Un mec gifle un aveugle
« Tu l'avais pas vu venir celle là »
pinterest
Winter
La patinoire est glacée, et l'air est chargé d'adrénaline. Comme à chaque entraînement, une tension électrique flotte dans l'air, ce mélange entre excitation et concentration. Les gars sont prêts, moi aussi. Je ressens cette énergie vibrer en moi alors que j'ajuste mes gants, resserrant leur prise autour de ma crosse. Mon corps est en alerte, mes muscles tendus sous l'effort constant.
Le coach siffle le début de l'entraînement, et on part directement sur des exercices de patinage intensif. Tours de glace, accélérations, arrêts brusques. L'odeur de la glace se mélange à celle de la sueur et du caoutchouc des équipements. Mes jambes brûlent, mais c'est une douleur familière, une douleur que j'aime. Ça veut dire que je bosse, que je repousse mes limites.
Après plusieurs minutes de pure cardio, on passe aux passes et aux contrôles du palet. Junior, en attaque avec moi, me lance un regard. Un simple mouvement de sourcil, un léger signe de tête, et je comprends. On se connaît trop bien. Il me fait une passe rapide, et d'un mouvement fluide, j'attrape le palet avec ma crosse, le guidant avec précision entre mes patins. J'esquive Connor qui tente de me bloquer en défense, feinte à gauche, pars à droite, puis accélère.
Le but est devant moi. Edward, notre gardien, est en position, les yeux fixés sur moi, prêt à bondir au moindre mouvement suspect. Je le connais par cœur, je sais comment il anticipe. Alors je change mon jeu. D'un geste rapide, je feinte un tir à gauche avant de récupérer le palet du revers et d'envoyer un slapshot fulgurant en pleine lucarne droite.
Le filet tremble sous l'impact.
– Sérieux Griffin, grogne Edward en secouant la tête.
Je rigole en patinant vers le centre de la glace, tapant dans la main de Junior. L'entraînement continue, et l'intensité ne fait qu'augmenter. On enchaîne les exercices : jeu de puissance, infériorité numérique, batailles dans les coins, relances rapides. La glace devient un champ de bataille où chaque joueur se donne à fond.
Je ressens chaque impact, chaque contact. Les épaules qui s'entrechoquent contre la balustrade, les crosses qui claquent contre la glace, le crissement des lames lors des changements de direction brutaux. C'est un ballet chaotique et parfaitement orchestré.
Le coach nous fait travailler les entrées de zone. Junior et moi devons franchir la ligne bleue avec rapidité et précision, tandis que Connor et les autres défenseurs font tout pour nous en empêcher. Mon cœur bat à un rythme effréné alors que je reçois une passe millimétrée en pleine accélération.
– Joue-la, Winter ! hurle Junior derrière moi.
Je fais un contrôle parfait, analyse la position du gardien et, au dernier moment, envoie une passe en retrait à Junior qui arrive lancé comme une fusée. Son tir part instantanément et le palet fuse entre les jambières d'Edward.
– Et c'est un but ! s'écrie Junior en levant les bras.
Je souris, satisfait. C'est ce genre de moments qui rendent ce sport unique. Ce lien invisible entre les coéquipiers, cette confiance mutuelle qui transforme une simple action en un pur chef-d'œuvre.
Le coach nous fait ensuite travailler les mises en échec et les duels. Les contacts sont rudes, mais c'est la règle du jeu. Mon corps encaisse, repousse, riposte. Je me fais projeter contre la balustrade une fois, mais je me relève immédiatement, un sourire en coin.
L'entraînement touche à sa fin après une série de tirs au but. Chacun de nous est en sueur, le souffle court, mais satisfait. C'est ça, le hockey. Un mélange de vitesse, de force et de stratégie, où chaque mouvement est un combat, chaque action une victoire en soi.
VOUS LISEZ
Blue Contract
De TodoDans les arcanes du hockey professionnel, Winter se démarque comme une étoile montante, destinée à briller dans la NHL. Tant sur la glace que dans sa vie personnelle, il incarne la détermination et la force, mais dissimule également ses peurs les pl...
