Quand je me réveillai, j'avais l'impression d'être autant fatigué que si je n'avais pas dormi. Je frottais mes paupières, et maugréais face à la douleur dans mon ventre qui se réveillait à son tour.
Je me tournai vers la pièce à vivre, et je découvris deux visages braqués sur moi. Mariam restait assise sur le banc, en se remettant à manger son repas, tandis qu'Amine s'arrêta instantanément pour se précipiter à mon chevet. J'en étais heureux, même si j'avais l'esprit à moitié embrouillé et le corps encore ensommeillé.
— Tu as dormi plus d'une journée entière Laszlo ! s'exclama Amine. Du coup... Tu veux dîner quelque chose ?
Je regardais la table, mais franchement, rien ne me faisait envie. Je n'en pouvais plus. Je secouais seulement la tête, alors qu'Amine fronçait ses épais sourcils bruns en désapprobation.
— Non, je ne vais pas te laisser le choix en fait, reprit-il. Je vais au moins te faire une infusion aux épines de pin. Ça te réchauffera et ce sera mieux que rien.
Je ne pus répliquer, parce qu'Amine partait déjà pour faire chauffer de l'eau et quelques épines au-dessus du feu. Mariam se leva à son tour et s'éloigna pour faire la vaisselle, le regard toujours braqué sur moi. Cela en devenait presque effrayant quand elle nettoyait les couteaux.
Amine revint quelques minutes plus tard avec sa boisson chaude, et m'aida à me remettre en position assise sur le canapé. J'attrapais avec mes doigts hésitant la surface brûlante de la tasse, et attendait un peu avant de la porter contre mes lèvres. Amine s'était assis à mes côtés, et je sursautais quand ses doigts se posèrent sur ma peau nue, à la naissance de mon bandage.
— Il va falloir que je jette un coup d'œil à ta blessure, me dit-il en souriant.
Je rechignais un peu, mais le laissais faire. Il enleva rapidement le pansement autour de mon torse, et je vis sa moue dubitative face à ma plaie. Je regardais rapidement à mon tour. J'avais la peau encore rougie autour, l'ensemble était un peu gonflé par une inflammation, mais il ne semblait pas y avoir d'infection particulière. Forcément, le bandage était encore sali par le sang, mais en général, il me semblait que ce n'était pas trop catastrophique.
— Je vais chercher du désinfectant et un nouveau bandage, tu ne bouges pas Laszlo ?
— Où veux-tu que j'aille ? Si je me lève, je m'écrase au sol.
Amine sourit avant de partir en direction de l'étagère où on stockait toutes les provisions utiles, et parmi elles, le nécessaire de soin.
Je grimaçais quand il porta le désinfectant assez fort en alcool sur ma plaie à vif, puis il renouvela un bandage autour de mon ventre. A force, il avait le coup de main, et faisait le tout très rapidement.
Mariam finit par aller dans la salle de bain, sous doute pour se remplir une petite baignoire et se laver, alors Amine resta à côté de moi pendant que je finissais mon infusion. Il me proposa plusieurs fois à manger, mais je n'avais vraiment pas faim. J'étais quand même touché par toute l'énergie et la volonté qu'il mettait dans ma guérison.
— J'avais peur que tu ne te réveilles pas, me confia de but en blanc Amine.
Sa déclaration me fit tourner la tête vers lui, et je le vis baisser sa tête alors que ses joues rougissaient.
— T'avais perdu beaucoup de sang, tu étais épuisé, et avais eu le pire médecin que tu puisses trouver en Alaska.
— Je crois au contraire que j'ai eu un bon médecin, la preuve, je me suis réveillé.
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Alaska.
Ciencia Ficción[Continuité du livre Arizona, gagnant d'un Wattys 2016] [Il est possible de lire ce livre sans avoir lu Arizona] • Série : Divided States of America. Code Pénal Russe, s'appliquant au Grand territoire de Russie et ses alliés : « Article 1 : t...
