Chapitre 50: trapped and killed

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ALYSSIA

Je ne sais plus depuis combien de temps je suis enfermée ici, mais je sais que la nuit est tombée, j'entends les stridulations des grillons et le peu de lumière qui égayait la pièce est maintenant inexistante. Je me sens engourdie à force de rester dans la même position aussi longtemps.

Je ne cesse de penser à mes proches, est-ce qu'ils ont maintenant remarqué ma disparition ? Lara était vraiment déboussolée à l'idée de me voir partir, elle m'a dit qu'elle allait m'appeler à chaque instant , elle va s'inquiéter et informer Elijah et Lauren si je ne réponds à aucun de ses appels.

J'entends la porte s'ouvrir, un jeune homme pénètre dans la pièce, il appuie sur un interrupteur et une faible lumière éclaire à présent la pièce, c'est bien mieux.

Je peux le voir maintenant assez distinctement, il est vêtu d'un débardeur noir et d'un pantalon cargo de la même couleur il a des tatouages partout sur le bras, il a des cheveux noirs et courts, il a l'air d'avoir la vingtaine si je ne me trompe pas. Il s'avance vers moi et pose un plateau de nourriture près de mon pied et s'apprête à s'en aller.

— Comment voulez vous que je mange les mains attachés ?

Il se retourne en me fusillant du regard, il n'a pas l'air de vouloir être ici tout autant que moi, il s'approche ensuite afin de me libérer de cette corde beaucoup trop serrée qui me bousillait le poignet.

Enfin !

Il referme la porte et reste posté là, je suppose qu'il va me surveiller jusqu'à ce que je termine.

Je l'examine attentivement. Il porte une arme enfouit dans son pantalon, bien visible comme pour me dire « si tu essaies quoi que ce soit tu es morte ». J'aperçois la manche d'un couteau qui dépasse de l'une des poches de son cargo, il me sera très utile. Je dois réussir à le lui prendre.

— Vous n'avez pas faim ? On peut manger ensemble si vous voulez.

J'essaie de dire n'importe quoi pour qu'il baisse sa garde.

— Vous m'avez l'air trop crispé, je ne vais rien tenter je vous le promets. Vous vous appelez comment ?

D'un geste précis et vif il sort son arme et la pointe à quelques centimètres entre mes deux yeux, j'arrête tout de suite de mâcher.

— Ferme-La.

Je déglutis difficilement et je m'exécute, il n'est sûrement pas du genre bavard. Mais je ne vais pas abandonner.

Je fais mine d'avoir avaler de travers, je tousse tellement fort qu'il recule d'un pas, je tiens ma gorge et lui fais signe de me passer le verre d'eau mais il ne semble pas comprendre mes gestes, pas très futé.

Je me lève en trombe et m'effondre sur lui, il m'attrape le bras par réflexe afin de m'empêcher de m'écrouler et je récupère discrètement la lame à l'aide de mon bras libre tout en continuant ma scène. Je la glisse lentement dans mon pantalon en me tordant dans tous les sens.

— De l'eau, s'il... vous plaît. Dis-je en toussant de plus belle.

Il me tend le verre d'eau et je le bois d'une traite.

— Merci... vous m'avez sauvé la vie Christophe,

Il me regarde avec interrogation.

𝐋𝐀𝐔𝐑𝐄𝐍.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant