27. Tuto : comment larguer son mec

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Son long silence et son air interdit me valurent la plus claire des réponses.

J'écarquillais les yeux.

- T'es pas sérieux?! Maddison? Mais elle est gay!

- Tu crois que je suis pas au courant?! Je te rappelle que c'est TOI qui partage sa vie maintenant.

- Et... Tu es jaloux de moi?

- Oui et non... Je sais que tu as ce que je n'aurais jamais, mais je ne veux pas que ma relation avec Maddison change, on a déjà un lien unique.

Il semblait tellement... Amoureux putain ça crève les yeux maintenant comment j'ai pas pu voir ça?

J'enfouie ma tête dans mes genoux.

Comment je me sentirais si je savais pertinemment que la personne que j'aime ne pourra jamais m'aimer en retour?

Si Maddison me laissait tomber ?

Je sentis mon coeur se serrer. Je me sentis triste pendant un instant avant de réaliser ce que je venais de penser.

Si la personne que j'aimais me quittait, si Maddison me quittait. La personne que j'aime = Maddison, j'en suis sûre maintenant.

Je sentis Parker s'assoir près de moi.

- Merci, ça m'a aidé.

- Pas de quoi.

Je le regardais quelques secondes. Ses cheveux clairs semblaient toujours mouillés, ses sourcils légèrement froncés sur ses yeux bleu glacé. Une mâchoire carrée.

C'est dingue ce qu'il était beau. Si Maddison n'avait pas été lesbienne elle lui aurait sûrement sauté dessus à la minute où il lui aurait avoué ses sentiments.

Reprends toi, Emy. C'est pas le moment de te faire une fanfiction mentale Mad x Parker.

Je sais ce que je dois faire maintenant.

Je me dirigeais dans les vestiaires pour prendre mon téléphone et envoyer un message à Viktor.

À Vik :

Au parc, dans 10min

Reçu

Lu

...

De Vik :

Ok.

J'avais la boule au ventre, mais le moment de l'affrontement était venu. Je devais cesser de fuir pour affronter tous ceux qui désapprouveraient ma relation avec une fille.

Je me changeais puis conduisis jusqu'au parc.

C'était notre lieu de rendez-vous habituel lorsque nous avons commencé à sortir ensemble, l'an dernier, et qu'il était encore au lycée.

Puis petit à petit, on l'a oublié.

C'est aussi dans ce parc qu'on s'est embrassés pour la première fois.

J'ai pensé que ce serait bien de finir là où ça avait commencé.

Lorsque je me garais, la décapotable argentée de Vik était déjà là, et lui, appuyé sur une rambarde en métal.

En Avril, à 10h du matin, le soleil était à peine levé et il faisait encore froid.

En sortant, je soufflais dans mes mains pour les réchauffer.

Vik était très beau, avec un caban noir et une classe innée.

Je pense qu'avec mon style "chic", comme le dit si bien Maddison, on allait très bien ensemble.

Where Life BeginsDes histoires addictives. Découvrez maintenant