Elle vit paisiblement avec son père adoptif depuis la mort soudaine de ses parents. Tout semble aller bien, mais à son entrée dans un nouveau lycée, sa vie bascule complètement. Entre le secret troublant de son père adoptif et une rencontre qui va l...
En entrant chez moi après les cours, je suis surprise de tomber sur mon père, tiré à quatre épingles dans un costard sombre, le regard concentré alors qu'il ajuste la manchette de sa chemise. Je m'arrête net, le dévisageant, intriguée.
— Tu vas où ? je finis par lui demander, toujours surprise de le voir habillé de manière aussi élégante.
Il lève enfin les yeux vers moi et m'adresse un sourire avant de déposer un léger baiser sur ma joue.
— J'ai une soirée avec des gangs alliés, explique-t-il simplement. Le gang de monsieur Carter sera là aussi. Il termine d'ajuster ses bagues en argent tout en avançant vers la porte. J'essaierai de ne pas rentrer trop tard.
Je l'observe en silence, un flot de pensées me traversant l'esprit. Avant qu'il n'atteigne la porte, je lance, sans même y réfléchir :
— Je peux venir ?
Mon père s'arrête net, clairement surpris, et me regarde, un sourcil arqué.
— Je pensais que tu n'aimais pas ce genre d'événements, me rappelle-t-il, encore un peu confus.
Je hausse les épaules, ne trouvant rien de mieux à dire que la vérité.
— J'ai envie de voir Grey.
À ces mots, il soupire légèrement, son visage se détendant comme s'il venait de tout comprendre.
— Ha, tout s'explique... murmure-t-il, mi-amusé, mi-résigné. D'accord, mais tu as dix minutes.
Un sourire éclaire mon visage. Je m'élance vers l'étage, impatiente, me hâtant de choisir une tenue de soirée qui soit à la hauteur de l'occasion.
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Je dévale les escaliers et m'arrête devant mon père, le souffle court, encore fébrile d'avoir enfilé ma tenue en un temps record. Mon père laisse échapper un petit rire en me voyant, les yeux brillants de fierté.
Quelques minutes plus tard, nous arrivons devant un somptueux palace qui se dresse majestueusement au bord de la mer. Les lumières des lustres se reflètent sur l'eau, projetant des éclats étincelants qui me coupent le souffle. J'observe les colonnes imposantes, les jardins magnifiquement entretenus, et un sentiment d'émerveillement m'envahit. Je me tourne vers mon père, n'hésitant pas à lui confier mon admiration pour la beauté du lieu.
Une fois à l'intérieur, au milieu des convives qui échangent déjà sous le bruissement feutré des discussions, mon père me jette un regard complice.