~Chapitre 28

1.1K 57 4
                                        



- Ma chère Olivia, il ne s'agit que d'une simple visite. Tu n'as qu'à prétendre que tu es pressée et que tu ne peux rester que cinq petites minutes.

- Maman, ça suffit. Olivia sait très bien ce qu'elle a à faire. Interrompit Isaac en embrassant sa mère.

Assise sur le fauteuil du salon, j'observais sous les cris victorieux de John, la conversation de mes grands-parents avec ma mère. Cette dernière ne semblait pas du tout ravie de passer voir ses parents. Sans doute parce qu'il ne se passait pas cinq minutes sans se prendre la tête avec son père. Ma grand-mère s'approcha d'Olivia pour l'embrasser à son tour.

- Très bien, Olivia. Mais si tu as le moindre problème avec ton père. Tu peux venir chez moi, ne t'en fais pas. Rassura la vielle dame. Arya, Sydney, vous venez embrasser votre grand-mère.

Dans la seconde qui suivie, moi et mon frère nous précipitions en faisant la course dans les bras de la mère d'Isaac. John, lui, ne pouvait s'empêcher de grogner à chaque fois que grand-mère l'appelait de la sorte. Et je ne pouvais pas m'empêcher d'éclater de rire.

- Et dire que dans six ans vous rentrerez à Poudlard. Que le temps passe vite. J'ai hâte de vous voir avec vos robes de Gryffondor et votre baguette, les petits.

- Maman ! Souffla Isaac qui semblait pressé.

John me donna un coup de coude et me chuchota à l'oreille.

- Je crois que grand-mère a oublié que ma sœur est une Cracmol. Je devrais peut-être lui rafraichir la mémoire.

Il commença à ouvrir la bouche mais la seule chose qu'il en sortit fut un cri semblable à celui d'une fillette. Je venais de lui écraser le pied de toutes mes forces, ce qui lui fit hurler de douleur. Olivia réprimanda John qui fut contraint de garder le silence sous mon rire moqueur.

Après les adieux aux parents de père, on voyagea ensuite grâce à la poudre de cheminette jusqu'à mes grands-parents Blaze. Autrement dit, les parents de ma mère, Henry et Mary.
On arriva dans un grand hall somptueux, les murs étaient décorés de peinture, accompagnée de gravure murale qui rendait cette demeure si chaleureuse. Dans le hall se trouvait une grande horloge attisant tous les regards. Ma mère nous dirigea vers une seconde pièce beaucoup plus amicale et chargée d'objet. Il s'agissait du salon, des canapés et fauteuils étaient disposés au centre mais également une vielle dame plongée dans un livre. Ma mère se racla la gorge attirant l'attention de la grand-mère. À travers ses lunettes en croissant de lune, je pus apercevoir une paire d'yeux d'un bleu hypnotisant semblable à ceux de mon frère. Les miens au contraire était si sombre qu'on arrivait à peine à distinguer ma pupille.

La vielle dame fit un bond hors du fauteuil pour venir se précipiter dans les bras de sa fille. Elle ne pouvait retenir ses cris de joies en nous observant moi et mon frère. La grand-mère salua Isaac d'un baiser sur la joue.

- Comment allez-vous, Mary ? Demanda mon père.

- Parfaitement bien mon p'tit Isaac. John éclata de rire en voyant la moue de notre père face au long baiser de la prénommée Mary. Je suis ravie que vous ayez pu vous libérer, je sais à quel point vous avez énormément de travail.

Olivia souffla discrètement avant de s'approcher de la grand-mère.

- Oui maman. Malheureusement nous ne pouvons pas rester bien longtemps, comme tu l'as deviné il s'agit du travail.

- Évidemment, comme toutes les fois où tu viens ici...

Une voix rauque et enrouée résonna à l'intérieur du salon faisant office d'écho. Moi et mon frère levions la tête impressionnée de la portée de la voix. Des pas réguliers provenant de l'escalier en colimaçon attirèrent tous les regards. Une seconde plus-tard, un homme sûrement âgée d'une soixantaine d'années coiffé d'une chevelure grise et plaquée en arrière, fit son apparition dans l'encadrement du salon. À première vue, il paraissait loin d'être sympathique et au contraire il semblait fermé comme une porte de prison. Mais cette impression ne fut que de courte durée car dans la minute qui suivie, un long et sincère sourire prit place sur son visage.

Illusion~Fred.WOù les histoires vivent. Découvrez maintenant