Chapitre 30

201 27 46
                                        

Alvize


Alessia paraît hypnotisée, d'où ma question.

Je sors de ma bagnole, la contourne, afin d'atteindre la malle; où j'ai enfermé ce qui va nous servir pour la soirée que j'ai organisée et mise au point avec un peu d'aide.

Ça a ses avantages de faire partie du cercle restreint des De Luca.

— Bon, tu vas me dire ce que l'on fiche ici, me surprend Alessia à ma gauche et que je n'ai pas entendu sortir de la voiture.

Je claque le coffre, un panier de pique nique dans un main, et de l'autre j'entrelace nos doigts.

— Je compte te nourrir et ensuite te baiser... ça te va comme réponse ?

Je souris devant sa mine effarée. Pourtant mon programme est exactement ce que je viens de lui décrire. Pas de mensonges.

— On va aussi discuter, hein.

— Je n'ai pas faim, et aucune envie de coucher avec toi, récite-t-elle comme une leçon apprise par cœur.

Je dépose le panier sur le toit de la voiture, puis je pousse ma tête de mule contre la portière, l'emprisonnant entre mon corps et le véhicule. Mes bras sont posés de chaque côté de son visage, mon corps s'appuie contre le sien, nos nez se touchent, mes lèvres sont à un souffle des siennes. Nos respirations sont en parfaite synchronisation.

— Tu es sûre de ça, trésor ?

Je joins le geste à la parole en déposant une main à plat contre son entrejambe où je peux sentir son excitation, autre que ses pointes de seins dressées qui appellent ma bouche.

Alessia expire, ses pupilles brillent d'un plaisir qui attise le mien.

— Ton corps n'a pas l'air d'être raccord avec tes paroles...

Elle se mord la lèvre inférieure, résiste à me contredire.

— Avoue-le, on gagnera du temps Al, dis-je en me rapprochant afin de coller nos bassins plus étroitement.

— Si tu cherches à te rassurer sur ta virilité, et à ce que tu me fais ressentir, inutile de dépenser ton énergie et ta salive.

Je lève un sourcil tout en retrouvant ma position initiale, à savoir la maintenir prisonnière entre mes bras. J'évite l'humour graveleux que m'inspire ses paroles.

— Oui je me liquéfie à ton contact en inondant ma petite culotte. Ceci dit, ce n'est pas pour ça que je vais te servir de repas sans rien tenter... N'oublie pas que tu m'as laissé en plan dans ton lit ce matin.

Je ris nerveusement en passant une main dans ma chevelure.

— Et quelles sont tes tentatives d'évitement bébé De Luca ?

Alessia me repousse et je me laisse faire.

— Je ne vais pas dévoiler mon jeu de suite, Alvize.

Et sans m'attendre, elle commence à arpenter le chemin qui monte jusqu'au premier palier Alpino, là où j'ai prévu notre soirée romantique.

— Tu vas aller jusqu'où comme ça, Al ? Je l'interroge en riant de la voir m'échapper comme si j'étais le diable en personne. Ta culotte sera toujours mouillée tu sais.

Son majeur se lève à mon intention.

— J'ai le mien aussi petite gourmande.

Je la provoque toujours en m'esclaffant de l'entendre pousser un grognement à mon intention.

Mi AmoreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant