Chapitre 21

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Coucou, 

Petite surprise de début d'année. 

Bonne lecture.

                                                                                             Alessia

Maintenant

Finalement le repas se déroule chez mon frère et non dans un restaurant, pour plus d'intimité. Et puis, le volume de décibel émis par la voix de Terzo n'aurait pas eu sa place au milieu de convives d'un établissement public.

Il n'a pas attendu que nous soyons installés pour lancer l'offensive en exigeant les explications tant attendues.

— Maintenant tu me balances tout, Alessia. J'en ai marre d'attendre comme un con que sa maîtresse veuille bien lui balancer un os.

Je déglutis, pensant naïvement, être plus sereine et détendue d'être entre ses murs, mais c'est l'effet inverse qui ce produit.

Je me sens minable tout d'un coup d'avoir gâché ces nombreuses années.

Rose me serre le bras en signe de soutien, un regard dans sa direction, et je commence mon récit de cette fameuse journée qui avait pourtant si bien démarrée...

Je reste stoïque le plus possible devant ses reproches et ses réprimandes qui ne manquent pas. Cela me prend énormément d'énergie mais, je n'ai pas vraiment d'autres alternatives.

Terzo a explosé à la fin de mon histoire, il m'en a voulu, m'a reprochée mon manque de maturité, de discernement. J'ai argumenté n'avoir que dix huit ans à l'époque, il a simplement haussé les épaules. Je l'ai laissé vider son sac, encaissant remords et regrets, tout en lui affirmant que, revenir sur le passé n'entrave que notre présent et anéantit notre avenir. Et puis, il a fini par tout comprendre de mon attitude d'avoir été perturbée par les menaces de la montagne russe. Qui soit en passant n'était absolument pas son garde du corps. Ce que j'ai soupçonné au fond de moi.

Nonno ne m'a jamais attribué un garde du corps. Si cela avait été le cas, tu y aurais eu droit aussi, toi, sa petite protégée.

Je baisse les yeux, trouvant un intérêt particulier à mes chaussures. Terzo relève mon menton de son index.

— Ce n'est pas un reproche, Lissia, simplement une constatation.

Il dépose un baiser sur mon front sous les yeux humides de ma meilleure amie, muette depuis le début mais, bien présente malgré tout.

— Avec le recul, tu as une idée de qui vient tout ce merdier ?

Terzo fronce les sourcils, passe ses doigts dans ses cheveux, avant de les croiser derrière sa nuque en regardant le plafond.

— Je crois... mais Ricardo a toujours détourné la conversation quand j'abordais le sujet. L'unique chose dont je suis certain est qu' Aurora n'est pas innocente... je ne t'apprends rien sur son désir de prendre Alvize dans ses bas résilles. Elle y était presque arrivée... seulement...

J'attends la suite, mais mon frère ménage son effet, ne calmant pas les crampes dans mon estomac face à cette demie vérité. Alvize en couple officiellement avec cette garce. Je retiens un haut le cœur en les imaginant ensemble.

— Seulement, quoi ?

— Ne me prends pas pour un con, Alessia. Alvize a détruit l'intérieur de son appartement quand il a compris que tu avais quitté l'Italie. Et toi tu es partie sans te retourner, l'après-midi où, justement, Alvise et Aurora étaient avec moi dans ma chambre. Je sais additionner deux plus deux.

Mi AmoreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant