Retour de la narratrice
Et c'est ainsi que débuta l'histoire que je vous raconte. Mon histoire.
Grand-mére a dit que mon pére et ma mére s'étaient ensuite mariés et qu'évidemment ils vivaient ensemble.
Au début, ma mére était réticente à toute approche de mon pére. Elle a fort lutté et a fini par réussir son examen comme elle le souhaitait. Au fil du temps elle a fini par se faire à la compagnie de mon pére.
Ce dernier par contre était devenu plus calme et regardait tout le temps ma mére avec des yeux remplis de passion.
"Ca se voyait qu'il avait fini par vraiment adoré ta mére et crois moi que ta mére aussi a sut l'aimer au fil du temps" me disait grand-mére.
Maman continuait d'aller à l'Université et mon pére n'y trouva point de probléme.Malgré leurs divergences du début et le rejet quasi permanent de ma mére, ils ont fini par s'aimer d'un amour profond.
Ma mére s'est habituée à lui et lui s'est rendu compte qu'elle était la femme de sa vie, qu'il ne pourrait jamais vivre avec elle ce qu'il vivait avec ses conquêtes et enfin qu'il ne peut vivre ni être avec une autre fille qu'elle.
Jamais mon père n'aurait crut que ce mariage forcé du côté de ma mére et contraint de son côté à lui, finirait par se transformer en ménage d'amour.
Et jamais ma mére n'aurait put croire que "gars-hyper-collant-inconnu" finirait un jour par gagner son cœur .
Elle s'était habitué à ne plus vivre auprés de sa mére mais ne manquait jamais d'aller la voir tous les jours.
Et grand-mére était orgeuilleuse au fond d'elle même de ne pas s'être trompée en forçant ma mére à se marier avec mon pére car cette derniere avait une mine radieuse et ne manquait absolument de rien.
N'est ce pas coutume dans notre société actuelle que les mères aient toujours raison?
Les réalités africaines sont ainsi formulées.
Les mères ont toujours raison mème si elles ont tort.
Alors il sera facile dans ces circonstances de deviner la fierté de ma grand-mére en se rendant compte qu'elle avait eu soi-disant raison d'avoir misé sur cette relation.
Plus la beauté de ma mére resplendissait de jour en jour, plus mon pére l'aimait.
" un an aprés leur mariage, ta mére est tombée enceinte de toi mariane et ton pére, reconnaissant de ce que j'ai fait pour lui, a décidé dès le debut que le nom du bébé serait mien." me raconta grand-mére.De toute maniére, ma venue a été attendu avec impatience en depit du fait que ma mére a été pratiquement malade tout au long de sa grossesse. Elle a presque passé tout les neuf mois de grossesse à l'hôpital, mon pére et grand-mére à ses côtés.
Vint ensuite le moment tant attendu : celui de ma naissance.
J'étais le petit miracle de tous.
L'être qui vint tout d'un coup illuminer leur vie.
Et mon pére tint la promesse faites à ma grand-mére; ainsi je portai son nom: Mariane.
Tout ceci était bien beau, par contre un fait a gaché tout ce bonheur.
En dépit de ma naissance qui s'est plutôt bien passée, l'État de ma génitrice ne s'améliorait pas.
Elle dépérissait de jour en jour.
Ceci convainquit tout le monde que sa maladie n'était pas dut à ma naissance. Maman souffrit
tant et si bien que grand-mére n'a eu de cesse de pleurer toutes les larmes de son corps.
Mon pére, lui, était tellement accablé par la maladie de ma mére qu'il en resta sans aller travailler.
Examen médical sur examen médical ont enfin démontré de quoi souffrait ma mére: d'un cancer.
Et quel ne fut l'accablement général en apprenant cette nouvelle.
Grand-mére et papa étaient tout le temps aux petits soins avec ma mére. Puis papa décida d'un commun accord avec grand-mére d'amener maman aux Etats unis suivre un traitement spécial pour ce genre de cas.Il y eut donc le probléme du nouveau-né, c'est à dire moi, qui dût être mis sous surveillance médicale faute d'allaitement jusqu'à un mois.
L'État de ma mére ne s'améliora guère et papa autorisa même que je resta chez ma grand-mére où il venait me voir fréquemment une fois que je fus assez forte pour sortir de l'emprise médicale sans risque aucun.
Malheureusement, pendant qu'on la préparait pour le voyage, ma mére succomba à sa maladie et décéda aprés avoir demandé à ce qu'on me dépose sur sa poitrine.
Elle mourut ainsi en sentant la chaleur de mon corps et moi la sienne. Je n'avais alors que deux mois.
C'est trés exactement ce que me raconta grand-mére.
La pauvre! Elle n'a jamais cessé de souffrir de la perte de son umique fille et amie.Je pense que personne ne s'est jamais remis du décés de ma génitrice. Ni mon pére ni grand-mére mais cette derniére faisait au moins des efforts pour ne pas succomber dans la dépression afin d'être en mesure de s'occuper de moi même si elle passait tout son temps à pleurer. Par contre cela ne fut guère le cas de mon pére.
Il sombra progressivement dans la dépression et se renferma sur lui même n'ayant plus aucune notion de ce qui l'entourait.
Néanmoins, s'il y a bien une chose qui le faisait sourire de temps en temps c'était mon petit corps gigotant entre ses mains.
Soit il me contemplait en souriant soit il se perdait nostalgiquement dans la profondeur de mon regard sans prononcer un seul mot.Oui, j'ai les yeux de ma mére; en fait j'ai tout d'elle.
Notre parfaite ressemblance ne souffre aucun doute.Ainsi grandis-je sans connaitre ma mére ou en tout cas pas autre part qu'en photos.
Cc namours.
A trés bientôt pour le vrai début de l'histoire😉😉😉😉. Lisez , commentez et votez. Bzx nutella
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Sombre Réalité (Terminé)
Non-FictionMariane,jeune fille sénégalaise de seize ans,orpheline de mére a 1 mois,issue d'une famille riche (enfin c'est uniquement son pére qui l'est) voit sa vie virer au cauchemard lorsque ce dernier, dans une sorte de perte de mémoire inexplicable, s'év...