Chapitre 50

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Je somnolais devant le film débile, savourant la caresse inconsciente de Rémi sur mon bras. Je me redressais pendant la pub et en profitant pour m'étirer les jambes.

Je relevais les yeux et retins mon souffle. Une publicité montrait un père et sa fillette. Une vague de colère me percuta. Je regardais Rémi et il me fit peur. Il fulminait, il se leva d'un bond, arma son poing et frappa le mur de toutes ses forces.

-Rémi, non! hurlais-je.

Il se retourna vers moi et je me figeais, partagé entre l'envie de partir en courant et de le soigner. Je regardais sa main et vit le sang. Le temps que je cligne des yeux et il fondit sur moi. Sa main encercla ma nuque et ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes. Il m'embrassait avec l'énergie du désespoir, mordant ma lèvre avant de la lécher pour atténuer la douleur. Je gémis contre sa bouche et sa main se fit moins pressante. Il m'attira contre lui et nous tombions sur le canapé. Son poids sur moi me faisait perdre la tête. J'en voulais plus.

Sa main pétrit mon sein, son pouce frôlant mon téton, aiguisant le feu dans mes veines. Je me plaquais contre sa main et le sentis sourire avant qu'il n'envahisse ma bouche. Sa main continua son exploration plus au sud, suivant la couture de mon short. Mes hanches se soulevèrent malgré moi. Sa main se fit plus insistante. S'il était doux, seule sa bouche me tourmentait. Il perdit toute douceur. Sa main appuyait de plus en plus fort sur la couture de mon short. Je vis des étoiles noires et paniquais. C'était trop, trop intense, trop bon.

-Stop,...,

-Tu en as envie, murmura-t-il contre mon sein, en appuyant plus fort sur mon clotoris.

-Rémi stop, le repoussais-je.

Il s'éloigna en grognant et sa tristesse me heurta de plein fouet.

-Pas comme ça, murmurais-je.

J'avais envie de lui, je l'aimais, mais je ne voulais pas que notre première fois se passe comme cela, provoquée par la colère et le deuil.

-Désolé, murmura-t-il en se tournant vers la télévision.

J'allais m'enfermer dans ma chambre pour ne pas faire de bêtise quand je repensais à sa main. Je me retournais pour lui demander si cela allait. Mon coeur se fissura, j'étais certaine de l'avoir entendu se briser en un million de morceaux. Il avait l'air de porter tout le malheur du monde sur ses épaules. Je voulais juste lui faire oublier, qu'il soit en paix quelques instants. Il me regarda et je me mordis les lèvres. Je me laissais tomber devant lui avant de changer d'avis.

Ses yeux s'obscurcirent.

Je posais mes mains sur ses genoux et les remontais lentement le long de ses cuisses, sans le quitter des yeux. Ses muscles devinrent durs comme de l'acier. Son regard noir était focalisé sur moi.

-Ta main? m'inquiétais-je.

-Oublie ma main, rien à foutre de ma main, continue.

J'attrapais le bas de son t-shirt en le regardant dans les yeux. J'avais besoin qu'il m'aide avant que je ne parte en courant. Il remarqua mon doute et se débarassa du vêtement d'une seule main. Je me mordis la lèvre et l'entendis gémir. Je fis courir ma langue sur ses abdos en posant une main sur sa braguette. il était déjà dur et le contact de ma main, lui fit prendre encore plus de vigueur. Je me redressais pour le regarder dans les yeux tout en empoignant son érection. Je le frottais de bas en haut et sa mâchoire se contracta. Il luttait pour ne pas perdre le contrôle et j'adorais ça. Je me concentrais sur son jean et bataillais pour le libérer. Je soufflais sur sa pointe, et il bascula les hanches en avant. Il était à deux doigts de craquer. Je le branlais lentement observant son visage. Ses pupilles étaient entièrement dilatées, et fixées sur moi. Je me léchais les lévres et son air torturé me fit sourire.

-Ma belle.

Il était le seul à pouvoir me menacer et me supplier en même temps.

-Oui? le taquinais-je en soufflant à nouveau sur son gland, le sourire aux lèvres.

-Suce-moi.

-Et le s'il te plait?

Sans lui laisser le temps de répondre, je le léchais sur toute la longueur avant de l'embrasser. Il gronda et ses poings se serrèrent le long de ses cuisses. De ma langue, je m'amusais à retracer le dessin de ses veines, l'explorant, le goûtant. J'avais toujours utilisé un préservatif jusqu'à présent. C'était la première fois que cela me plaisait vraiment, mais ce n'était pas n'importe qui, c'était l'homme que j'aimais. Il gémit et je l'avalais. Son souffle se fit plus saccadé et ses mains se posèrent sur mes épaules. Je continuais de le branler tout en le suçant de plus en plus fort, avant de me redresser, je diminuais la pression de ma main et recommençais le même manège. Je n'avais aucune envie que cela se termine.

-Putain, Théo, jura-t-il entre ses dents.

Je décidais d'abréger ses souffrances et me concentrais sur la caresse de ma langue. Ses hanches se soulevèrent d'elles-même.

-Je vais venir, me prévint-il.

Je fis la sourde oreille. Il explosa sur ma langue et j'attendis qu'il est fini pour me redresser. J'avais mal à la mâchoire mais je m'en fichais complètement.

Il me caressa la joue. A cet instant, il ne pensait qu'à moi, et je sentis un élan de fierté m'envahir. J'avais chassé ses ténébres pour quelques instants. Je me levais et n'eus pas le temps de m'éloigner.

-Où vas-tu? me demanda-t-il en me faisant tomber sur le canapé.

-Euh...dans ma chambre, maintenant que nous avions fini, je me sentais mal à l'aise.

-Je ne crois pas non. 

En un torsion du bras, il m'allongea et s'installa entre mes jambes.

-A mon tour, gronda-t-il en me débarrassant de mon short et de ma culotte.

Il releva mon débardeur, exposant mon ventre. Ses lèvres se posèrent juste sous mon nombril et je retins un gémissement, enfonçant mes ongles dans mes paumes.

-Tu aimes ça, sourit-il vorace avant de me lécher, la langue à plat contre mon clitoris.

 S'il continuait comme cela j'allais décoller en quelques secondes. A la place, il me pénétra de sa langue avant de revenir me tourmenter. J'ondulais, gémissante. Je n'avais jamais été aussi excitée de ma vie mais cela ne semblait pas lui déplaire.

-Putain, j'aime quand tu mouilles pour moi, gronda-t-il contre ma peau en enfonçant son doigt  dans mes chairs.

Je hurlais de plaisir, incapable de me retenir. Sa bouche se plaqua sur moi, léchant, suçant, mordillant alors que ses doigts me pénétraient doucement, me forçant à soulever les hanches pour gérer la pénétration. Son bras glissa sous mes reins pour me plaquer contre son visage. Je ne pouvais plus bouger. Je n'avais qu'à profiter du voyage. Ses doigts pompèrent plus fort et je criais son nom avant de retomber sur le canapé.

Il embrassa ma cuisse et reposa doucement mes jambes au sol.

-Inutile de te demander si tu as aimé, me taquina-t-il.

-J'ai simulé.

-Oui, bien entendu, et la marque de tes ongles dans tes mains, ta chatte plaquée contre ma langue, je les ai imaginés?

Je devins rouge pivoine et détournais le regard. Il tourna mon menton vers lui.

-N'ai pas honte. C'était génial.

-Je vais prendre ma douche.

Il hocha la tête et s'effaça pour me laisser passer. Mes jambes me tenaient à peine et je me dépêchais de me doucher avant de m'écrouler sur mon lit. J'entendis vaguement le bruit de la douche puis une porte s'ouvrir quelques minutes plus tard. Un corps chaud s'enroula autour du mien. Je me collais contre son torse et m'endormie dans l'instant. 

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