Epilogue

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Alvize


Je stoppe mes pas au début du ponton en teck. Alessia est là, assise sur le bord, les jambes se balançant dans le vide. Je prends le temps d'amirer ma future femme. Ses cheveux virevoltant au grès de la brise marine, sa chute de rein laissée libre de tout tissu, puisque le maillot qu'elle a revêtu est un appel au caresses tellement il est échancré.

Je lui ai demandé par message de me rejoindre à l'endroit, où plus jeune nous sautions dans le lac en compagnie de Terzo et de Rose.

Aujourd'hui cela fait cinq ans que nous sommes officiellement ensemble, et j'ai un cadeau pour elle. Sentant certainement mon regard sur elle, Alessia tourne sa tête par-dessus son épaule, et sourit en me voyant marcher dans sa direction. Un sourire lumineux. Celui qui comprime mon cœur de tant d'amour que je me demande comment je peux en recevoir plus, et lui en donner encore plus.
N'importe où, ou nous nous trouvons nous avons un radar l'un de l'autre. Je sais quand elle débarque dans une pièce, même si je suis dos, et il en est de même pour elle.

L'écrin pèse lourd dans la poche de mon short de bain. J'espère que cela va lui plaire, je l'ai commandé exprès pour ma belle italienne. Elle va très certainement m'engueuler, en prétextant que c'est mon anniversaire et non le sien, pourtant quelque part c'est le notre aussi. Et puis j'aime la gâter, la couvrir de cadeaux autant que de baisers sur le velouté de sa peau.

— Tu m'as manqué mon amour, affirme-t-elle dès que je suis à sa hauteur et l'aide d'une main à se mettre debout.

Trois semaines que l'on ne s'est pas vu à cause de son voyage à Londres avec son frère, pour régler les derniers détails avant l'ouverture prochaine de De Luca Couture en Angleterre. La maison s'agrandit. Ricardo serait fier d'eux.

— Toi aussi, mi amore.

Mes bras encerclent son petit corps réchauffé par les rayons du soleil matinal, mes lèvres avident de sentir les siennes n'attendant pas et s'en emparent dans un baiser fiévreux. Mon sexe pousse contre mon short, Alessia se cambre, les pointes de ses seins caresses mon torse encore habillé de mon polo bleu marine en coton.

Je mets fin à notre étreinte, ne voulant sauter les étapes.

— Ne fais pas cette tête Bébé De Luca. Moi aussi je suis impatient d'être en toi.

Je sors la petite boîte noire et blanche, griffée au nom de la maison de haute couture française de ma poche, sous le regard étonné de ma belle italienne.

— Tourne-toi, imposé-je.

Je souris en constatant son empressement à m'obéir.

— Quelle docilité, Al, la provoqué-je.

— Profites-en ça ne durera pas.

Oh ça c'est sûr. Je ris.

Le collier que j'ai commandé chez Chanel est le dernier de la gamme Eternal numéro 5. Pile ce qu'il me fallait pour fêter le nombre similaire de nos années ensemble. Je frôle son cou de mes phalanges quand je passe la chaine autour de son sou, sa peau se pare de chair de poule, ses doigts touchent le pendanetif en or blanc incusté de diamants, puis Alessia pivote vers moi à peine ais-je attaché le fermoir.

— Il est magnifique, merci mon cœur.

Tu es magnifique, mi amore.

Alessia n'insiste pas sur la symbolique, elle a compris pourquoi celui-là, avec ce chiffre.
Elle caresse ma mâchoire comme j'aime qu'elle le fasse, mes mains se posent sur sa taille, nos yeux sont le reflet de l'autre. Le temps est suspendu l'espace d'un instant. On se retrouve. Vingt et un jours. Ce n'est pas le bout du monde, pour nous ça l'est.

Mi AmoreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant