Chapitre 6 - partie 2

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            La distraction dont Alicia semblait atteinte, fit éclater Céline de rire. Connaissant son amie, elle sentait que ce jeune homme, quel qu'il soit, devait avoir un sacré pouvoir de séduction. En tout cas, il ne pouvait en être autrement puisqu'il avait réussi à faire oublier Michaël et qu'en plus il la rendait distraite au point de ne même plus pouvoir suivre une discussion. Céline aurait donné n'importe quoi pour être en face de son interlocutrice et voir la tête qu'elle devait faire à cet instant.

— David.

— Quoi David ?

A chacune son tour d'être prise dans ses pensées au point de ne plus suivre la conversation.

— Il s'appelle David. Tu suis ou tu rêves ?

— Ça te va bien de dire ça ! C'est vraiment la charité qui se moque de l'hôpital !

— Quoi ? rétorqua Alicia surprise.

— Rien, laisse tomber. En tout cas, je suis contente pour toi.

— Quoi, quoi, quoi ? entendit Alicia derrière Céline.

— C'est David, fit Céline. Il veut savoir ce qu'il se passe.

— Ah bon ? Heureusement que tu me le dis parce que j'aurais jamais reconnu sa voix !

— Arrête de te moquer ! Il veut savoir.

— Et bien dis-lui.

— Ali sort avec quelqu'un.

— Je n'ai jamais dit que je sortais avec quelqu'un mais juste que..., essaya-t-elle de faire comprendre.

— Passe-la moi, celle-là, j'ai deux mots à lui dire, rétorqua David en arrachant le combiné des mains Céline. Alors toi...

— Bonjour Ali, comment vas-tu ? se moqua-t-elle.

— Ça va.

— A entendre ta voix, ça a pas l'air d'aller au contraire. Je te trouve très en colère.

— Tu aurais peut-être pu te réveiller plus tôt, tu ne crois pas ? Michaël n'aurait jamais voulu que tu sois malheureuse comme ça à cause de lui ; au contraire. Il t'aurait poussée dans les bras d'un autre mec et bien plus rapidement que ça, tu peux me croire.

— Je sais que tu as raison, mais les sentiments ne se commandent pas tu le sais bien. Et puis en plus, tu me connais suffisamment pour savoir que je ne suis pas une rapide.

— Ouais, enfin, ça dépend pour quoi. Bon, je te repasse Céline, elle veut te parler, bye.

— Ciao.

— Ali ?

— Céline ?

— C'est vrai que tu as l'air d'aller mieux.

— Je vais beaucoup mieux.

— J'en suis heureuse.

— Merci.

— En fait, je t'appelais hier soir pour te donner la date des fiançailles. Tu rentres quand ?

— J'en sais rien. On est que fin juillet et tu me parles déjà de rentrer ?

— Et bien tu n'as pas l'air des plus enchantées quand on te parle de retour.

— Tu m'étonnes, je suis bien ici. Que veux-tu de plus ? J'ai de supers copains que je ne connaissais pas il y a un mois, il fait un super temps, je ne crains pas de tomber sur la mère de Michaël à chaque coin de rue et en plus, aucuns des endroits que je fréquente actuellement ne me rappelle mon passé. Sans compter que j'ai mon frère avec moi tous les jours. Alors expliques-moi pourquoi je devrais être contente à l'idée de rentrer et d'avoir à affronter tout ça ?

Une vie, une renaissanceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant