19. Yin et yang

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Je la regarde se justifier et cette fille a  beaucoup de caractère. Elle arrive à me tenir tête sans que je ne ressente le besoin de la punir pour son affront. Au contraire sa petite rébellion me pousse à être plus ingénieux afin de l'avoir toujours à porter.

Elle a raison si comme je l'ai dit, je ne la veux que pour payer sa dette, je n'ai pas besoin de m'accomodité d'un contrat mais je ne la laisserai pas m'échapper, elle est à moi, ce contrat nous relira d'une certaine manière, jusqu'à ce que j'en décide autrement.

Décidément je ne sais pas comment me comporter avec elle.
Elle m'attire aussi bien elle me rebute.

Elle semble être un mélange de yin et de Yang.
Je me plais à la punir pour chacune de ses actions, mais je ne semble pas supporter que quelqu'un d'autre l'en fasse.

Le plus important dans ce contrat est: celle que je choisirai viendra  vivre avec moi dans ma demeure, de la conception de l'enfant jusqu'à l'accouchement et renoncera à tout ses droits de mère et d'attachement avec moi après la réception du montant prédéfini.

Elle devra faire tout ce que je lui demande tant qu'il est favorable pour le bien de l'enfant et est soumis à un accord de confidentialité.

Seule celle qui sera choisie recevra un nouveau contrat où sera mentionné le montant prédéfini et pourra si besoin ajouter certaines exigences qui seront en accord avec les miennes et pour le bien et le bon déroulement de la grossesse.

Je la regarde une dernière fois et sors en prenant bien soin de l'enfermer pour être sûre qu'elle ne cherchera pas à s'échapper.
Je me décide de faire un tour à la salle de sport pour penser à autre chose et la laisser le temps de ranger son bazar.

Heureusement pour moi j'ai des vêtements approprié à disposition dans la salle.
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Deux heures plus tard, tout en sueur, le torse nu, j'enclanche le verrou de ma chambre et entre.

Tout à l'air propre et ranger, je la cherche du regard et remarque un petit corps endormi sur mon lit.

Elle s'est permise de s'endormir sur mon lit.

Mon costume entre les mains je le dépose dans le panier à linge et me dirige vers la douche en me déshabillant du peu de vêtements que je porte.

Je suis en sueur, frapper le sac de sable m'a fait un bien fou. Je me suis défoulé.

Les jets d'eau froide caressent ma peau nu et mes muscles se contracte, je soupire.

Quelques minutes après avoir revêtu un pantalon de nuit et une serviette pour sécher mes cheveux, la belle au bois dormant ne sait toujours pas réveiller.

Je me rapproche d'elle et lève la main pour la secouer quand je regarde son visage apaisé cacher par quelques grains de ces longs cheveux noir.
Par réflexe, mes doigts viennent écarter les mèches et je l'observe une nouvelle fois. Elle a l'air tellement fatigué, toute volonté de l'enlever comme une mâle propre disparaît et je la recouvre de la couverture. Puis je me couche à mon tour près d'elle malgré le grandeur du lit. La fatigue se fait ressentir sur chacun de mes muscles et je m'endors assez rapidement.

Je ressens les yeux fermés, une légère pression dans mes bras, la chaleur apaisante serrer contre moi disparaît et avec elle son parfum enivrant.

Léna vient de se réveiller et a choisi de me fuir au lieu de passer la nuit ici, dans mes bras.

Sans savoir pourquoi, je suis en colère. J'aimais sentir son odeur, sa chaleur tout contre moi. Je me retourne d'un mouvement pour ne pas faire une bêtise et l'empêcher de partir.

Quelques secondes après la porte de ma chambre se ferme et j'ouvre les yeux. Je me rendors après avec une impression de... manque.

Il est huit heures quand je me réveille et me prépare. Pas de veste aujourd'hui, juste une chemise noir et un pantalon jeans. Un peu de parfum et je suis prêt après avoir enfiler ma montre.

Je descend et rejoint les filles déjà attablés dans la salle à manger et Léna s'affaire toute seule à tout mettre sur la table.

Je regrette presque lui avoir donné cette corvée.

Mais bon j'ai dit presque, je n'ai pas oublié sa gifle.

- Bonjour. Je dis.

- Bonjour Dimitri. Répondent elles en cœur.

Je jette un coup d'œil à Léna et elle ne prête nullement attention à moi et ma salutation. Je froisse légèrement les sourcils.

J'attends qu'elle finissent de tout mettre  sur la table et me serre le premier, suivis des autres.

Léna s'est également servi mais ne mange pas. Elle est toujours assise en face de moi, à l'autre bout de la table, la tête baissée. Elle semble plonger dans ses pensées, elle ne m'a pas jetée un seul regard depuis que je suis arrivé.

Je n'aime pas ça.

- hum hum, j'ai vécu une scène incroyable hier soir. Commence une fille pour faire la conversation.

- Allez Véra, raconte ne te fais pas prier. Répond une autre.

Je remarque le coups d'œil qu'elle lance à Léna concentrée sur son assiette avec un léger sourire, et mon attention en est plus grande.

- Ce matin, vers les deux heures du matin j'avais terriblement soif, vous savez, chez moi je dors toujours avec un verre d'eau à disposition.

- Et c'est ça que tu voulais nous raconter? Lance une autre fille.

Je ne sais pas encore à qui appartient chaque nom que j'ai mémorisé.

- Biensur que non. Maintenant c'est moi qu'elle regarde comme si elle attendait de moi que je fasse quelque chose.

Ce qui me fais froncer légèrement les sourcils.

- Comme je le disais, suis descendue et je me suis servie mon verre d'eau et au moment de monter, imaginez ce que j'ai vue?

Je comprends directement où elle veut en venir, mais je la laisse faire.

- Un chat. Lance une fille et les autres se mettent à rire.

- J'aurais bien aimée je vous le rassure, j'ai croisé Lana, Lara, ah non. Dit elle avec un grand sourire faignant avoir oublié le prénom de la concernée.  C'est Léna voilà, elle sortait des appartements personnels de Dimitri, les cheveux en bataille et la robe tout froissé.

- Nooon. Disent elles en coeur.

Je regarde Léna et constate qu'elle serre sa fourchette mais n'a toujours pas levé la tête.  Je suppose qu'elle s'attendait à un truc du genre.

- Dimitri c'est vrai? Me demande Paulina.

Et pour la première fois, Léna pose sont regards dans les miens et quelques choses se forme au fin fond de moi.

Une boule.

Sans la quitter du regard, je me contente juste de secouer les épaules. Ce que je fais et avec qui je le fais ne concerne personne.

Suite à mon indifférence, Léna se lève et sort par la porte de service. Les murmures s'en chaîne

- Tu penses qu'il l'on fait?

- C'est vraiment une simple domestique ou bien?

- Elle l'a sûrement séduite.

- D'ailleurs, elle dort où la garce?

- Une profiteuse, elle est vraiment prête à tout pour de l'argent.

- En tout cas, si il l'on vraiment fait j'aimerais être à sa place.

S'en est trop.  Je me lève et le calme se fait. Je décide de me diriger vers mon bureau sans plus attendre. Je suis content de retrouver mon ordinateur et mon portable.

J'ai besoin de parler à Vladimir.

Enceinte de luiOù les histoires vivent. Découvrez maintenant