|CHAPITRE 37|

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CHAPITRE REVELATION. ON CONNAIT ENFIN LE PASSE DE JENNAH DONC JE VEUT VOS IMPRESSION AU MAXIMUM !!! J'AI DIVISER LE CHAPITRE FINALE EN DEUX SINON C'EST TROP D'INFORMATION D'UN COUP !!

JE LE RÉPÈTE, UN MAX DE COM...


~* J'declare plus ma flamme de peur de faire un incendie. *~




Jennah me guide jusqu'au banc qui a été le point de rupture de notre relation. Elle me fait asseoir et s'installe à côté de moi. Son stresse est palpable, elle joue avec ses doigts et évite mon regard. Jennah finis par se lever pour faire les cents pas. Encore une fois, elle joue avec ses doigts et semble dans ses pensées. Son petit manège me tapant sur les nerfs, je reprends les choses en main.

- Assis ! j'aboie agacer par ses allers-retours.

Elle s'exécute en silence tout en évitant encore et toujours mon regard. J'attends dans le calme qu'elle se décide à prendre la parole. Ma patience étant limite, je sens néanmoins la pression monter en moi.

- Je vais pas attendre éternellement, je lâche en me tournant vers elle.

- Fouad, elle réussit à articuler avant de s'effondrer en larme.

Je prends sur moi pour ne pas l'installer au creux de mes bras. Ses yeux humides de larmes me transpercent et je détourne rapidement la tête pour me concentrer sur un arbre face à moi. Je suis faible face à elle, la voir dans cet état me fait oublier ce qu'on a vécue.

- Je ne sais pas par où commencer, elle dit après un silence assez pesant.

- Commence par le commencement. Il parait que tu t'appelle pas Jennah alors commence par sa non ? je réponds avec amertume.

- Fouad s'il te plait, elle commence en attrapant ma main. Ne m'en veut pas, je t'en supplie. Non attends, elle s'exclame alors que j'allais la couper. C'est à moi de parler et personne va m'interrompre cette fois. Il faut que tu saches. Alors, hmm, elle se racle la gorge, je n'ai plus de contact avec mes parents, et ce début que je suis arrivée au 4 Tours.

Elle s'interrompt et prend une grosse bouffée d'oxygène. Elle ne s'embarrasse plus d'essuyer ses larmes, les laisse simplement couler. Je serre sa main dans la mienne.

- Je n'ai plus que Youssri. C'est le seul qui m'a cru lorsque c'est arriver.

- Qu'est ce qui est arriver Jen ? je demande en imaginant le pire.

- Chut, elle appuie son index sur mes lèvres et suffoque à cause de ses pleurs.

- La famille de Brahim et la mienne sont proches depuis toujours. À ma naissance, on nous a prédestiné à nous marier. Toute ma vie, j'ai su que je devrais me marier avec lui, ça ne me dérangeait pas plus que ça. J'ai grandi avec lui et nous étions assez proche. Mais il a commencé à être violent, a contrôlait tous mes faits et gestes, il ne supportait pas que je sorte, contrôlait la façon dont je m'habillais. C'est arriver petit à petit donc je n'ai pas tout de suite remarqué le changement. Puis il a commencé à me frapper. Si je n'étais pas d'accord avec ce qu'il me disait, je m'en prenais une. Si mon bus avait du retard et qu'il me faisait rentrer plus tard, je m'en prenais une. Et ainsi de suite.

Toute sorte d'émotions me traversent. Une folle envie d'avoir Brahim en face de moi me prend. Avec bien évidement, l'envie de lui refaire la face. Dans ma tête, il n'y a que sang et violence. Je veux faire couler le sang de cette baltringue.

- Un jour il est allé tellement loin que j'ai finis avec un coquard. Mais encore une fois, j'ai mentit. J'avais peur de crée des histoires entre nos deux familles, elle continue et pleure de plus en plus fort.

Je prends sa tête entre mes mains et colle mon front au sien. Je ne sais pas si c'est elle que je veux calmer ou moi. Tout ce que je sais c'est que je tremble à cause de la colère qui m'habite. Je ne m'encombre pas de parole et la soulève pour l'installer sur mes genoux. Je la veux au plus proche de moi.

- Mon frère a commencé à avoir des soupçons mais j'ai balayer ses doutes en lui répétant que Brahim, le mec à qui on avait grandi, ne pouvait pas me faire de mal. Mais un jour il était bourré, vraiment sec. Après m'avoir frappé de tout son soul, il... elle s'arrête et blottit sa tête dans mon cou.

Ses larmes inondent mon tee-shirt. Je la serre du plus fort que je peux et ferme les yeux dans l'espoir vain de retenir ma haine qui menace de sortir.

- Fouad, sa voix se brise en prononçant mon prénom, elle relève la tête vers moi. Il a failli me violer.

Ce sont les mots de trop. Je la décale sur le côté et me lève. Debout face au banc et face à la femme que j'aime, celle-là même qui pleure toute les larmes de son corps, je sers les poings et les dents. Je ne me contiens pas plus longtemps et envoie mon pied percuter le banc. Je me tourne et fonce vers l'arbre sur lequel je laisse déferler toute ma rage. J'ai pour habitude de laisser exprimer mes coups contre porte, mur, et tout autres objets. Mais la, c'est bien pire. C'est comme si le diable lui même avait pris possession de mon corps.

Je laisse échapper plusieurs cris et entend a peine ceux de Jen. Ces cris représentent mon impuissance, ma haine, mon désarroi face à la situation, ma peine pour Jennah. Je laisse toute les émotions que je ressens sortir. Avec le bruit des sanglots de Jen en arrière-plan, je me laisse finalement aller contre l'arbre. J'apporte mes mains ensanglanter à mon visage et constate que des larmes ont fait apparitions. Je ne connaissais plus cette sensation, celle de ces perles salées qui coulent. J'ai arrêté depuis bien longtemps, depuis le départ de mon connard de père. J'entends Jennah me rejoindre avant qu'elle ne tende la main vers moi. Je me tourne rapidement et la loge entre mes bras. Je m'empare de ses lèvres presque désespérément. Sa bouche a le gout de ses larmes. Avidement, elle me rend mon baiser. Je la colle encore plus à moi. Je veux tout d'elle. Ses lèvres, son corps, son cœur. Tout. Comme elle a tout de moi. Je penche sa tête vers l'arrière et prend encore plus de contrôle sur sa bouche. Je veux pouvoir effacer sa peine. Je veux être son médicament comme elle est le mien. Lorsque je me détache de Jennah, nous sommes tous les deux à bout de souffle. Ses lèvres sont gonflées et ses joues teintées de rouge.

- Je t'aime Fouad.



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Crapule Du GhettoOù les histoires vivent. Découvrez maintenant