Pov : Ares
Je suis directement sorti de leur maison en m'excusant.
Il fallait que je sorte pour analyser les trois lettres qui étaient sorties de sa bouche.
Oui, il n'y avait pas le corps d'Adriana dans son cercueil.
Je gare ma moto devant la maison et rentre en trombe à l'intérieur.
La rage fait pulser chaque cellule de mon corps.
Je cherche du regard les hommes qui nous ont accompagnés en Colombie.
Je traverse le long couloir pour arriver au sous-sol de la maison.
En ouvrant la porte, les quatre têtes que je cherche se tournent dans ma direction.
J'avance vers eux massivement et prends quatre chaises que je place face à moi.
Sans un mot, je leur ordonne de s'asseoir.
Ils ne se rebellent pas et s'installent.
Je les inspecte tous les quatre, me concentrant sur leurs respirations qui accélèrent en voyant mes pupilles dilater, leurs frissons qui parcourent leur corps en voyant mon arme accrochée à ma ceinture.
Je décide de m'approcher de celui du milieu qui ne baisse pas le regard face à moi.
Je suppose que c'est le plus audacieux, mais j'entoure ma main autour de sa gorge et sers si fort que son audace s'en va à la seconde.
- Des choses à se reprocher, peut-être ? dis-je en resserrant ma prise autour de son cou.
- Vous avez intérêt à l'ouvrir vite avant que je brise en deux la nuque de votre ami, répliquai-je en voyant mes phalanges blanchies.
Le sang commence à lui monter à la tête, mais je n'arrête pas.
À cet instant précis, je ne pense qu'au corps de ma femme délaissé dans un endroit inconnu.
- Je vais vous expliquer, monsieur, dit l'homme à ma gauche.
Je relâche ma prise et vois son ami reprendre des couleurs.
L'homme le plus fin des quatre regarde ces amis avec dédain.
- Dès que nous avons reçu l'appel de madame, nous nous sommes dirigés vers la maison de Pedro, mais quand nous sommes arrivés, une scène d'horreur s'y trouvait.
Flashback :
Les armes en mains, je descends de la voiture et m'avance vers la porte d'entrée sur mes gardes.
La peur me noue l'estomac, mais je ne dis rien et reste concentrée sur ma tâche : protéger madame Gonzalez.
Tâche que j'espère être la même pour les deux lourds à mes côtés qui décident d'entrer en premier, laissant le troisième dans la voiture.
L'odeur du sang vient chatouiller mes narines et dès que je traverse la première marche de l'entrée, j'aperçois directement une flaque de rouge pourpre.
Je lève directement mes yeux vers le centre de la pièce et aperçois une vingtaine de cadavres.
Mais ce qui me frappe le plus, ce sont les corps de madame et de monsieur Gonzalez allongés sur le sol.
Mes deux coéquipiers se jettent sur monsieur pour vérifier qu'il soit toujours en vie, sans se préoccuper de madame.
Je m'approche faiblement vers elle.
- Je sens son pouls, s'écrie un des hommes.
Ils soulèvent le corps de monsieur Gonzalez pour l'amener vers la voiture.
Tandis que moi, je reste près d'elle.
Son visage pâle me donne la chair de poule.
Même si je sens la panique monter en moi, j'approche mes doigts vers son cou pour obtenir la réponse à ma question : est-elle morte ?
Mais avant que je puisse découvrir la réponse, je sursaute face à la voix de mon coéquipier.
- Laisse, el enano (le nain), on s'en occupe.
Je recule et les laisse s'approcher de madame.
Il pose ses doigts à l'intérieur de son cou.
Puis, lève ses yeux en direction de son collègue.
Sans que je comprenne ce qu'il se passe, ils se lèvent et partent en direction de la sortie.
- Attendez, il faut la récupérer, dis-je avec détermination.
Ils se retournent vers moi et l'un des deux m'attrape par le cou pour me soulever contre le mur.
- Écoute-moi bien, elle est morte, alors on la laisse ici, dit-il d'un ton menaçant.
- Mais, il faut l'enterrer à Acapulco, répliquai-je en essayant de me défaire de sa prise.
- On s'en fout, elle nous a toujours traités comme ces chiens. Elle a seulement eu ce qu'elle méritait et toi, tu vas fermer ta gueule et si quelqu'un te demande où elle est-tu diras ce qu'on te dit de dire, rétorque le deuxième coéquipier en regardant le corps de madame avec dédain.
- Vous allez vous faire tuer quand monsieur le saura, dis-je entre deux respirations.
Il lâche enfin sa prise sur mon cou, mais avant que je puisse respirer, il m'assomme d'un coup de poing violent.
Puis, plus rien.
Fin du Flashback.
Je recule de deux pas à l'entente de ces mots.
Avant que la rage me submerge et que l'envie de torturer les hommes en face de moi, je garde mon calme et ordonne au plus fin de ce lever.
- Attachez-moi ces trois-là, exigeai-je également à deux hommes qui rentrent dans la salle.
Je vous tuerais d'une mort lente et douloureuse, ne vous inquiétez pas, mais le plus important est que je retrouve ma femme en premier.
L'homme me suit sans rechigner tandis que je me dirige vers le jet.
Je m'installe sur un des sièges en essayant de me préparer à ce que je vais voir en entrant dans cette maison.
Serais-je prêt à voir son corps en décomposition, abandonné dans cette entrée sombre et lugubre ?
Je crois bien que non, mais je vais devoir m'armer de courage, car si Adriana se trouve là-bas, je dois la ramener ici pour l'enterrer dignement.
Rien qu'en pensant à ces mots, mon estomac se retourne.
Mais j'essaye de me focaliser sur les trois différentes tortures que je dois affliger aux types qui m'attendent à Acapulco.
En sentant le jet décoller, je continue à me perdre dans mes pensées de vengeance.
Je laisse ma tête se pencher en arrière en fermant les yeux.
Depuis que ma mère m'a redonné le courage d'avancer en me vengeant de ceux qui ont causé la perte d'Adriana, je me focalise uniquement sur cette tâche.
Mais, je n'oublie pas la douleur profonde encrée en moi.
Ce bandage qui entoure mon bras en est témoin.
Chance vient se coucher à mes pieds et je ne bouge pas, appréciant sa présence à mes côtés.
Les raisons du décès d'Adriana me sont encore floues.
Mais, quand la vérité viendra se révéler, serai-je prêt à l'encaisser ?
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<3
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Adriana
RomanceDéterminée et indépendante , Adriana Mendez s'est toujours débrouillée toute seule , mais tout bascula quand elle se réveilla seule dans une zone déserte , abandonnée dans une voiture sans aucun souvenir des événements passés . Elle va croiser le ch...
