Lire entre les lignes... Grisha depuis aussi longtemps que je me souvienne était un homme compliqué et secret. Il ne faisait jamais rien sans raison, et je le savais mais pourtant après sa mort, j'ai douté de lui de nombreuses fois.
La fameuse clé, je n'étais pas idiote , étant entrer à l'intérieur de ce bureau plus d'une centaine de fois. Je savais que ce n'était pas celle de l'entrée et pourtant quelque chose ma poussé à ne rien dire. Que ce soit à Carla, à Eren ou même à Livaï... Comme si mon esprit avait été bloqué rien qu'à cette idée là.
J'essayais absolument de me remémoré certaine chose, certaine parole de Grisha, mais mon esprit ce bloquait. Les souvenirs de mon enfance ont toujours été flou, alors déchiffrer ce livre était d'autant plus dur. La plupart de ces mots ne voulaient rien dire, j'avais l'impression qu'il les avaient toute mélangé. Rien n'avait de sens, je détestais les cours théoriques et tout ça rien ne m'avais l'air de ressembler à la médecine.
J'espérais intérieurement, que les soixante-dix autres livres étaient moins compliqué.
Il devait être aux alentours de deux heures du matin, que j'entendis la porte s'ouvrir. C'était Livaï, il venait de rentrer.
Je me reconcentrais sur le livre de Grisha, j'essayais de faire comme il m'avait dit, de lire entre les lignes mais je ne comprenais rien. J'avais toujours préféré la pratique à la théorie.
- Oi, tu m'expliques pourquoi tu dors pas ?
- Parce que je suis en train de lire entre les lignes Livaï. Chuchotais-je pour ne pas réveiller les enfants
- Tch, c'est pas en arrêtant de dormir que tu vas réussir à faire quelque chose.
- Livaï, il faut que je trouve le temps de le faire. Je vais travaillé puis ensuite, je m'occupe des enfants alors il ne me reste que la nuit pour travailler.
- Laisse les enfants plus longtemps chez la psy.
- Je ne suis pas comme toi Livaï, je ne cherche pas à me débarrasser de mes enfants.
- Je n'ai jamais dit ça Arya, j'ai jamais cherché à me débarrasser des mioches
- Tu ne l'as peut-être pas dit mais tu l'as pensé Livaï
- Tch, arrête de raconter n'importe quoi. T'es trop fatigué va dormir
- C'est ça oui, je suis trop fatigué. Bien évidemment et toi tu l'es pas aussi ?! Tu rentres à deux heures du matin ! Il y a des soirs où je ne te vois pas rentrer, où je ne peux pas dormir parce que je suis terrifié à l'idée ne serait-ce juste qu'un soldat vienne et m'annonce que tu es mort. Alors oui, je suis fatigué Livaï, mais j'ai tellement peur pour toi et les enfants tout les soirs que je n'arrive même pas à fermer l'oeil. Dis-je en me replongeant dans mon livre
- Oi, Arya, il va rien m'arriver. C'est pas ces merdeux de Mahr qui vont me faire quelques chose.
- Si tu le dis. Abdiquais-je en grognant
Il ne m'écoutait jamais, encore et toujours, il ne voyait que ce qu'il voulait voir. Je le sentis s'installer derrière moi et je sentais son souffle chaud dans mon cou.
- Le vieux d'Eren avait vraiment un problème. Dit-il en regardant le livre. Tout le monde sait que c'est seulement après un point qu'on met une majuscule.
T-I-T-A-N
- Oh mon Dieu Livaï mais tu es un géni ! M'exclamais-je avant de l'embrasser violemment sous son regard perdu. La première lettre de chaque retour à la ligne constitue une histoire.
- Tch... C'est exactement ce que je pensais.
- C'est ça oui. Riais-je. Tu m'aides ?
- Donne. Dit-il en prenant mon stylo.
Je lui dictais les lettres tandis qu'il les écrivaient, je n'avais jamais fais attention à son écriture. Elle était plutôt gracieuse à ma grande surprise, j'aurais plutôt pensé qu'il écrive de manière plus disgracieuse.
- Un problème ? Me demanda-t-il en haussant un sourcil
- Où as-tu appris à écrire comme ça ? Demandais-je
- Erwin.
- Erwin ? Comment ça.
J'aurais pu jurer que Livaï était gêné si la lampe n'éclairait pas si mal, il ne répondit pas alors je me mis à réfléchir en quoi Erwin aurait pu l'aider pour une quelconque raison.
- Tu savais écrire avant ? Enfin... Je veux dire avant d'arrivé au bataillon ?
- Tch, tu crois que dans les bas-fonds on a le temps d'apprendre à écrire ?
- Et Kenny ? Il ne t'as pas appris ?
- Pour quoi faire ? Dans les bas-fonds c'est pas comme ici, là-bas c'est la loi du plus fort. Kenny m'a appris à me battre où à connaitre le nom des alcools, sinon pour le reste ce vieillard ne m'a servis à rien.
- Tu exagères Livaï... Sans lui tu ne serais pas celui qu'on appel "l'homme le plus fort de l'humanité". Dis-je avec un sourire en coin. Et honnêtement, ce vieillard tu l'aimais bien, je me trompe ?
- Tch.
- D'accord je change de sujet ! Donc tu disais que c'est Erwin qui t'as appris à écrire... Comment il a sut que tu ne savais pas écrire ?
- Quand il m'a demandé d'écrire mon premier rapport en tant que caporal.
- Oh... Tu n'aurais peut-être jamais dû apprendre à écrire, ça t'aurais éviter bien des rapports à écrire. Dis-je avec une pointe de rire dans la voix avant de reprendre mon sérieux. Merci... Il m'interrogea du regard. De t'être confier à moi, tu sais, je ne connais presque rien sur le toi d'avant... Alors en apprendre plus ça me fait toujours plaisir. Dis-je les joues rouges.
- Tch... Si tu veux savoir quelque choses t'as qu'à demander. Dit-il en me regardant droit dans les yeux dans la pénombre.
- Vraiment ? Tu es sur ?
- Tch, ouai
Je refermais le livre de Grisha partit dans la cuisine pour préparer du thé, je savais qu'il allait bientôt faire jour mais Livaï venait de me laisser une occasion en or. Je revenus avec du thé noir, son pour l'amadoué un peu. Nous nous installâmes sur le canapé et je posais le thé sur la table basse avant de lui tendre sa tasse.
Livaï avait déjà allumé des lampes pour éclairer la pièce.
- Vas-y. Me dit-il
Et je commençais par la question qui me torturais le plus.
- Pourquoi tu tiens toujours tes tasses comme ça ?
- Quand j'étais plus jeune, j'ai reçu un coffret de thé et quand j'ai pris le thé par la anse et elle s'est brisée. Alors pour que ça ne se reproduise plus je les aient tenu comme ça, parce que les tasses de thés au bas-fonds étaient beaucoup plus cher qu'ici.
- Oh, je vois et tu n'as jamais pensé à la tenir par la anse depuis ?
- Tch non.
- Tu sais, la dernière fois, j'ai essayé de boire comme toi et je me suis tout renverser dessus ! Dis-je l'air rieur.
- Ta maladresse te tuera un jour, c'est parce que tu l'as surement mal tenu, regarde. Dit-il en me montrant l'action tandis que j'essayais de la répété.
Ces petits moments simples de la vie m'avaient manqués, j'aimais ce Livaï, celui qui était doux, agréable et chaleureux.
Mais ce que je ne savais pas encore, c'était que ce ne serait que de courte durée parce que non loin de là, une personne était rouler en boule dans son lit, repensait encore et encore à ce qu'il avait vu ce jour-là et à la décision qu'il allait prendre. Mais il ne savait pas que sa décision changerait tout le cours de l'humanité. Après tout, la famille passait avant tout. C'était bien ce que lui avait dit Arya.
Prochain épisode :
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Mon caporal [TOME 2]
FanfictionArya et Livaï ont eu une vie pleine d'embuche, alors auront-ils une fin heureuse ? Si vous n'avez pas lu le Tome 1, en lisez pas celui-ci au risque de ne pas comprendre ce qu'il se passe. SPOIL DE LA SAISON 4