Bonus : Personne n'est éternel

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Deux semaines, deux semaines étaient passés depuis le jour qui avait marqué et qui marquera nos esprits pour les siècles à venir. Un traitement était entrain d'être conçu pour me permettre à mon fils et moi de survivre à cette maladie qui nous rongeait chaque jours. L'inquiétude ne cessait de me prendre sans savoir dans quel état j'allais retrouver mon bébé, dans quel état j'allais retrouvé mes bébés. D'après les nombreux récits de Grisha, nous avions une espérance de vie de vingt ans. Le processus chez moi c'était arrêter lors des expériences de celui-ci. Il me restait environ cinq ans si pas moins, cinq petite années.

Je lançais un regard à Livaï qui était encore assoupit dans notre lit de camps. Je me levais les jambes tremblante en sentant un léger vertige me prendre... Encore..

- Oi, doucement. Le médecin à dit que tu devais te calmer aller doucement.

- Je crois que je suis encore dans la capacité de me lever et dois-je te rappeler qu'aujourd'hui nous envoyons le premier bateau chez les Eldiens pour voir ce qu'il en est. Et Conny doit demander à Historia de ramener nos enfants puisqu'aucun de nous ne pourra faire le voyage.

- Ils risquent d'être perturbés et ici ce n'est pas le meilleur endroit pour faire leurs enfances.

- Tu crois que je ne le sais pas ça ?! Je ne pourrais pas vivre sans mes deux enfants. Il en est hors de question ! Pas alors que je ne suis pas certaine de vivre assez longtemps pour les voir grandir... Alors je vais donner cette lettre à Conny et je... et je... Dis-je avant de brusquement tombé au sol

- Arya ! S'exclama brusquement mon mari en me rejoignant en boitant

- Ca va, je vais bien... Dis-je en me prenant la tête entre les mains. Retourne te coucher, tu as besoin de plus de repos que moi.

Livaï avait subit plusieurs opérations avec les meilleurs médecins encore en vie. Il enchainait rééducation sur rééducation et pourtant il trouvait toujours le temps pour s'inquiéter pour moi. Des estropiés, c'était que nous étions, nous n'avions plus aucune valeur aux du peuple et la seule et unique chose qui nous tenait en vie tout les deux. C'était l'existence de la seule chose que nous avions créer de bien. Nos enfants...

- T'es dans un pire état que moi la chieuse alors assis-toi sur ce putain de lit. Je vais lui donner moi cette lettre à Conny.

- C'est ridicule, tu peux à peine marché avec ta jambe. Le médecin a dit que tu marcherais correctement au bout de six mois voir plus. Il ne faut pas que tu forces et je te vois mal faire tout le trajet jusqu'au port en chaise roulante.

- Tch...

- Ecoute, moi je peux encore tenir debout correctement et puis Alec va m'accompagner et si je ne me trompe pas tu as ta séance de rééducation dans moins d'une heure. Gaby et Falco ont dit qu'ils te tiendront compagnie. Dis-je tout en enfilant ma robe

Gaby et Falco s'étaient étrangement rapproché de Livaï et moi, on pourrait presque dire que nous les avions tous les deux adoptés. Ils s'étaient rajoutés à notre grande famille et Gaby était bien la seule a ne pas être effrayé par les regards noirs de mon mari. Comme Farlan et Céleste.

J'attachais mes cheveux devenus blancs tout en me regardant dans la glace. Des cernes violacés couvraient mon visage qui était aussi pâle que la neige. Mon corps maigre et froid faisait peur à voir, je n'étais plus que l'ombre de moi-même et ça, ça mettait insupportable.

Lorsque j'entendis la voix dragueuse d'Alec en dehors de la tente, j'embrassais le front de mon mari avec tendresse avant de sortir de celle-ci et de voir Alec avec une femme.

- Il n'est pas sérieux avec vous, il cherche juste un coup d'un soir. Grognais-je à la fille qui s'en allait au bout de quelques secondes

- T'es sérieuse ! S'exclama-t-il ahurie en marchant à mes côtés

- Je lui ais juste dit la vérité, faire tourner une fille autour du pot juste pour couché avec elle ce n'est pas digne.

- Qui t'as dit que

- Ecoute Alec, je le sais, je te connais. Tu essaies d'oublié la guerre alors tu te plonge dans les aventures d'un soir. Peut-être qu'en parler te ferais du bien. Dis-je en m'arrêtant brusquement

- Tu veux que je te dises quoi ? Que je trouve du réconfort dans les cuisses d'une femme parce que celle que j'aime depuis que je suis enfant est marié avec un autre et qu'elle va bientôt clamser ? C'est ça que tu veux savoir ? Ou encore que je suis terrifié à l'idée de revivre une vie seul ! Sans toi parce que t'es ma seule putain de famille !

- Alec...

- Non Arya, arrête tout de suite. Je veux rien entendre, je veux pas que tu me dises des choses que tu ne penses pas. Juste ne dis rien.

J'appliquais ce qu'il me disait et continuais à marcher la tête baisser honteuse. Dans une autre vie, je l'aurais choisi lui et c'est bien ce qui me perturbe.

Lorsque nous arrivâmes enfin, je sautais dans les bras de Jean puis de Conny. Je ne les avais pas vu durant les deux semaines, ils m'avaient manqués.

- Alors c'est ça que je dois transmettre à Historia. Demanda Conny

- Oui, s'il te plaît et dit lui que c'est urgent. Et par pitié, donne moi des nouvelles des enfants et de Mikasa si tu peux la voir. Dit lui qu'elle me manque beaucoup et donne lui ses quatre lettres, deux sont pour Mathilde la femme du commandant Pixis, et deux pour Mary. Dit bonjour à ta mère et Sasha pour moi.

Il hocha la tête énergiquement avec sérieux avant de me prendre dans ses bras sous le regard de Jean et Alec.

- Merci d'avoir été une mère pour moi toute ses années. Me dit-il alors que je serais encore mon emprise dans ses bras

Tu vois Eren, tu as créer une grande famille...

Mon caporal [TOME 2]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant