50| Paix et chaos.

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NDA: HEYYYYY, HOPE YOU'RE FINE!

Aujourd'hui, c'est un chapitre mignon et calme...mais...🍵.

Plus que deux chapitres voir un, et faudra dire au revoir à mes enfants💔 je suis en goumin sévère!

Je suis fière de moi, j'ai posté en 8 jours d'intervalle. Je préfère ça que de vous faire attendre trois semaines!

Buena lectura🌷








A Ï D A N


Un silence assourdissant règne dans la voiture, tandis que mes roues s'aventurent dans le nord de Chicago.

Svetlana n'a rien prononcé, depuis que son père nous a expliqué toute la vérité. Nous étions rentrer dans la voiture, sans dire un mot. Cisco et Miguel avaient été incapable de prononcer quelque chose de concret, et Ivy avait articulé un "désolé monsieur".

Ouais, je crois qu'on s'en veut tous un peu de lui avoir mal parlé. Et nous sommes un peu tous sous le choc.

Et dire que je lui avais cassé la gueule, le jour de l'enterrement de mon père. Malheureusement, ce n'est pas parce qu'il a le cancer, que j'aurais de la pitié pour lui.

Le volant crispé entre mes doigts, je jette une œillade à Svetlana. Ses doigts se sont recroquevillés, et elle semble mal à l'aise. Le building où les Smith résident devant nous, je me gare, avant de prononcer:

-Tu es sûre que tu ne veux pas la laisser dormir chez Malia pour que tu te reposes?

-Non, je vais bien. Je suis juste un peu secouée, ça va aller. Explique t-elle, en enlevant sa ceinture.

Et après, elle dit que c'est moi qui ne veut pas dire quand je vais pas bien? Elle sent mon long regard sur elle, et pose sa main sur mon épaule pour me rassurer. Je détaille l'ensemble de ses traits: malgré son maquillage, un voile d'ombre recouvre ses iris. Quelques mèches de ses cheveux frisés lui retombent sur le front, et ses lèvres se replient par abjection.

-Toi et moi, on sait très bien que même si il a un cancer, ça ne pourra pas effacer tout ce qu'il nous a fait. Même si je dois le pardonner...

-Sauf que je vois très bien que tu te sens coupable. Interromps-je. Et je ne pense pas que tu ne devrais l'être.

Elle a simplement haussé les épaules, et a détourné son attention vers le soleil qui commençait à se coucher sur Chicago.

-C'est fou que même en étant pas là, ma mère trouve le moyen de tout gâcher. Même quand je pense l'avoir oublié, il y'a toujours un truc pour me rappeler les malheurs qu'elle a causé. Il faut toujours qu'elle me rappelle qu'elle a existé, et que je suis une extension d'elle.

Mon doigt vient retrouver son menton pour relever sa face baissée, et je constate la fatigue dans ses iris qu'elle essaye tant de me cacher. Cependant, je constate aussi sa force, et le courage dont elle fait preuve chaque jours.

-Qu'elle a causé, elle, pas toi. Tu ne seras jamais ta mère.

Un baiser atterit sur ma joue, et le dos posé contre mon siège, je suis surpris par ce geste qui est habituel désormais.

EL MONSTRUO.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant