Chapitre 51

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Voici notre denier jour à la capitale de la Namibie.

Mon dernier jour avec Matthew...

Nous venons tout juste de sortir d'une espèce de zoo de serpent et j'ai ressorti en mode terrorisé. Vraiment, une de mes pires phobies ce sont les serpents. Ces choses rampantes et visqueuses.

J'ai vu de toutes races. Les blancs, les tigrés, les grands, des petits... arrr ! Horrible !

— Je vais faire des cauchemars pour ces prochains jours, dis-je toujours apeurée.

Matthew, ce con, rigole comme si c'était une chose à rire.

— Opal, les serpents sont mignons ! J'en avais deux quand j'étais petit et ils font aucun mal !

Je lui lance un regard horrifié. Pardon ? Alors que les autres ont des chats ou des chiens comme animal de compagnie, lui il avait des serpents ?

Finalement, il est plus cinglé qu'Owen.

— Je comprends mieux maintenant quand tu chouchoutais ces trucs tout à l'heure, chuchoté-je à moi-même.

Car oui. Cet imbécile manipulait ces serpents, les enlaçait comme si c'était des gosses.

— Jalouse ? me demande-t-il avec un sourire en coin.

Je ris faux.

— Yo, celosa ? Tu rêves, Matthew !

Il rit et passe son bras au-dessus de mes épaules.

C'est rare de voir Matthew comme ça. Il est tout le temps sérieux, appliqué. Mais là, il est plus... enjoué, épanoui et j'aime beaucoup ça.

Nous montons jusqu'à la chambre toujours en se disputant à propos de ces satanées choses moches.

— Opal, les serpents sont plus calmes que des chats ! Et beaucoup plus tactile !

Je lève les yeux au ciel toujours ces absurdités.

— Les chats, quant à eux, ne mangent pas d'humain comparé aux serpents ! répliqué-je vivement.

Tout à coup, il pointe  un endroit avec une mine horrifiée :

— Attention ! Un serpent !

Je me mets à crier comme une conne et mon cœur s'emballe. Mes yeux balayent partout dans le couloir, mais aucune trace de cette chose rampante.

C'était une putain de farce. Putain. De. Merde.

Des personnes passent à côté de nous et nous lancent un regard agacé, mais j'ai foutrement rien à foutre de leur vilain regard. Je pars à la poursuite de Matthew pour lui faire regrette sa farce nul à chier mais vous savez... moi et le sport...

On est pas pote !

J'entre dans la chambre, un peu essoufflée.

Il y a un silence et j'entends pas sa respiration. Ce qui est normal car je pense qu'on l'a entraîné à se dissimuler.

Je lève les mains au ciel :

— C'est bon, j'abandonne ! Les serpents sont calmes mais les chats sont plus mignons que tes reptiles !

Je me retourne et mon cœur bat un battement. Matthew est tout près de moi, silencieux.

— Tu t'avoues vaincue ? me demande-t-il avec un sourcil arqué.

— T'es un vampire ? Et où étais-tu caché ? lui questionné-je, surprise.

— Un vampire dit jamais ses secrets.

— T'es souvent glauque, toi, répliqué-je avec un sourire.

On se regarde pendant quelques secondes. Son regard est brun et je m'y perds de plus en plus. Puis il prend les rennes, et il m'embrasse passionnément en posant ses mains sur mes joues. Je réponds à son baiser et notre échange s'intensifie de plus en plus.

Il me fait reculer jusqu'à que les arrières de mes genoux touchent le bord de lit. Il me fait tomber sur le matelas en m'embrassant et son toucher me fait frissonner.

Mon cœur bat à la chamade et je l'aide à enlever son t-shirt et quelques secondes plus tard, le mien se retrouve dans un coin de la chambre.

Tout à coup, il arrête de m'embrasser et j'ouvre les yeux pour rencontrer les siens qui reflètent la passion.

— Tu es sûre ? Je ne veux pas te forcer...

— Je suis sûre, Matthew, chuchoté-je à bout de souffle.

Il me titille dans le cou et cela me fait dandiner sur place. Ma respiration est saccadée et je plante mes ongles dans la peau de son dos. Quelques minutes plus tard, il entre en moi et entame des va-et-vient saccadés. Je gémis plusieurs fois son prénom et quand je sens mes muscles se figer, il pose brutalement ses lèvres contre les miennes et nous nous emportons dans un orgasme saisissant.

Il s'allonge presque sur moi, avec la respiration hachée.

Alors que je commence à me remettre de cet orgasme, Matthew me chuchote un truc d'une voix très silencieuse :

— Opal, Je t'aime...

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