Dès que les sangles se détachèrent, une course poursuite s'engagea. Nos pieds cognèrent le sol, mais quelque chose m'arrêta brusquement. Nous n'étions pas cinquante à être parti. Un coup d'œil en arrière me suffit pour vérifier cela.
Les sangles n'avaient détachés qu'une seule personne sur deux. Et Lucy faisait partie de ces personnes. Certains continuèrent, sans un regard en arrière. Passant à côté de moi, Tina se dépêcha de faire demi-tour, en direction de Vladimir.
Je jurai un coup, et me dépêchai de l'imiter. Je ne comprenais pas leur manœuvre. A quoi cela servait-il à par désavantager la moitié de la classe ? Je n'avais pas le temps de réfléchir, je fonçais vers ma meilleure amie. Elle se démenait pour enlever ses cordages, en vain. Je glissai sur les genoux dès que j'arrivai à sa hauteur.
– Qu'est-ce que tu fous là ? s'écria-t-elle.
– Sympa, je suis venue t'aider ! rétorquai-je, légèrement vexée.
Mais ses sourcils se levèrent, et ses yeux brillaient. Malgré notre dispute, elle voulait que je réussisse.
– Tu vas perdre, fonce ! objecta-t-elle.
– Non ! Je ne vais pas te laisser comme ça. Pas question !
Elle pinça ses lèvres, visiblement contrariée. Son dilemme transparaissait sur son visage.
– C'est stupide... marmonna-t-elle, malgré la lueur d'espoir qui teintait ses yeux.
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase, une immense explosion retentit derrière nous. Je me retournai, ébahie de voir une immense faille s'être formée. Et les trois quarts des élèves partis sans se retourner y étaient tombés. Si je n'étais pas retournée aider Lucy, j'y serai aussi. C'était donc cela.
Ils avaient organisés un tel tri pour évaluer qui aiderait ses amis. Malgré tout, quelques élèves – les moins rapides – étaient toujours debout. Mais face à une immense faille. Je secouai la tête, me concentrant sur les attaches de Lucy.
– Au moins vingt personnes sont déjà éliminées, analysa Lucy.
– On s'en fout ! marmonnai-je. Il faut te libérer.
J'observai une seconde les autres élèves, voir si quelqu'un avait réussi à se libérer. A ma grande surprise, Zéphyr était attaché, mais défaisait ses lacets. Quoi ? En observant l'attache, je me rendis compte qu'elle ne concernait que les baskets, pas les pieds en eux-mêmes.
– Lucy, détache tes lacets ! ordonnai-je.
– Quoi ? s'exclama-t-elle. Qu'est-ce que tu racontes ?
– Les attaches sont sur les chaussures, pas les pieds ! Dépêche !
Elle ne me posa pas plus de question, et s'accroupit pour défaire les nœuds. Elle avait la manie d'en faire des triples, pour être certaine que cela tienne. Mes mains tremblaient, j'avais énormément de mal. Je jurais plusieurs fois, rageant contre mon incapacité.
Malgré tout, je réussis à détacher le reste en même temps que ma meilleure amie. Elle tira sur ses pieds, essayant tant bien que mal de les retirer. Même en la tenant, elle n'y arrivait pas. Je la pris par les aisselles, et l'aidai en la soulevant. Parfois, sa petite taille aidait vraiment. Elle se retrouvait en chaussettes.
Enfin, les liens s'étaient enlevés quand je l'avais soulevée. Cela devait marcher au poids. Je lui rendis ses baskets, qu'elle se dépêcha d'enfiler. Simple nœud, cette fois-ci. Pendant ce temps, j'analysai le reste du groupe. Presque tout le monde avait compris la technique. Lucy eut rapidement fini, et me jeta un regard plein d'émotion.
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Mutante - Tome 2
Paranormal/!\ Cette histoire est la suite de Mutante - Tome 1 /!\ Des créatures imaginaires, qui cherchent à vous tuer. Vous y croyez, vous ? C'est pourtant ce à quoi je suis confrontée depuis que j'ai découvert l'existence des Clans. Tout paraissait limpide...
