la voiture. 

J'emporterais ce secret dans ma tombe pour ne pas gâcher ce jeu que nous partagions tous les deux. 

Ares monte au côté conducteur pour nous ramener chez nous. 

Quand je dis chez nous, je parle du yacht. 

La maison est en construction, alors pour l'instant, nous vivons dans cette habitation marine rien que tous les deux. 

Gabriel et Samuel ont emménagé ensemble et vivent le parfait amour. 

Angelica a acheté une maison proche de la nôtre pour rester près de nous et Juan tant qu'à lui est reparti à Barcelone pour annoncer sa démission. 

J'ai un léger pincement au cœur en pensant à Rosalia qui a dû repartir dans son pays d'origine pour revoir sa famille. 

Elle me manque énormément et pareil pour elle, alors nous nous appelons tous les jours en FaceTime pour se donner des nouvelles. 

J'ai prévu d'aller au Brésil pour la voir, mais j'attends de passer mon opération pour être enfin tranquille. 

Tout en descendant de la voiture, je prends mon téléphone pour appeler Rosalia qui a oublier de le faire, mais avant que j'appuie sur le bouton, Ares me prend le téléphone des mains. 

AdrianaOù les histoires vivent. Découvrez maintenant