Chapitre 83: Réminiscence

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Odessa

Au milieu de la nuit moi et Mars on s'est réveillé et en adultes responsables on a allumé la lumière puis regardé des séries au lieu de nous recoucher. Pendant notre pause, je repense à ce qu'il m'a dit il y a des heures sur le fait que je lui donne l'impression de compter et souris. Mars dégage un peu mes boucles frisées puis retrouve mon élastique. Je le laisse attacher mes cheveux et lui souris avant de dire:
-Merci.

-De rien beauté.

Je ris et il me demande:
-Dis-moi, ça t'intéresse toujours pas de te faire plus d'amis?

-Pas spécialement....tu veux organiser des sorties avec Leylani? N'oublie pas notre jus de pomme et notre goûter, hein?

Il rigole puis réplique:
-Mais c'est bien ton amie justement?

-Oui, je pense, pourquoi? Je te colle trop.

-Non, pas du tout.

-Sirius n'est pas énervé parce que je lui vole son meilleur ami, non. Son frère?

-Il se plaignait au début, mais je reste quand même souvent avec lui aussi. Je pense que ça va pour lui maintenant, il doit bien profiter du fait qu'il puisse faire un tas de conneries sans ma surveillance surtout.

-C'est à dire?

-Du genre...

Il lève brièvement ses yeux vivides en réfléchissant, puis continue:
-On est allés à cette soirée de riches une fois et il y avait le PDG de la compagnie de télécommunication principale d'Elys, EC. Ce type avait refusé de donner accès à des infos à Sirius donc lui il a séduit sa fille. Dans la même soirée, il a trouvé le moyen de se la taper dans le bureau de son père. Et il l'a enregistrée en train de dire un tas de trucs bien sales. Quand elle a quitté le bureau, il est entré dans le système de la maison et a joué l'enregistrement sur tous les appareils.

-Oh putain.

Mars grimace en disant:
-Quand ce truc a commencé je voulais disparaître et Sirius, lui, il buvait tranquillement son verre. J'ai eu du mal à le traîner hors de là.

-Eh bien vous avez été faits dans le même moule.

-Hey, j'ai pas humilié la fille de Delgado. J'ai juste aimé le fait d'avoir marqué mon territoire.

Je le regarde à la fois irritée et dégoûtée puis lui demande:
-Tu connais le respect pour les femmes? J'arrive pas à croire que t'en ai côtoyé deux. Merde, désolé.

-Ça va, tu peux parler d'elle. Et je me suis pas transformé en homme des cavernes parce qu'elles sont parties. On n'est pas si horrible, je te le jure. On a juste nos moments.

Je soupire et il ajoute:
-Mais je pense pas que t'es mon jouet ou quoi. T'es une personne super que j'aime beaucoup. Pour plus que ton corps de rêve.

Je ris malgré moi et il continue:
-C'est un peu pourquoi je suis confus qu'il n'y ait pas plus de gens autour de toi.

-Les gens sont les gens, je...je suis à part. À l'école, ça s'est pas bien fini et puis j'étais...
J'avais, j'ai l'impression qu'on peut sentir que je suis bizarre et suis devenue un peu nulle socialement. Donc ça n'aidait pas. Il m'est arrivé de parler à des gens, mais ça ne durait pas.

Je continue:
-Je sais pas si je suis difficile pour ne rien arranger, mais il y a beaucoup de gens avec qui ça ne passait pas. Je me suis aussi habituée à la solitude. Il y a des chances pour que je meure seule, même pas avec des chats en fait. Vu qu'ils sont toujours interdits ici et que je ne sais même plus si je vais en sortir. Mais les chats ont l'air mignons.

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