Chapitre 14 : Between your arms

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| All my feelings on fire |

Je vois comment tes attentions se construisent
C'est comme regarder dans un miroir
Une pilule de bonheur qu'est ton toucher
Mais tout ce que nous faisons est d'avoir peur
Qu'est-ce qu'il pourrait arriver ?
Pouvons-nous nous concentrer sur l'amour ?
Peins mon baiser sur ta poitrine
Si tu es l'oeuvre, je serai le pinceau

Selena Gomez - Bad liar

Pendant une seconde, j'ai la certitude d'être au paradis

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Pendant une seconde, j'ai la certitude d'être au paradis. Mes paupières closes reçoivent tellement de lumière que ça me suffit pour y croire. Puis je me souviens que j'ai ma place attitrée en enfer, alors j'ouvre les yeux. Doucement, je reconnais la chambre de l'auberge, à peine éclairée par le soleil qui s'infiltre à travers les volets. Je n'ose pas imaginer l'effet qu'aura la clarté du jour une fois dehors, si un simple rayon me brûle les pupilles.

Je ne me trouve cependant pas dans mon lit habituel. À côté de moi, je remarque un verre accompagné d'un cachet. Mais ce qui attire bien vite mon attention, comme sensible à sa présence, c'est le visage d'Abruti assis au bord, le regard rivé sur son téléphone. Je tente de me redresser sur mes coudes, ce qui l'alerte.

— Non, te lève pas !

Trop tard, une douleur lancinante envahit mon crâne pour le broyer. C'est comme si une fête y avait lieu, mais sans moi. Je me recouche lentement avant de me tourner vers lui.

— Qu'est-ce que tu fais là ? demandé-je en grimaçant à cause de la souffrance que j'endure.

— Je suis en voyage scolaire !

S'il commence à faire l'abruti dès le matin, je vais commettre un meurtre.

— Et plus sérieusement ?

— Je t'ai ramenée dans ta chambre. Tu étais bourrée. Enfin non, tu étais droguée.

— Oh. Tu comprends pourquoi je refusais de boire à la fête, soupiré-je en haussant les épaules. Il est quelle heure ?

— À peine huit heures. Les profs ne vont pas tarder à venir nous réveiller et j'espère pour ces cons qu'ils vont se dépêcher de rentrer avant de se faire prendre.

Mes souvenirs s'avèrent plutôt flous, j'ai en mémoire la musique, notre discussion, et je me rappelle aussi qu'elle a été interrompue par quelque chose, ou quelqu'un qui m'énervait.

— Pourquoi tu es resté ? Je veux dire, c'était déjà très gentil de me ramener ici, mais tu n'as pas bougé ?

Il secoue la tête, ce même sourire enjôleur aux lèvres.

— Spécialement pour ton réveil. T'as vu, j'ai même pensé à l'aspirine. J'en avais dans mon sac, au cas où.

— Boire, peut-être, réagis-je soudain. Mais je ne me serais pas droguée de mon plein gré, si ?

Dans une bulleOù les histoires vivent. Découvrez maintenant