Chapitre 85: Réflexion

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Odessa

Mars continue de me lorgner dans ma robe à bretelle courte près du corps. Il m'a déjà dit qu'il aimait beaucoup le noir, mais là c'est un peu trop. Il passe soudain sa carte sur le capteur avant de taper un code. L'ascenseur s'arrête tout comme ses lumières s'éteignent, nous laissant seulement éclairés par les éléments des circuits extérieurs. C'est pire que la fois où on était avec Sofia niveau shutdown. J'interroge Mars du regard alerte, mais il me sourit. Ayant compris assez vite, je l'imite en lui disant:
-Qu'est-ce que tu crois que tu vas pouvoir faire ici? Et t'es sûr que les camér...

Ses lèvres saisissent les miennes et il me soulève avant de me mettre contre la paroi. Il murmure dans mon cou:
-T'inquiètes pas, tout est complètement éteint. Pas comme moi.

Il m'enlève mon petit sac à dos dont il aime se moquer comme il le fait maintenant. Je lui dis:
-T'es chiant.

Il m'embrasse et soulève ma robe avant de caresser mes fesses. Je gémis et il murmure en riant:
-Déjà?

-Ferme-là....hmmm, on peut pas. Sirius va commencer à nous faire chier si on est en retard.

-C'est pas notre patron.

-Pas le tien.

-Odessa tais-toi.

-T...hmmm.

Sa main commence à masser mon intimité et de sa voix rauque m'emportant il dit:
-Mes doigts sentent que t'es pas totalement contre.

Je gémis et il demande:
-Tu veux qu'on parte?

Ma faiblesse d'esprit me fait secouer la tête. Nos lèvres se mélangent avant qu'il ne tire sur ma bretelle et se mette à lécher mon sein. Je gémis encore plus et il s'arrête pour lécher son doigt. Il titille mon sein avec tout en glissant sa langue dans ma bouche. Je frotte la mienne contre celle-ci et il dégage ma culotte de côté cette fois puis glisse deux de ses doigts en moi. Je gémis de plaisir en les sentant faire des vas-et-viens lents dans ma chatte humide. La chaleur agréable dans mon bas-ventre me fait haleter et ses doigts accélèrent alors que je m'accroche à lui. Au bout d'un moment, leurs mouvements créant des chocs provoquent toujours aussi des vibrations de jouissance en moi. Pendant que je gémis plus fort, près de mes lèvres, il me demande:
-Je te fais du bien?

-Oui?

-Vraiment?

-Oui, je vais...hmmm.

Je tiens son poignet pour le pousser à aller plus fort, mais il utilise déjà plus de force que moi qui suis trop désorientée pour aider. Pourtant j'aime le toucher. Avec un sourire sulfureux, Mars me demande:
-Tu penses tenir encore longtemps?

-Je...

Il trouve le moyen d'accélérer et je crie:
-Oui! Comme ça! Oui!

-Oui?

-Hmmm!

Je sens le plaisir monter plus haut et irradier mon bas-ventre avant de se répandre partout. Tremblante de plaisir, je m'accroche à Mars et l'embrasse. Je commence à accélérer avec mes lèvres de façon de plus en plus désordonnée. Ma main glisse dans son jean et sens son pénis dur. Il rit puis me dit doucement:
-On doit y aller.

-On dirait que t'en as pas vraiment envie.

-Odessa.

-Je peux t'aider à relâcher la pression.

Je lèche son cou et il murmure:
-Putain, t'es malfaisante.

Je ris et il continue:
-Tu vas te faire mal aux genoux.

-Trop gentil ton excuse.

-Non, je suis pas gentil, tu compenseras après.

Je prends un air boudeur en disant:
-Pourquoi tu veux pas de moi?

Il sourit et me relève en répondant:
-T'es vraiment trop tentante.

Il me plaque contre la paroi et m'embrasse un long moment. Il me dit doucement:
-Tu sais que je te veux plus que n'importe qui...mais il y a des choses que je veux te faire qui seraient un peu compliquées ici. En fait surtout parce qu'on est attendus.

Je lui souris, remets ma culotte normalement et arrange ma robe. Je lui demande:
-Tu veux un mouchoir? J'ai pas d'eau.

-Ouais, je pourrais bien hydrater la main de Sirius si je lui fais un tcheck comme ça.

-T'es dégoûtant.

-T'es immature.

-L'audace. Bon viens, on va pas y aller comme des sauvages il y a les toilettes publiques.

-Chérie, elles sont pires que ce qu'il peut y avoir sur mes doigts, de loin, très loin.

Je pouffe à cause de son air traumatisé puis lui demande:
-On est du côté droit, non?

-Exceptionnellement oui...ah, ok. Si tu crois que les riches se tiennent mieux que les gens du côté gauche niveau toilettes publiques...

-Je sais que non, la dernière fois que je suis venue c'était horrible. Mais j'ai entendu dire qu'ils ont embauché des gens pour s'en occuper dans certains étages.

-Ok, on va voir, mais reste loin de moi. Je veux pas avoir à remettre ça dans des toilettes.

-J'hésite entre "dégoûtant" et "gamin".

-Choisis l'option "chut".

Je souffle et il redémarre l'ascenseur.

Au final, on a réussi à rester sages, mais on est en retard de 23 minutes. Ce qui fait dire à Sirius les bras croisés:
-Vous êtes en retard.

Mars me regarde et dit victorieux:
-Tu vois?

Je souris malgré moi. Sirius plisse ses yeux bleu glace et dit:
-Oh je vois, vous êtes en retard parce que vous étiez trop occupés à baiser.

Coupable, j'écarquille les yeux malgré moi et Mars rigole en répliquant:
-Pourquoi tu dis ça?

-T'as vu ses yeux?

Mars me regarde et j'évite ses iris, trop embarrassée de m'être faite attraper à cause de ce fichu regard que j'ai. Mars me dit comme las:
-Odessa des fois tu dois diminuer tes expressions faciales.

Sirius rit et je concentre mon regard sur le mur donnant sur une fausse vue de la savane.
Plus tard, je rejoins Mars au grand balcon donnant une vue sur la cité blanchâtre. Sa verdure luxuriante en contrebas allant de forêts européennes à des jungles dans d'autres recoins. Il y a aussi l'eau bleue des rivières artificielles, les ponts garnis de plantes et les trains passant à une vitesse qui serait déroutante si on n'avait pas grandi ici. Tout comme les pods. Cet endroit n'est pas parfait, mais en aurait presque l'air. Malgré tout, ça a toujours été chez moi. Le quitter me semble irréel en y pensant concrètement et pourtant...
Je regarde Mars observant Elys et il dit:
-Cet endroit me fait parfois penser à ce vieux film, Matrix. Tu l'as vu?

-Petite oui. Mais pourquoi?

-On est isolés au milieu du désert et occupés à faire toutes sortes de choses. De montrer ses richesses pour les uns à tuer le dealer qui t'a pris ta place pour d'autres. Ou encore, travailler dur sur un site de construction. Si on s'éloigne, tout ça ne fait pas vraiment de différence, on est des fourmis ici.

-C'est ce qu'on est censés voir avec la pilule rouge Neo?

Ses lèvres s'étirent et il répond:
-Je sais pas, mais bizarrement on est coincés ici comme lui. Les gens quittent rarement Elys, surtout définitivement. Je suis sûr que ce n'est pas par amour pour l'endroit. Le monde en dehors a l'air vraiment différent. C'est peut-être de la peur.

-Et toi? T'as peur?

Il s'esclaffe puis me regarde avec ses iris aux couleurs saisissantes. Il me répond:
-Oui, j'ai peur. Mais je t'ai quand même dit qu'un jour...

Il me sourit puis je reporte le regard sur l'immense construction nous abritant tandis qu'il dégage mes tresses pour embrasser mon cou ce qui me fait rire.

𝐌𝐀𝐑𝐒Des histoires addictives. Découvrez maintenant