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Vendredi 18 août

10h48

Je viens de me réveiller. Je n'arrive même plus à bouger mes jambes tellement j'ai de grosses courbatures. Et j'ai trop mal aux épaules. Vous devez sûrement vous demandez pourquoi j'ai des courbatures. Eh bien, c'est tout simple. Hier, Saúl a voulu que j'aille faire du sport avec lui, dans sa salle de sport. C'est la fameuse salle qui se situe sous la piscine. Sauf que cette séance de sport est partie loin. Très loin. Au lieu de faire du sport, nous avons fait un concours de figure les plus bizarre possible. Et j'ai gagné. Sauf que Saúl était pas content qu'il est perdu. Donc il a prit mon téléphone et est parti avec. J'ai couru après lui dans toute la maison. Et au bout de 10 minutes au moins, j'ai réussi à récupérer mon portable.

Voilà pourquoi j'ai pleins de courbatures. Je réussi malgré tout à me lever. Saúl n'est plus dans sa chambre. Il doit être sûrement levé. J'arrive en haut des escaliers. Je ne vais jamais réussir à les descendre. J'appelle Saúl en criant. Il arrive quelques minutes plus tard en bas de l'escalier.
-« Pourquoi tu cris comme ça ? »
-« J'ai trop mal aux jambes. Tu peux m'aider s'il te plaît ? » je le supplie.
-« Tu te débrouille. »
-« Mais s'il te plaît Saúl ! Aide moi. J'ai trop mal aux jambes. »
-« Tu n'avais qu'à pas vouloir faire ce concours.»
-« T'es méchant avec moi. »
-« Bon vu que je suis gentil avec toi. Je vais t'aider.»
-« Merciiii. »

Saúl monte jusqu'à arriver à moi. Il se baisse et tout d'un coup, il me prend sur son épaule.
-« Je ne parlais pas de ce moyen là. Plus délicat aurait été mieux. »
-« Je peux te lâcher aussi ! »
-« Nan ça va aller. Merci. »
-« Bon je te dépose où ? »
-« Où tu veux ! »
-« T'es sûr ? »
-« Nan mais en faite tu peux me laisser ici ! »
Il me repose à terre. Je découvre que le petit-déjeuner est préparé sur la table du salon. Il est trop chou.
-« Que c'est mignon. Tu m'as préparé le petit-déjeuner ! »
-« Nan pas du tout. J'ai juste pas eu le temps de ranger avec toi qui criait dans toute la maison. N'empêche, tu marche comme un canard. »
-« La faute de qui ? »
Il me répond par un grand sourire. Je m'assois à table et mange. Saúl s'assoit lui aussi à table mais est occupé sur son portable.

~~~

Nous avons finit de manger. Je suis partie dans «ma» chambre pour me reposer un peu. J'allais m'endormir quand quelqu'un entre. Je ne bouge pas pour essayer de faire croire que je dors. Mais ça ne marche pas puisque la personne vient s'assoir sur le bord du lit.
-« Je sais que tu ne dors pas Clara ! » dit Saúl en chuchotant.
-« Alors pourquoi tu viens me déranger ? »
-« Je viens te demander si tu aimerais venir avec moi, mes frères et leurs compagnes faire du karting ? »
-« Oui mais avant je veux dormir ! » dis-je avec une voix endormie en remontant la couverture sur moi.
-« On va partir dans 1h30. »
-« Pourquoi tu viens me dire ça maintenant alors ? »
-« Pour t'embêter. »

Il se lève. Je pensais qu'il allait enfin me laisser tranquille sauf que quelques secondes après, je sens le matelas s'affaisser à côté de moi. Je me retourne et vois Saúl allongé. Tout souriant. Je dis en soufflant :
-« T'es chiant ! »
-« Je sais. »
-« Met une alarme ! »
Il souffle et se retourne pour prendre mon portable.
-« C'est quoi le code ? »
-« 131011 »
-« Pourquoi cette date ? »
-« C'est la date où on s'est rencontré Valentin et moi. Tait-toi maintenant. Je veux dormir ! » Dis-je en me mettant dos à lui.
Le sommeil tarde peu à m'emporter dans un autre monde.

~~~

Nous venons de partir de la maison. Je suis un peu stressée à l'idée de rencontrer les frères de Saúl. Je demande à Saúl :
-« T'es sûr que c'est une bonne idée que je vienne avec vous ? »
-« Bien sûr que oui ! Et puis mes frères ne sont pas méchant. Enfin, jusqu'aux dernières nouvelles ! » répond-il en souriant.
Je ne suis pas aussi convaincu que lui. Il tourne la tête vers moi un instant et dit en se concentrant sur la route :
-« Et tu t'en fous de ce qu'ils peuvent penser. Ce qui compte le plus, c'est que nous on sait ce que l'on représente l'un pour l'autre. »
-« Ouais. Tu as peut-être raison. » dis-je perplexe.
-« J'ai toujours raison. »
Je fais signe de m'étouffer. Lui, me tape sur ma cuisse.

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