Chapitre 17 - Boxing Day

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"Tu fais quelque chose ?"

"Bonjour, Sirius.
Je n'ai rien de prévu, je ne vais pas tarder à rentrer chez moi. Comment tu vas ? Comment était ce week-end de Noël ?"

"Ça te dit d'aller marcher ?"

"Où est-ce que tu veux que je te retrouve ?"

"Primrose ?"

"A tout de suite !"

Il n'avait pas eu envie de rentrer.

Il avait déposé Regulus chez lui puis avait pris la direction de son appartement.

Il s'y était toujours senti bien, chez lui, et surtout en sécurité. Mais cet après-midi, il lui paraissait être bien vide. Il avait vu tellement de gens en un week-end et s'était senti tellement bien entouré, que la solitude ne le tentait absolument pas pour ce soir.

Il ne ressentait pas le besoin de sortir pour sortir et faire la fête. Ce qui était étonnant.

Il avait juste envie de sortir, de prendre l'air et d'admirer un peu la vie. Parce que ce week-end lui avait prouvé qu'elle pouvait être jolie.
Alors il avait marché, sans but ni destination.
Et puis Remus lui était passé par l'esprit. Et, sans réfléchir, il lui avait écrit.

Au pire, il lui aurait dit qu'il n'était pas disponible, au mieux, il profiterait de sa balade en compagnie d'un ami.

Un pied contre le grillage, cigarette dans une main, téléphone dans l'autre, il leva les yeux quand il l'aperçut sur le trottoir d'en face. Il lui sourit, fit tomber son téléphone dans sa poche et rangea ses écouteurs.

- Joyeux Noël en retard, Remus Howell Lupin ! Lança-t-il joyeusement.

- Joyeux Noël en retard et Happy Boxing Day ! Lui répondit-il, souriant. Comment était ce week-end ? Lui demanda-t-il en entrant dans le parc.

- Vraiment bien ! Et le père Noël a été généreux, et les repas aussi. Comment était le tien ? Ta mère a été gâtée ?

- Elle a été beaucoup trop gâtée, oui. Sourit-il. On a passé un bon moment et on a beaucoup rigolé. Ça faisait longtemps que la famille de Benjy n'était pas venue ici, alors ça fait du bien de les voir.

- Ses parents sont proches de ta mère ?

- Ils sont devenus amis par extension, je crois. On passait tellement de temps ensemble enfants, qu'ils ont fini par créer des liens.

- Quand est ce que ta mère est venue habiter à Londres ?

- Oh. Il y a environ deux ans.

- Elle en avait marre de la campagne anglaise ?

- Pas vraiment. Il secoua la tête et pinça légèrement les lèvres. Elle aimait beaucoup Oxford.

- Qu'est-ce qui l'a poussé à venir dans la capitale, alors ? J'dénigre pas Londres, loin de là, j'me vois pas ailleurs, mais faut reconnaître que s'installer ici quand on n'est pas du coin c'est pas ce qui a de plus simple. C'est une jungle, et tout est excessivement cher. J'suis étonné que des non-locaux veuillent y rester, parfois. Même toi en fait, ça m'étonne. Merde !

TendernessOù les histoires vivent. Découvrez maintenant