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Eleynah


























Cela doit faire bientôt une heure qu'il patiente silencieusement dans ma chambre d'hôpital.

Comme il l'a dit, il n'a pas avancé d'un pas, il s'est contenté de rester debout, près de la porte.

Je ne sais pas si cela m'a tant aidé ou au contraire accentuée mon hyperventilation.

Je...

Je suis mère d'une fille...

De...

De son enfant...

Aussi... étrange que cela puisse paraître, ce scénario ci n'a jamais fait partie du plan initial. Mathieu l'a bien suggérer mais j'ai été catégorique.

Je partais en guerre, je partais pour survivre à un monde qui me prenait tout, ma vie, ma liberté...

Je... je partais vers ma mort...

Alors comment diable ai-je pus...

Bon... Comment pas vraiment... aux vue du souvenir qui m'est revenue, nous avons finit par assouvir cet appétit sexuel.

Ce n'est pas plus mal...

Malgré moi, cette pensée me fit sourire.

- Parle... Parle moi d'elle... murmurais faiblement...

Pendant un instant, seul le bip monotone des machines me répondit.

- Elle a un esprit d'une curiosité sans fin... Elle s'émerveille de tout, absolument tout. Un papillon, une goutte de pluie sur une vitre... elle passe des heures à essayer de comprendre comment le monde fonctionne.

Un petit rire triste et étouffé m'échappe, un gloussement mélancolique qui tremble au fond de ma gorge.

J'observe plus attentivement son visage sur la photo. Son visage rayonne de bonheur, elle est dans les bras de... de son père, une peluche en ourse dans les bras. Et moi, moi je me tiens juste à côté d'eux, de lui. Sa main autour de ma taille.

Nous sourions, tous trois à la caméra...

Mon regard se fige tandis que les battements de mon cœur s'accélérèrent, affolant le moniteur à mon chevet.

Comment... comment avons nous pus passer d'un extrême à l'autre.

La dernière chose dont je me souviens, c'est son visage au dessus du miens, alors que je lutte désespérément contre les effets d'une enieme deogue qu'il m'a administré.

Le regard qu'il m'a lancé, avant que je ne sombre dans l'inconscient était....

Il était vide, vidé de toute étincelle humaine, les pupilles dilatées n'exprimant ni haine, ni pitié, ni colère,  juste une indifférence minérale, terrifiante.

- J'aurai... j'aurai besoin que tu m'expliques avec une précision chirurgicale, comment les choses ont pus aussi bien évolués entre nous. Mais avant, pourrais-tu allumer la lumière s'il te plaît. Cela me stresse de ne pas pouvoir exactement te situer.

Quelques secondes plus tards, les rayons de la lune sont remplacée par une lumière bien plus aveuglantes.

Quand le voile flou devant mes pupilles finit par se dissiper, nos regards s'accrochent.

Il est là, toujours figé au bas du lit, le corps raide comme s'il s'apprête à subir un impact.

Dans cette lumière crue de néon, il n'a plus rien du monstre impassible de mon souvenir, ni du père rayonnant de la photographie.

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