50. no matter what✔

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ʟᴇxʏ ᴊᴏɴᴇs✔

Installés dans le salon, la tension est palpable. Mon père commence d'une voix lourde et pleine de reproches :

Je pensais que vous n'étiez plus ensemble !

Je prends une grande inspiration, essayant de garder mon calme malgré l'atmosphère oppressante.

Papa, tu peux pas nous empêcher d'être ensemble sous prétexte que je dois rester loin du gang, dis-je, désespérée. Je peux très bien rester loin de tout ça tout en étant avec Grey.

Mais il secoue la tête, inflexible.

Je refuse ! Sa voix claque dans la pièce, son regard dur et résolu.

Grey ouvre la bouche, tentant de se faire entendre.

Jean...

Sans prévenir, mon père sort une arme de sous son pull, la pointant sur Grey. Mon cœur rate un battement, mes yeux s'écarquillent sous le choc.

Mais ça va pas ?! Je m'exclame, l'adrénaline prenant le dessus. Qu'est-ce que tu fous avec une arme sous ton pull ?!

Un mot, et je te tire une balle dans la tête, menace-t-il, le regard noir. Grey déglutit et acquiesce silencieusement, figé par l'intensité de la situation.

— Tu peux arrêter d'agir de manière toujours excessive ? je lui lance, désespérée, la frustration éclatant dans ma voix.

Mon père soupire profondément, son visage se radoucissant en apparence, mais son regard reste aussi froid que de l'acier. 

— Ma chérie, si j'agis de la sorte, c'est pour ton bien. Il me dévisage avec des yeux doux, mais il ne réussit pas à apaiser la colère qui bouillonne en moi.

— Déjà, baisse ton arme. Je lui ordonne, agacée, alors qu'il ne semble pas décidé à m'écouter. Il ne fait rien d'autre que de me regarder, son visage fermé.

Frustrée, je m'approche de lui, décidée. D'un geste vif et précis, je lui arrache le pistolet des mains. Son regard de surprise est presque comique face à ma rapidité, mais je ne m'arrête pas là. Je jette l'arme au coin de la pièce, un bruit métallique résonnant dans la pièce. Mon cœur est en feu, mais je garde un calme glacé. 

— C'est la dernière fois que tu fais un coup pareil, je lui dis d'un ton ferme, désespérée par ses agissements. Ensuite, tu peux t'en prendre qu'à toi-même.

— Quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Il me regarde, confus, presque innocent, comme si je n'avais rien le droit de lui reprocher.

— Si tu ne m'avais pas laissée habiter chez Monsieur Carter, je ne serais jamais tombée amoureuse de Grey. Mon ton se fait plus fort, plus acerbe. Toi-même tu l'as dit la dernière fois que c'était prévisible, et maintenant tu changes de discours ?

Il essaie de répondre, mais je ne le laisse pas faire. 

— J'ai pas fini ! Je le coupe, mes mots se déversant comme une vague déchaînée. Je m'en bats les couilles de vos histoires de gang, j'ai bien vécu dix-sept ans de ma vie sans en entendre parler, alors je refuse que tu veuilles me séparer de Grey, pour ma soit-disant sécurité ! Je fais une pause, prenant une inspiration violente. Je te rappelle que t'es le grand boss, et tous tes ennemis connaissent mon visage parce que tu voulais constamment que je t'accompagne à tes foutues soirées de gang ! Je le fixe intensément, la haine dans les yeux. Alors je refuse de me séparer de Grey, parce que si je dois le faire, alors je me sépare de toi aussi.

Le silence qui s'installe dans la pièce est lourd. Le regard de mon père est plus dur que jamais, mais je ne plie pas. Je crois que, cette fois, il comprend enfin la gravité de mes mots.

— Voyons ma chérie... Il ricane nerveusement. T'es pas sérieuse ? Pourquoi tu voudrais te séparer de ton papa chéri ?

Je souffle, mes nerfs à vif, le cœur battant dans ma poitrine. 

— Parce que ton raisonnement ne tient pas debout ! Je croise les bras sur ma poitrine, mon regard fixé sur lui, un défi silencieux. Tu es plus dangereux que Grey, et pourtant je reste à tes côtés, alors qu'est-ce que ça change que je sois avec Grey ?

Il semble pris de court par ma réponse, un instant déstabilisé, et je le vois s'agiter, chercher ses mots. Mais il ne trouve rien de plus à dire. Je le contemple, fatiguée de devoir répéter la même chose, fatiguée de me battre pour une vie que je veux choisir moi-même.

— Tu me dis de rester loin du gang, mais tu oublies que c'est toi qui m'as immergée dedans. Ma voix est plus calme maintenant, plus posée, mais chaque mot est une vérité que je lui assène. 

Un silence lourd et tendu s'installe dans la pièce, et je ne quitte pas mon père des yeux, attendant une réaction qui semble se faire attendre. Soudain, sans crier gare, il se lève d'un coup et se dirige vers Grey. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine, je le suis instinctivement, inquiète de ce qui va se passer. Mais avant que je ne puisse réagir, mon père prend Grey dans ses bras dans une étreinte maladroite mais sincère.

— Bienvenue dans la famille, beau-fils. Il lâche ces mots avec un sourire étrange, comme s'il venait de déclarer une victoire.

Grey reste figé, complètement déstabilisé, ses yeux s'écarquillant sous le choc. 

— Ha, heu, merci ? Il bafouille, incapable de cacher sa surprise.

Après une seconde d'hésitation, mon père se détache de lui et se tourne vers moi. Il me regarde droit dans les yeux, un sourire un peu trop large aux lèvres, avant de déclarer d'un ton presque trop décontracté :

— Je vous laisse, j'ai faim.

Et sans ajouter un mot de plus, il s'éclipse de la maison, quittant la pièce aussi brusquement qu'il était apparu.

Le silence qui suit son départ semble plus lourd que jamais. Grey me dévisage, visiblement perturbé par ce qui vient de se passer. 

— Il est assez... atypique... Il constate, la confusion encore présente sur son visage.

Je laisse échapper un long soupir, un léger sourire en coin. 

— Il est sûrement parti pleurer... Je m'assois sur le canapé, fatiguée.

 Je m'assois sur le canapé, fatiguée

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