J'aide mes collègues à préparer les valises et boucle le tout. Aujourd'hui, on part dans un petit village et diagnostiquer les habitants. Je ne suis pas très emballée pour cette journée, mais bon, voyons le bon côté des choses : aujourd'hui, on a le droit de s'habiller en tenue de ville.
Vas-y je vais faire mon défilé devant les autres !
Pour cette magnifique journée j'ai décidé de mettre un simple short, une chemise et des baskets. Seulement, j'ai décidé d'attacher mes cheveux et puis, quand on sera là-bas je vais mettre un foulard sur mon visage parce que la chaleur est épuisante.
Avec Esteban, on dépose les valises médicales dans un camion et quand je me retourne pour prendre les autres valises, je rencontre le regard brun de Matthew.
Grr...
Lui, c'est vraiment LA personne que je ne veux pas voir actuellement.
Hier, c'était une journée tellement riche en sensation et sérieusement, je n'ai rien compris à ma vie, hier. Entre moi qui sortait d'un cachot, mon frère qui me faisait la gueule et le mauvais humour de Matthew, rien n'était bien hier.
Je repense tout à coup quand j'étais plaqué contre son torse. NON !
Je chasse mes pensées et pars récupérer la dernière valise dans la clinique, mais surprise, Owen l'emmène pour moi. Il passe droit devant moi, en frôlant mon épaule. OK...
J'ai senti une petite douleur dans mon cœur. Se faire ignorer par sa famille fait terriblement mal. Et vraiment, j'ai envie de chialer là.
— Opal, on va partir ! me crie docteur Kang.
Je ravale mes larmes et esquisse un petit sourire crispé.
Nous arrivons dans un coin paumé au milieu du vaste désert. Un petit village de fortune se dresse devant moi et comme je l'avais prédit, ces habitants vivent dans la misère.
— Il y a une odeur qui dégage. On dirait celle de Ramirez, lâché-je en bouchant mon nez.
Le groupe rit alors que la concernée se retourne dans ma direction en me tuant du regard.
— Tu cherches la bagarre, Lopez, siffle-t-elle.
Je hausse les épaules avec un sourire carnassier.
— Je ne dis que la vérité, ajouté-je avant de voir docteur Kang venir vers nous.
Il nous donne les instructions et nous cite d'ailleurs que quelques soldats seront là à notre disposition.
Avec Lucy, on se met en groupe et nous prenons les constances des habitants. Alors qu'elle me cite les constances, j'écris sur un bloc note et Lucy se met à l'examiner.
— La meuf à rien enfin pour l'instant, constate-t-elle en se levant. Mais soyons prudentes, à ce qui paraît, dans cette région on peut choper le paludisme facilement. Il faut la faire une prise de sang. Tu t'en charges Opal ?
Je hoche simplement la tête et me dépêche d'aller vers les voitures où se trouve les équipements pour les prises de sang.
Désormais avec les équipements en main, j'observe un long moment le petit village avec peine. Quand même, ça me rend triste de voir des personnes qui vivent dans cette misère.
Ils ont quand même plus de risques à mourir... Nous vivons vraiment dans un monde de merde, hin.
— Tu n'es pas censé travaillé ?
Et voilà le petit Kingston qui se colle à côté de moi.
— Je suis juste en train de regarder l'endroit où ils vivent. Bon c'est pas tout, mais ta présence m'importune et j'ai du pain sur la planche.
Je m'apprête à rejoindre Lucy mais les mots de Matthew m'arrêtent soudainement.
— Excuse-moi pour hier.
J'ai rêvé ou ?
Je fais demi-tour et l'observe avec les sourcils haussés.
— Pardon, tu as dit quoi ?
Le militaire tourne les yeux et s'approche de moi.
— J'ai dit ,excuse-moi pour hier. Ma blague était nulle. Tu paraissais triste.
Triste ? Depuis il se préoccupe de moi ?
— Merci mais tu pouvais garder ton humour de merde pour toi, soufflé-je. Je dois y aller.
Je rejoins rapidement Lucy et fais mon taff. Les heures passent et nous arrivons enfin à la base.
Putain cette journée m'a carrément épuisé. Difficile pour moi de résister au sommeil !
Avec les autres collègues, nous partons au self avec le ventre vide. Je souhaite qu'on va bien bouffer après ce dur travail ! J'ai peur si le repas est immonde. Parce que, après avoir bien travaillé pour manger un repas dégeu, ça fout vraiment un putain de seum.
Après s'être servis une salade avec une pauvre cuisse de poulet, nous asseyons à la table spécialement pour nous. Pour une fois, je me sens privilégier. Ça paraît con, mais avoir une table que pour mes collègues et moi, c'est cool ! Je me sens toute puissante et comme un noble, vous voyez ?
Enfin bref, Opal, mange !
— Depuis mon arrivée ici, c'est le seul jour où j'ai vraiment apprécié, s'exclame Esteban. Je me pose la question comment ces villageois peuvent vivre dans ces conditions...
— L'État de Namibie ne se préoccupe pas vraiment de ses habitants pauvres, dit le docteur Kang. Mais ce qui me préoccupe le plus, il n'y avait aucune trace d'un homme parmi ces femmes.
J'écoute attentivement la discussion et puis je me mets à penser de ma journée. On va dire qu'elle était presque parfaite, mais ça serait vraiment parfaite s'il y avait pas cette chaleur d'enfer. J'ai eu énormément de compassion pour ce petit village. Ils vivent dans la misère, les enfants n'ont pas de père, peut-être aucune scolarité, mais pourtant ils ont le sourire aux lèvres. Ils ont sûrement pas conscience dans les conditions ils vivent.
Tout à coup, quelqu'un me tapote l'épaule et morceau de papier tombe sur ma cuisse. Je la récupère rapidement et me retourne qui m'a tapoté l'épaule. Mais bizarrement, cette personne doit être un fantôme.
J'observe rapidement mes collègues, qui, eux, n'ont pas vraiment vu ce qu'il s'est passé.
Je déplie le morceau de papier et lis les quelques mots.
« Demain à 19h, devant le terrain de course, Matthew. »
Étrangement, mon cœur commence à prendre une allure rapide et je lève mon regard pour chercher Matthew et le vois au fond de la pièce avec quelques de ses collègues.
Dois-je accepter ce rendez-vous ou pas ?
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Amor En El Desierto
RomanceElle, une jeune infirmière dont la vie est importante et qu'il faut la protéger à tout prix. Lui, militaire, prêt à se sacrifier la vie à tout moment. Deux visions de vie complètement différentes et qui séparera sans cesse ces deux personnes malgré...
