Chapitre 15

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Sans pouvoir posé un adjectif sur la nuit dont elle avait survécue, désabusée par beaucoup trop de souffrance Amina ouvrir brusquement les yeux en entendant frappé à la porte.
Le cœur lourd et l'âme livide, d'une main hésitante elle poussa légèrement la table de nuit contre la porte, et l'entre ouvrit.

Elle aperçu deux femmes rondelette  lui souriant tendrement avec de la compassion dans les yeux.

–Pouvons-nous entrées ? Demanda Yemna.

Amina s'écarta et les laissa entrées.

–Bonjour Amina avez-vous faim ? Demanda Yemna en se rappelant que la jeune femme avait très peu mangée après maintes supplications.

Amina répondit non de la tête.

–Je venais vous prévenir que je partais, annonça-t-elle en lui prenant la main.

HO NON...

–Mais, je vous laisse avec Naomi, mon amie... Amina riva ses yeux sur la femme qui semblait avoir l'âge de sa mère et qui émanait une bonne aura. 

–Elle va s'occuper de vous, vous voulez bien ?

Après un minute de réflexion, elle hocha de la tête, puis la femme lui embrassa la paume.

–À très bientôt Amina, je vais vous laissées faire connaissance. Puis elle sortit.

–Comment aimez-vous le bain Amina? Demanda la femme en allant dans la salle de bain.

Amina haussa les épaules, s'en contentant de réponse la femme entra dans la salle de bain. Une fois dans le bain parfumé, Naomi s'appliquait à lavé l'épaisse et longue tignasse de Amina avec douceur. Après elle l'enroula dans un serviette blanche sans rater les bleu sur son dos. Ensuite elle lui brossa les cheveux et lui fit une tresse.

– Est-ce que votre jambe vous fait souffrir mon enfant ? Demanda Naomi d'une voix très douce.

Amina descendit son regard sur sa jambe qui avait été dépouillée de l'attelle plus tôt à cause de sa mère. Et répondit:

–Oui, un peu. De sa voix enrouée .

La femme afro américaine visiblement heureuse qu'elle parle enfin, lui sourit tendrement appliqua une huile qui sentait l'amande dans ses mains ridées, et commença à lui massé la jambe, toujours avec beaucoup de douceur.

–Vous êtes sur de ne pas vouloir sortir, il fait beau aujourd'hui, Insista Naomi après un refus de Amina.

Silence.

–Je suis juste à côté si vous avez besoins, je passerai  de retour dans une heure pour vous apportez votre petit déjeuner. D'accord ?

Amina hocha de la tête, et la veille femme sortie après lui avoir embrassée la paume.

*********
Après un énième coup dans le sac de frappe, Andros retira ses gants de boxe en tirant sur les pressions avec ses dents. Se retourna et aperçu Naomi qui le regardait avec les yeux d'une mère.

–Comment va-t-elle ? S'informa Andros en passant une serviette sur son cou.

–Comme se porte un femme dans sa situation, elle est complètement effrayée.

–Je vais réparé tous cela. Dit-il sur un ton catégorique.

–Comment, Andros cette pauvre jeune femme est obligée de vivre avec ta présence dans son esprit et à ses côtés. Retorqua-t-elle en prenant la serviette pour la tapoter sur le front en sueur de Andros.

–Tu ne m'apprend rien Naomi, tous ce que je veux sais la protégée ! Je sais que je suis un monstre mais tout ce que je lui quémande c'est son pardon.

–Dans un état d'ivresse tu as commis un acte impardonnable, ce qu'il vous faut à tous les deux c'est du temps pour réparer vos âmes blessés , surtout à elle... Moi je sais que tu n'est à un monstre, et tu peux le lui prouvé.

*********
Très tard dans la nuit après avoir clos plusieurs dossiers, Andros sortie de son bureau, sa conscience et son esprit s'était alliées pour le torturé, le petit visage effrayé de Amina le hantait son petit corps frêle qui émanait le d'espoir s'était incrusté dans sa tête.

Poussé par une force qu'il n'avait jamais ressenti il se risqua d'emprunter les escaliers qui menait aux chambres où se trouvait celle de Amina. Au beau milieu il songea à se retourner puis il continua.

Arrivé dans le couloir il remarqua aussitôt les lumières de sa chambre qui était allumés.
Ne dormait-elle pas à une heure aussi tardive ? Il entendit une magnifique voix inaudible fredonnant une mélodie aussi triste qu'une âme perdu.

Il aurait juré que derrière cette porte se trouvait un ange qui usait de ses cotes comme des cordes d'une harpe d'où ruisselait  une mélodie envoûtante et angélique. Bon sang ! Comment avait-il pu faire du mal à un être comme elle. Il voulait ouvrir cette porte à la supplié de lui pardonner mais n'en fit rien.

Assit par terre, jambes écartées, il se risqua à écouter cette voix qui l'apaisait étrangement jusqu'à à ne plus l'entendre. Il ressenti alors une sorte de vide, un vide douloureux. Mais elle s'était sûrement enfin endormie.

********
Cinq jours plus tard :

–Allez, mon enfant juste une ou deux dernières cuillères. Implora Naomi en approchant la cuillère remplie de riz de la bouche de Amina.

Celles-ci la repoussa lentement avec ses doigts , soupira puis se rallongea en serrant très fort son oreiller.
Elle se redressa brusquement en entendant un voix familière qui lui avait tant manquait .

Se levant, elle courut jusqu'aux baies vitrées là où elle vit son neveu sorti en trompe d'une voiture et courir en criant comme il aimait si bien le faire à chaque fois qu'il était dans un jardin ou un parc.

Et juste avant qu'il  n'entreprenne un salto arrière, elle vit " l'homme" le retenir en le soulevant de terre pour le mettre dans les bras de sa sœur.

Elle enfila un kimono sur sa tunique, Après avoir entendu leurs pas dans les escaliers, tira la table base collée à la porte, l'ouvrit et se risqua de mettre un  pied en dehors de la chambre.

Andros vit une petite tête se dessinée avec hésitation dans l'encadrement de la porte à moitié ouverte. Le regard rivé au sol, elle semblait attendre sa famille, il savait que Amina serait heureuse de voir sa sœur, même si son corps bien trop triste ne serait le montré.

Jusqu'à présent il ne l'avait entendu parler, il fut rassuré d'entendre de Naomi que bien que très peu elle parlait, chaque soir aux environs de minuit il s'aventurait dans l'aile du domaine qui abritait la chambre de Amina et écouté la belle mélodie qu'elle fredonnait jusqu'à épuisement.

******
–Dubai ? Répéta Amina de sa voix inaudible.

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