Chapitre 23

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Je décline toutes responsabilités sur les consequences après lecture de ce chapitre  😉😆                                      

                                                                                      Alvize

Trois putain d'heure à attendre que mon père sorte du restaurant. Tout y est passé. Candy crush, les mails, mon agenda, les réseaux sociaux...Et autant à cogiter. Mon cerveau va exploser comme un ballon baudruche trop gonflé.

Mais comment ne pas ressasser la conversation avec mon géniteur ? Apprendre à trente piges, que votre mère est une ancienne escort, remue quand même, malgré le fait que notre cohabitation a été des plus rapides. J'ai le sentiment d'avoir été spoiler sur toute mon enfance, jusqu'à ce que Ricardo intervienne, et mette de l'ordre en m'offrant une vie familiale et entourée et confortable.

Il vient à peine de retrouver sa liberté, que déjà il la met dans la balance du chantage et des menaces.

La bonne nouvelle, malgré tout ce bordel, et que j'ai prévenu les personnes qui m'aident dans ma quête de vérité depuis pas mal d'années. Leur réponse est claire. Je ne dois pas bouger, ou attirer l'attention, ils sont sur le coup.

A d'autres !

Trop de coïncidences apparaissent comme des évidences depuis le retour d'Alessia. Alors je dois me préparer et répondre présent, quand j'aurais réussi à couler mon paternel et ses desseins d'avocat véreux.

Un nouveau message arrive me sortant de mes pensées revanchardes.

Rendez-vous demain dix heures à l'endroit habituel.

Je réponds par un smiley pouce en l'air. Ils vont adorer.

Il est deux heures du matin quand je m'informe de l'heure sur ma montre. Qu'est-ce qui pouvait bien le retenir à l'intérieur ? en sachant l'établissement fermé depuis au moins une heure, et les employés sont tous partis.

Une berline de luxe s'avance et pile devant l'entrée. Je recule afin de ne pas être vu par le chauffeur tout en guettant la porte du restaurant qui s'ouvre sur mon paternel et... Katia.

Je ne suis plus au stade de l'étonnement ou de l'écoeurement. Non. Cela m'a passé, au même titre que mon amour filial et le respect paternel à son encontre.

Le chauffeur leur ouvre la portière arrière et les deux amants s'engouffrent à l'intérieur.

Je m'équipe de mon casque, met le moteur en route, et patiente sur le parking, le temps de mettre un peu de distance entre ma moto et eux.

Je n'ai pas abandonné mon projet de le suivre. Il est tard, il devrait rentrer chez lui avec sa pute, mais une petite voix me persuade du contraire en insistant sur ce que je pourrai découvrir.

Alors je fonce, et au diable les recommandations.

Je ne saurais pas l'expliquer clairement, mais entre ses menaces à peine cachées, ses insinuations sur l'accident d'avion qui a coûté la vie aux parents de mes amis, et sa sortie de prison, une alarme ne cesse de retentir dans mon crâne. Sans parler de son projet d'acquérir par l'illégalité la maison de couture De Luca.

Je laisse quelques véhicules entre nous, zigzague entre les voitures, ne perd pas de vue mon objectif, me demande où ils vont, quand la berline se dirige vers la banlieue chic de Milan.

A moins que mon géniteur ait déménagé, il ne retourne pas chez lui. Peut-être chez la nana.

Je manque de m'emplâtrer dans le véhicule qui me précède, dès que je reconnais la rue dans laquelle le chauffeur s'engouffre. De moins en moins attentif, j'accélère, me reprend in extremis, quand un conducteur klaxonne parce que j'ai grillé la priorité. Heureusement cela n'a pas attiré l'attention du chauffeur de mon paternel sur moi. Et tout en me forçant à rester invisible, je réduis la distance.

Mi AmoreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant