Chapitre 91: Intrépidité

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Odessa

Après avoir quitté tout ce bordel avec Olan, Leylani et Sirius ça a l'air irréel de juste faire du shopping. Même si dernièrement on s'est mis à faire beaucoup plus de choses que commettre des crimes. Des choses de personnes "normales". Mars semble beaucoup aimer ça et ça fait plaisir à voir. C'est comme une bulle étrange et là j'ai l'impression que Mars veut jouer avec. Il entre dans ma cabine d'essayage seulement fermée par un rideau noir. Je n'ai pas le temps d'essayer de me débarrasser de ce danger public qu'il m'embrasse. Il me tire plus près en possédant mes lèvres avec les siennes que j'essaie désespérément de fuir. J'y arrive enfin, mais son sourire essaie de me corrompre. Je siffle doucement:
-Tu veux aller en prison?

-On m'a jamais arrêté, si ça arrive pour ça, ça sera fou.

-On t'a jamais arrêté?

-Non, je suis pas juste un criminel. Je suis un bon criminel.

-Ah bon?

Il s'approche de mon cou et son souffle chaud fait accélérer mon cœur quand il dit:
-Tu sais dans quoi je suis bon aussi?

Des frissons me parcourent et je souris comme une idiote. Avec son air enjôleur, il me demande:
-Alors?

On a failli mourir, on peut bien s'amuser. Je l'embrasse de plus en plus avidement puis il se met à lécher mon cou avec sa langue et son impression enivrante. Je respire de plus en plus fort en me retenant de gémir puis il s'arrête d'un coup. Il chuchote en riant presque:
-Ok, c'est une mauvaise idée. Je sais que tu vas faire du bruit.

Je fronce les sourcils en répondant:
-Il y a personne.

-Et si ça change?

-Mets ta main sur ma bouche.

Ses lèvres s'étirent et je le tire puis l'embrasse. Assez vite après s'être débarrassé de mon short et ma culotte, il me donne des coups de reins en me portant contre le mur. À chaque vibration dans mon bas-ventre je me retiens de gémir en mordant ma lèvre si fort que j'ai peur de me faire mal. J'ai l'impression qu'il me pénètre aussi fort parce qu'il veut qu'on se fasse attraper au final. Il me dépose et me tourne rapidement. Je me dirige un peu à droite vers les porte-manteaux pour m'y accrocher puis ses mains chaudes tiennent mes hanches tandis que son pénis chaud et épais fait des va-et-vient violents en moi. Il ralentit et me lâche d'une main pour la glisser sous mon t-shirt et me masser le sein avec. Je manque de me perdre quand il joue avec mes tétons.

Mes globes oculaires roulent de plaisir et je cligne des yeux en serrant les dents la respiration lourde. Il s'arrête, reprend mes hanches et me donne des coups de reins abrupts. Je fais un petit bruit par erreur et cet idiot me pince. Je tourne un peu la tête et le vois sourire. Il s'enfonce de plus en plus fort en moi et la chaleur m'envahit davantage. Si on ne se fait pas attraper à cause de nos cris, ça sera à cause de nos respirations fortes. Je ne sais même pas si des gens sont rentrés. Il tire mes cheveux et ses dents s'enfoncent dans mon cou avant que sa langue aussi glisse dessus. Il essaie de me tuer avec les sensations en se mettant ensuite à pincer mes tétons. Des instants après, je halète plusieurs fois en jouissant avec les étincelles de plaisir froides dans mon bas-ventre chaud. Mars émet une respiration proche d'un grognement. Je reprends ma respiration avant de me tourner. Je regarde Mars qui calme son souffle en remontant son jean, le regard brillant et on rit doucement. J'attrape mes vêtements et il me passe des lingettes. Après m'être rhabillée, je murmure dans l'oreille de Mars:
-S'ils nous attendent à la sortie, je vais m'évanouir.

-Ils ont aucune preuve, on faisait des exercices de respiration.

-C'est les exercices qui nous ont fait haleter?

-Parle pour toi, j'allais bien moi.

Je rigole et continue:
-Je vais devant, comme ça s'ils commencent tu sauras qu'il faudra courir te cacher et sortir à la fermeture en espérant qu'ils t'oublient.

Je m'esclaffe et le suis un peu de loin, l'endroit est vide. On arrive à la table avec la vendeuse, une jeune femme aux cheveux arc-en-ciel et au beau regard. Elle nous demande aimablement:
-Vous avez tout essayé?

Je manque d'éclater de rire et Mars lui dit:
-Oui merci, on va tout prendre.

Elle vérifie que tout est là puis on passe à la caisse. Pendant que Mars paie, je jette des coups d'œil derrière moi, s'il y avait d'autres gens qu'on n'a pas vus en cabine ils pourraient sortir et nous repérer. Mais personne n'en sort et tout le monde vaque à ses occupations. Une fois dehors, Mars me fait presque laisser tomber ma poche de vêtements en me soulevant et me faisant tourner. Il s'exclame:
-Wouh!

-Hey!

Il me repose et on rigole, il continue:
-On a survécu.

-T'es celui qui a flippé.

-J'étais logique, mais j'ai fini par croire en toi, non?

Je rigole puis il me prend ma poche et ma main pour m'entrainer ailleurs. On finit dans le magasin de donuts auquel il jetait des coups d'oeil en venant. Plus tard, pendant qu'il dévore son troisième donut au caramel sous mon regard amusé de la country passe en fond. Mars secoue sa tête en rythme et je fais la même chose en riant. Il se met maintenant à faire du lip-syncing et je dis surprise:
-Tu connais la chanson? T'aimes la country?

-Depuis le temps, t'as pas fini ma playlist? C'est une honte.

Je réplique en riant:
-Mars, il y a genre 3000 chansons dedans.

Il souffle puis dis:
-Il y a de bonnes chansons de country. Je peux pas juste écouter des trucs violents comme dans ton fantasme.

Je glousse et lui réponds:
-Je sais que t'écoutes pas que du rap, je t'ai vu scroller sur le dernier album de Waffle.

-Hey, on descend pas la K-pop ici.

Je me remets à me marrer puis lui enlève des miettes.

𝐌𝐀𝐑𝐒Des histoires addictives. Découvrez maintenant