Si ma bouche ne le dit pas,
mon visage le fait définitivement.
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Blake
Une semaine. Une semaine entière depuis cette étrange soirée où lui et moi avons échangé nos anniversaires. C'était idiot, anodin, mais ça me hante.
Je ne cesse de repenser à ce moment. À la manière dont il m'a regardée quand je lui ai dit que je suis née un 25 décembre, cette étincelle dans ses yeux.
Mais surtout à la manière dont il a baissé la tête quand il m'a dit que lui, c'était le 14 février. Cette ombre dans son regard, cette lueur de vulnérabilité qui a brièvement percé à travers sa façade insupportablement confiante.
Et puis... mes mots. Mes foutus mots. Tu es probablement le plus beau cadeau de Saint-Valentin qu'on puisse avoir. Sérieusement, Blake ? Pourquoi ai-je dit ça ? Ce n'était pas mon rôle de le réconforter. Pas mon rôle de poser ma main sur sa joue, de sentir ce frisson sous mes doigts, ou de remarquer que mon propre cœur battait trop vite.
Depuis, chaque fois que j'y pense, j'ai l'impression que quelque chose s'est fissuré entre nous. Pas dans le mauvais sens, mais pas dans le bon non plus. Quelque chose a changé, et je déteste ça.
Je secoue la tête pour me concentrer. Je n'ai pas le temps pour ça.
Et pourtant... une partie de moi ne peut s'empêcher de se demander s'il y pense aussi.
***
Ce matin, je me prépare avec un soupir. Aujourd'hui, je dois rencontrer l'éjaculateur précoce pour qu'on "officialise" notre couple devant le campus. Rien que d'y penser, j'ai des frissons, et pas les bons.
Pourtant, je fais un petit effort vestimentaire : un jean noir ample, un pull crème qui me va bien, et un manteau chaud. J'ajoute un soupçon de maquillage et attache mes cheveux en un chignon qui j'espère semble soignée. Pas trop mal.
Quand j'arrive au point de rendez-vous, il est déjà là, adossé contre un mur, les mains dans les poches et un énorme sourire aux lèvres. Bien sûr, Monsieur Parfait ne rate pas une occasion de rayonner.
– Prête ? dit-il, les yeux pétillants.
Je lève les yeux au ciel en grognant.
– Non. Mais je n'ai pas le choix, pas vrai ?
Il rit doucement, attrape ma main sans hésiter et entremêle nos doigts. Sa chaleur me surprend, et je retiens un frisson.
– Allez, on y va, dit-il en me tirant doucement vers le campus.
Nous marchons main dans la main, et dès les premières secondes, je sens les regards sur nous. Les murmures commencent. Les chuchotements se propagent comme une traînée de poudre.
C'est horrible. Chaque paire d'yeux me donne envie de me cacher. Je baisse la tête, mais lui, marche fièrement. Il est à l'aise, presque trop. Ce genre d'attention ne le dérange pas ; il y est habitué.
– T'inquiète, dit-il doucement, sentant mon malaise. Ça va bien se passer.
Facile à dire pour quelqu'un qui vit pour l'attention.
Sur le chemin, l'éjaculateur précoce s'arrête pour parler à plusieurs personnes. Des amis, des connaissances, peut-être des fans – difficile à dire. Il me présente parfois rapidement, et je me contente de sourire poliment, serrant un peu plus sa main pour ne pas me perdre dans cette foule.
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Blue Contract
RandomDans les arcanes du hockey professionnel, Winter se démarque comme une étoile montante, destinée à briller dans la NHL. Tant sur la glace que dans sa vie personnelle, il incarne la détermination et la force, mais dissimule également ses peurs les pl...
