Mon corps chauffe de plus en plus, j'essaie de résister. Mais j'ai trop mal. Mon corps me fait souffrir. Je ne peux plus lutter. Je n'arrive plus à me contrôler.
D'un coup sec et violent, je déchire mes draps, j'envois mon oreiller valser sur mon bureau, renversant mes affaires en même temps. Ma main gauche atterri dans le mur. Alors que ma main droite choisi de renverser la lampe de chevet. Les éclats de verre me rentrent dans les mollets. La douleur est infernale. Mon corps va s'écraser contre le mur d'en face, dans un bruit sourd. Je déchire mes posters et affiches accrochés sur le papier peint. Ma main s'éclate sur les cadres, en répandant du verre mélangé à mon sang sur mon plancher. J'enfonce mon pied dans les portes de mon armoire, qui se fendent. Je jette mes habits qui vont s'étaler par terre, tachés par le sang sur mes mains. Je prend mon réveil que je balance violemment contre la fenêtre. Je fais de même avec ma chaise de bureau contre ma porte. Puis je m'étale par terre à cause de la douleur.
Je me plante des bouts de verre dans mes cuisses et dans mes bras. Mon corps ne me laisse pas tranquille, il me brûle. Je lâche un hurlement. Je me roule par terre. J'ai horriblement mal. Ma poitrine me brûle, ça m'empêche de bien respirer. J'aimerai me calmer mais je n'y arrive pas. Mon cœur bat trop vite. Je pousse un dernier hurlement de douleur et de détresse. "AIDE MOI ! JE T'EN SUPPLIE VIENS M'AIDER ! JE SAIS QUE TU M'ENTENDS !" Je l'appelai. Ça a toujours été Lui qui m'aidait à vaincre mes crises. Il m'avait dit que si je n'arrivais pas à me contrôler, je finirai par faire des énormes dégâts, autant sur moi que sur les autres.
Quand la porte s'est ouverte, je savais qu'il allais enfin me calmer. Mais à ma grande surprise, ce n'était pas Lui. Non, c'était Ethan qui se tenait devant moi, il était resté derrière la porte tout ce temps ? Ça y est, il devait me prendre pour une grande psychopathe. Il m'a légèrement remonté, puis il m'a pris dans ses bras. Ses deux mains posées dans mon dos, il me serrait contre lui en me rassurant. Il me disait que je n'avais pas à m'inquiéter, que tout allait bien. Il m'a aidé à reprendre ma respiration. Il exagérait la sienne pour que je cale mes inspirations et mes expirations sur lui. Ça y est, ma température redevenait normale. Mon cœur rebattait normalement. Je me sentais bien au creu de ses bras. J'avais trouvé un nouveau sauveur.
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Une fille aux cheveux bleus.
Genç KurguAlison à une vie assez banale, une adolescente qui aime être solitaire, tant qu'elle a ses écouteurs avec elle. Elle n'a pas sa langue dans sa poche et il vaut mieux éviter de l'énerver. Victime de nombreuses crises et cauchemars en tout genre, la j...
