Pdv Lise
Allez Lise, un peu de courage. Une semaine clouée dans un lit ne peut pas t'avoir retiré tout ce qui faisait de toi une guerrière impitoyable. C'est juste que... Cette marque. La marque. Ce symbole que j'aurais voulu oublier à tout jamais. Argh ! Pourquoi faut-il qu'il revienne dans ma vie cet enfoiré ?
Et Gabin.... Malgré les liens que nous avons tissé en moins d'une semaine, je ne parviens pas à connaître la réaction qu'il aura une fois que je lui aurais annoncé. Prenant mon courage à deux mains, j'essaie d'aligner plus de deux mots pour lui expliquer ce que je sais.
_ Mon amour... Me devance t'il. Je sais que c'est difficile mais...
_ Gabin, ce n'est nul autre que Richard. Le coupais je
_ Richard comme Richard Dupont ?
_ Oui. Mais je ne peux pas savoir si c'est vraiment lui ou si c'est l'un de ses bras droits qui ont agis seuls... Cette marque n'est tatouée que sur tous ceux et celles qui font parti de leur garde rapprochée. Cependant, ils restent des esclaves et doivent lui obéir au doigt et à l'oeil. Je m'arrête une petite minute pour voir sa réaction avant de reprendre, Si tu perds ton temps à le torturer pour avoir des informations, je compte te dire que c'est peine perdue. Ils pourraient se jetter sous les roues d'un camion si il leur en donne l'ordre.
Je sais que c'est choquant. Je pense enfin je crois qu'aucun maître aussi sadique soit il ne pourrait faire cela. Et même si je ne lui révèle que la partie visible de l'iceberg, le reste viendra après. Là, j'ai juste envie de partir un moment pour revenir en bien meilleur forme. Parce que maintenant j'ai le luxe de pouvoir le faire, enfin entre guillemets.
Pendant ce qui m'a semblé durer une éternité, Gabin n'avait pas sorti un traître son de sa bouche, analysant sûrement ce problème sans avoir vraiment compte qu'un malade mental tour droit sorti de l'asile était parmi ces ennemis. Il finit par s'approcher de moi et m'emprisonne dans ses bras.
_ Gabin, tout est prêt on peut y aller. Crie Audiel qui se trouve dans l'embrasure de la porte.
Gabin hoche la tête, celle ci se retrouvant comme par magie dans mon cou.... Mais... Mais je rêve ou il pleure ? Loin de m'attendre à cette situation, je fais signe à Audiel de nous laisser seul, ce qu'il faut sans tarder.
Gabin verse toujours quelques larmes, celles-ci s'écrasent sur mon t-shirt, puis se fraient un chemin à travers le tissu ensuite le long de mon épaule pour venir marquer ma peau. Je n'ai jamais vu pleurer quelqu'un comme tel. Aucun sanglot ne sort de sa bouche. Seuls ses tremblements et ses larmes révèlent son état. État que je pense personne n'a vu, même pas Audiel. Même si je voudrais lui demander d'arrêter de pleurer, je sais que enfuir cela plus profondément ne fera rien d'autre que l'enfoncer dans l'abîme. C'est donc à l'aide de simples caresses dans le dos que j'essaie de le calmer.
_ Je suis désolé. Murmure t'il en réprimant encore plus ses sanglots.
_ Ne t'en fais pas. Glissais je avec une voix douce en continuant de caresser son dos.
*****
Deux jours après.
Ça fait plus ou moins deux jours qu'on s'est installé ici. Deux jours depuis l'attaque mais aussi deux jours depuis la crise de larmes de Gabin.
Parlons en de cette crise. Pendant tout le temps où nous sommes restés isolé alors que les autres s'appliquaient pour le départ, il m'a fait part de quelques petites choses assez personnelles.
Je sais qu'il était inquiet pour nous mais aussi pour ceux qui travaille pour lui. Mais il y a quelque chose, un point de vu que lui seul a. Il a cette responsabilité qui fait qu'il s'inquiète même pour le plus petit de ses employés.
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Lutte T.1
ActionAyant tous deux un passé difficile. Mais ayant tout de même évolué différemment après leur libération. Qu'arrivera-t-il quand le moment sera venu pour celui qui en a plus de demander de l'aide à celle qui garde depuis toujours les pieds sur terre...
