Chapitre 51

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TYLER

Nous sommes de retour en Californie . Les choses sérieuses vont reprendre leur cours .

Demain , nous nous rendons chez Rufus pour y regarder tout les dossiers trouvés par la cousine de Karine , Jenny . Celui-ci m'a également informé qu'il avait reçu une cassette vidéo , apparement une compilation de plusieurs évènements , selon Jenny , et je dois avouer que cette nouvelle me rend vraiment nerveux . Savoir ce que peut bien contenir cette cassette occupe toute mes pensées .

- Tu penses à quoi beau gosse ? Me demande Maxine en s'installant sur mon lit entre mes jambes contre mon torse, un verre de jus de pomme dans la main .

Depuis notre semaine en Belgique , elle semble avoir encore plus d'assurance . Je pense que replonger dans tous ses souvenirs douloureux était un mal pour un bien , cela lui a permis de continuer à guérir , de se rendre compte qu'elle aussi avait le droit de continuer à vivre . Puis, j'ai l'intime conviction que la discussion avec ses amis d'enfance l'a également beaucoup aidé . J'ai bien vu que cela lui pesait beaucoup .

En arrivant en Californie , elle m'a même informé sur un ton qui se voulait neutre que ses amis l'avait débloqué sur instagram et même si elle tente de le cacher, je vois bien qu'elle est ravie .

- Rien de spécial , je mens en l'embrassant .

- Tyler , me réprimande-t-elle

A croire qu'elle a un radar à mensonge et cachoterie !

A chaque fois que je tente de lui cacher quelque chose ou que je fais mine que tout va bien, qu'il n' y a rien à dire , elle me réprimande comme si elle savait.

Mais bon, j'avoue que parfois je le fais exprès, car quand elle me morigène doucement , c'est trop mignon .

Bordel , je suis vraiment gaga de cette fille .

Je soupire, passe une main dans mes cheveux avant de répondre :

- A la cassette vidéo et aussi à mon prochain combat .

Car en effet dans trois jour , je me bats contre Louis des Mirrors, même si je ne suis pas inquiet en ce qui concerne cet affrontement, je me méfis toujours et ne sous-estime jamais mon adversaire, quel qu'il soit .

Maxine me lance un regard plein de sous-entendus du genre : Fais attention à toi. Ce n'est pas parce que je veux t'aider que je suis d'accord avec ce que tu fais, ça pourrait être dangereux , il n'y a pas un autre moyen ?

Et à vrai dire, je ne me suis jamais posé la question . Pour moi faire ce que faisais mon père était un moyen de me rapprocher de son assassin mais aussi de lui . Ca a été une évidence et même si je ne suis pas particulièrement fan du combat, me battre m'aide à extérioriser toutes mes émotions sous forme de coups donnés par mes poings . Cependant je le garde pour moi , sinon Maxine ne se gênera pas pour me faire une leçon de moral plus longue que mon avenir .

Nous ne parlons pas plus , nos corps le font pour nous .

______

C'est en début d'après-midi que nous nous rendons comme convenu chez Rufus . Je lui ai renvoyé un message ce matin pour le prévenir que nous venions toujours , mais contrairement à d'habitude , il ne répond pas .

Peut-être que Karine est déjà arrivée chez lui ?

Nous devions tous nous rejoindre là-bas .

Pourtant une boule prend place dans ma gorge comme si je sentais le danger planer au dessus de nos têtes tel un orage près à s'abattre sur nous .

Pour me détendre et parce que Rufus n'habite qu'à 25-30 minutes de marche de chez moi , nous décidons de nous y rendre à pied . .

Il fait beau , le soleil brille dans le ciel et la petite brise fraiche qui vient nous caresser le visage est agréable, à tel point que je commence à me détendre même si la gêne dans ma gorge est toujours présente .

Je tente de l'ignorer et prend la main de Maxine. Sentir sa peau en contact avec la mienne m'aide tout de suite à me sentir mieux.

Une demi-heure plus tard , nous sommes devant la petite maison blanche aux volets en bois qui caractérise l'endroit où habite mon meilleur pote .

Dans cette partie du quartier , les maison ont plutôt tendance à être de couleurs vives et les volets sont roulant . Seul celle de Rufus se démarque , même si techniquement elle appartient à ses parents , cependant étant donné qu'ils ne sont jamais là , c'est comme si c'était la sienne .

Je tique en voyant que Karine est déjà devant la maison en la fixant sans pour autant y rentrer .

- Tu nous attendais avant d'entrer ? demandais-je perplexe

- Non, j'ai sonné mais il a pas répondu, me répond-t-elle d'une voix qui trahit son inquiétude

Un mauvais pressentiment nait au creux de mon estomac tandis que la boule dans ma gorge revient au grand galop .

Rufus savait pourtant qu'on venait .

Après le connaissant , il serait capable d'être encore endormi , c'est de loin le plus gros dormeur que je puisse connaître .

J'essaye de me rassurer comme je le peux pourtant j'ai l'impression que c'est quelque chose de plus grave .

Maxine passe devant nous et toque en appelant Rufus mais toujours pas de réponse .

- C'est ouvert , dit-elle en abaissant la poignée .

Karine et moi hochons la tête pour l'intimer d'entrer et nous la suivons .

Quelques secondes plus tard Maxine s'arrête nette en poussant un petit cris ,je me la prend de pleins fouet et Karine se cogne dans mon dos .

- Max , qu'est-ce qui se passe ? Commence à paniquer Karine .

Je l'écarte sur le côté pour pouvoir avancer.

Soudain , une vision d'horreur s'offre à nous , le sang à mes pieds , la maison sans dessus-dessous .

Je balaye l'endroit du regard, suis la trace de sang jusqu'à ce que

mes yeux s'arrêtent sur la silhouette étendue sur le sol .

Et je manque d'air ..

OrageOù les histoires vivent. Découvrez maintenant