Je ne suis même pas descendu pour aller manger tellement j'étais envahi par la rage et le dégout.
Restant enfermé dans ma chambre toute la soirée, mes yeux se sont assoupies par automatisme et je me suis endormie.
Mais je suis tout de suite sortie de mon sommeil à cause de Gabriel.
Quand j'ouvre mes yeux, je tombe sur un Gabriel inquiet qui ne cesse de me secouer.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Il faut que tu te lèves, mon père est en bas, il nous attend dans la salle de réunion, me dit-il anxieux.
Je suis étonné de savoir que son père veut nous voir, je me lève et enfile mon ensemble de survêtement.
Je suis Gabriel qui m'amène dans une salle que je ne connaissais pas.
En arrivant, je remarque qu'une grande table en rond est disposé et que des chaises sont déjà occupées.
Une au bout occupé par le père des frères qui me regarde de haut en bas en me voyant rentrer.
Une autre à l'autre bout, occupé par Ares, le visage fermé et froid.
Une autre à côté d'Ares occupée par Polina qui me regarde fièrement. À ces côtés est installé Juan qui fixe la table sans lever les yeux dans ma direction.
Puis deux chaises vides qui n'attendent que moi et Gabriel.
Je m'installe sur celle à côté d'Ares et en face de Polina qui ne cesse d'afficher son grand sourire.
Suis-je en enfer ? En tout cas si je n'y suis pas cela y ressemble drôlement.
- Si je vous ai convié ici, c'est pour, vous parler de ce vol qui au vu de son lieu quasiment secret n'a pu être révélé que par des gens proches, alors un de vous dans cette pièce est le coupable et je compte bien savoir qui, dit Arturo en nous regardant un a un.
Mais le regard d'Arturo s'arrête sur Gabriel.
- Tu fais partie du premier suspect sur ma liste.
- Quoi ? réplique Gabriel, horrifié.
- Mes hommes t'ont vu partir tous les soirs d'ici en compagnie d'un homme. Avoue juste que tu essayes de récupérer la première place pour que je te reconnaisse enfin comme mon fils, balance le géniteur de Gabriel avec mesquinerie.
- Je n'en ai rien à foutre de votre business et je n'ai jamais voulu que tu t'intéresses à moi, réplique Gabriel avec dédain.
- ALORS QU'EST-CE QUE TU FOUS TOUS LES SOIRS ? hurle Arturo en tapant ces deux poings sur la table.
- JE ME CACHE POUR QUE VOUS NE REMARQUIEZ PAS QUE JE SUIS GAY ! hurle en retour Gabriel.
Dès l'instant où ces mots traversent la barrière de ces lèvres, son teint devient blafard.
- Quoi ? demande Arturo.
- Je suis gay, répète Gabriel avec le plus de courage qu'il lui reste.
La tension est plus que palpable, d'autant plus quand le père de Gabriel décide de rire à gorge déployée.
Des frissons parcours mon échine à l'entente de ce rire qui ne présage rien de bon.
- Je savais qu'il ne fallait pas que j'aie un troisième enfant, regardez le résultat ? réplique-t-il en regardant les autres occupants de la salle pour approuver son jugement.
Quand il repose son regard sur Gabriel, d'autres frissons parcourent mon corps.
- Tu aurais dû mourir dès l'instant où je t'ai vu, cela aurait mieux valu à la honte que tu infliges à cette famille, dit-il avec rage.
- Je ne te laisserais pas gâcher la réputation de la famille, dit-il en sortant son arme qu'il pose brusquement sur la table.
Il décide d'enfin détourner son regard colérique pour le poser sur son autre fils : Ares.
Il fait glisser son arme dans sa direction.
- Tue-le, ordonne Arturo en direction d'Ares.
Ares, qui est calme depuis le début de cette réunion, fixe l'arme lancée par son père.
Après un moment de réflexion, il décide de lever son regard froid vers son père.
- Tue-le maintenant, ordonne plus durement Arturo.
En voyant Ares reposer son regard sur l'arme et puis la prendre dans sa main, je ne peux m'empêcher d'essayer tant bien que mal de l'arrêter.
- Ares, je t'en supplie, dis-je, la voix tremblante.
Comme un automate aux ordres de son père, il se lève de sa chaise en regardant cette fois Gabriel. Plus aucune émotion ne circule dans son corps, tout semble déconnecté dès l'instant où son père lui a ordonné de faire.
Gabriel se lève en mettant ses mains en évidence sous l'effet de la panique.
- Ares, je suis ton frère, tu ne peux pas me faire ça, réplique Gabriel d'une voix tremblante.
Rien n'y fait, Ares s'approche de Gabriel.
Il lève son arme en direction de son cœur, mais avant qu'il puisse continuer son acte, je décide de m'interposer entre eux.
Le canon froid de l'arme se retrouve donc posé sur mon front, mais je ne recule pas.
En voyant mon visage au bout de son arme, Ares retrouve un semblant de lucidité, mais il n'enlève toujours pas son arme, me fixant avec une rage brulante.
J'entends des applaudissements en fond et quand je suis la source du bruit, je remarque qu'Arturo a l'air ravi d'assister au spectacle.
Il se lève de sa chaise pour se diriger vers nous.
En voyant son père approcher, Ares enlève enfin son arme de mon front tout en détournant mon regard.
- Que c'est mignon, la fille qui arrive à changer le mal en bien, qui arrive à faire fuir ces démons, dit-il tout en me regardant.
Essayant de calmer mes tremblements, je le regarde avec tellement de dégout.
- Mais ces démons, j'ai mis tant de temps à les construire que tu ne pourras jamais les lui en éloigner.
- Que dirait-tu Ares de lui dire à quel point tu es prêt à tout pour ne pas perdre ton héritage ?
Je pose mon regard sur Ares, ayant peur de ce que je risque d'entendre.
Ares fixe durement son père.
- Je ne savais pas que tu étais aussi doué avec les femmes, mon cher, réussir à lui faire croire que du jour au lendemain tu es tombé amoureux d'elle ? réplique-t-il en rigolant.
Un morceau de mon cœur se brise.
Arturo me regarde avec pitié.
- Tu pensais vraiment pouvoir être heureuse avec lui ? Non, tout ça, il l'a fait pour ne surtout pas perdre son héritage et pour rendre fier son père comme il l'a toujours fait.
- Car c'est moi qu'il lui est demandé de se rapprocher de toi pour qu'il découvre ce que toi et ton père nous cachez et maintenant nous savons, dit-il en profitant de voir la larme qui coule le long de ma joue.
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Oh oh...
<3
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Adriana
RomanceDéterminée et indépendante , Adriana Mendez s'est toujours débrouillée toute seule , mais tout bascula quand elle se réveilla seule dans une zone déserte , abandonnée dans une voiture sans aucun souvenir des événements passés . Elle va croiser le ch...
