-- Tiphaine --
La deuxième robe m'allait moins bien. Catherine me l'a tout de suite fait savoir.
J'étais d'accord avec elle : Décolleté beaucoup trop plongeant, et mon dos se voyait entièrement. Ca ne me plaisait pas !
Nous avons décidé de prendre la première.
A la caisse, elle a tellement insisté pour payer que je n'ai pas eu mon mot à dire. Pourtant, j'ai tout fait pour l'en dissuader. Au début, j'ai un peu culpabilisé, mais elle m'a promis que ça ne la dérangeait pas et qu'elle le faisait avec plaisir. Je me suis alors senti mieux.
Pour les chaussures, elle m'a proposé de se rendre samedi dans une boutique qu'elle connaît bien m'a-t-elle dit, seules cette fois.
J'ai sauté sur l'occasion car je n'ai aucunes paires de chaussures à mettre avec cette robe.
Anton n'est pas revenu. Catherine était mécontente. Elle a dit à voix haute qu'il était mal poli et qu'il "s'en fichait de tout le monde".
Je cite.
À vrai dire, après réflexion, j'étais plutôt soulagée qu'il ne revienne pas. Je n'avais pas envie qu'il "gâche" ce moment. Le moment où je commençais à avoir confiance en moi.
Je ne sais pas quelles réflexions il aurait fait s'il était revenu. Et je ne préfère pas le savoir. Je sais que ça m'aurait blessé et je n'en avais pas du tout envie.
Je ne sais pas où il est parti mais je sais qu'il ne s'est pas enfui étant donné que nous avons toujours son sac de vêtements et sa carte bleue.
Alors où peut-il bien être ?
Catherine est du même avis que moi. Elle est persuadée qu'il n'est pas rentré chez lui. Elle le connaît mieux que moi et elle m'a assurée qu'il n'aurait pas fait une chose pareille.
- Je crois qu'il est dans un café. Viens, on va voir !
Nous arpentons tous les magasins au rez-de-chaussée.
Mais il n'est nul part.
Nous montons au premier étage.
Catherine montre le Starbucks et je le vois, assis sur un siège, son téléphone à la main.
Il est tout simplement splendide. Son jean serré retroussé au niveau des chevilles, comme font les jeunes de notre âge aujourd'hui, et son t-shirt plus long font, encore une fois, ressortir tous ses muscles et lui vont parfaitement bien.
Sa table comprend une tasse trop grande pour être du café et une petite assiette comportant la moitié d'un muffins qui, je devine être aux fruits.
Évidemment, je connais les muffins par coeur.
- quel abruti ! Grogne gentiment Catherine entre ses dents.
Nous nous approchons de lui et lorsque nous sommes devant sa table, il lève les yeux vers nous.
Son regard croise le mien et je suis hypnotisé. Ses yeux sont tellement magnifiques qu'ils m'envoutent.
La lumière projetée les éclaire encore plus. Je ne peux pas m'en détacher et lui non plus apparement.
Nous nous regardons intensément et je vois une lueur de...sympathie ? Désir ? Passer dans ses yeux.
Non, non c'est impossible !
Je rompt ce moment en détournant les yeux, trop bouleversée parce que j'ai pu voir.
Je sens mon coeur battre fort et ma respiration se faire plus saccadée.
Un sourire espiègle éclaire le visage de Catherine et je crois qu'elle comprend quelque chose. Une nouvelle fois.
Mais qu'est-ce qu'elle peut bien comprendre elle, si moi, je ne comprends absolument rien de ce qui se passe ?
-- Anton --
Son regard m'a hypnotisé. Ses yeux se sont accrochés aux miens et ne pouvaient pas ou plutôt, ne voulaient pas s'en détacher. C'était une sensation très étrange que je n'ai jamais ressenti de ma vie.
Ce n'est pas normal.
Qu'est-ce qu'il m'arrive ?
Putain Anton ! Arrête tes conneries.
Cependant, je ne peux pas.
Je ne sais pas qui est cette fille mais je trouve bizarre que depuis deux jours, nous nous retrouvons toujours ensemble.
Je ne sais pas ce qu'elle me veut.
Si c'est simplement une coïncidence ou...un signe ?
Sauf que je n'y crois pas à tout ce baratin de signe du destin. Ce n'est pas pour moi.
Alors je pense que ce ne sont que des putains de coïncidences qui font que nous nous retrouvons aux mauvais endroits aux mêmes et mauvais moments.
En tout cas, c'est ce que j'essaye de me dire.
- Nous avons fini nos achats Anton. Déclare Cathy, me sortant de mes pensées. Pourquoi n'es-tu pas revenu ? Pourquoi ? Je crois que je me pourrai pas répondre à cette question.
- Parce que je n'en avais pas envie...
Catherine fronce les sourcils. Je sais qu'elle n'est pas contente de ma réponse.
- et bien sache que c'est très mal élevé.
Je le sais.
Elle change de sujet, sûrement qu'elle en a assez de se "battre" avec moi.
- Pour ce qui est des chaussures, je crois que tu as ce qu'il faut non ? Qu'est-ce tu comptes mettre ? Dit-elle d'une voix agacée.
- Je ne sais pas trop. Tu me conseilles quoi ?
- Les chaussures en cuir.
- Putain, je déteste ça.
- Pourtant, c'est ce qui irait le mieux...
- De toute façon, j'en ai pas.
- Tu veux mettre des baskets comme celles que tu portes ?
En fait, je n'ai pas vraiment pensé aux chaussures que je pourrais porter pour cette occasion.
Tout ce que est mocassins, chaussures en cuir ou autres, je ne peux pas. Je trouve que c'est pour les trous du cul. Vous savez, ceux qui sont un peu coincés. Enfin, surtout les mocassins et les chaussures bateau. Je hais ça !
Mais tout le monde ne partage pas mon avis. C'est normal.
C'est vrai que je ne vais pas mettre des "air max 95" avec un costume (désolé, je suis très pointilleux sur le nom des chaussures). C'est ce que je porte aux pieds en ce moment.
D'où la remarque de Cathy.
- non, c'est vrai. Mais qu'est-ce que je vais mettre du coup ?
Elle pose son doigt sur son menton, signe qu'elle réfléchit.
- des mocassins ?
- Jamais de la vie.
- alors, je ne sais pas. Tu as une idée, Tiphaine ?
Elle relève la tête. Cette fille est toujours surprise quand on lui demande son avis.
- euh...
Elle rougit et Cathy l'incite à continuer d'un signe de tête et d'un sourire rassurant.
- tu veux plutôt des baskets c'est ça ?
Par contre, quand elle est dedans, elle le fait à fond.
- euh ouais, ce serait mieux.
Elle lève les yeux, réfléchissant.
- Alors peut être les chaussures de skate Nike. Je crois que ça s'appelle comme ça. Ça fait plus chaussures je trouve.
Catherine réagit :
- super idée Tiphaine ! Mon copain les a. C'est ce qui irait le mieux avec ça. Même si je suis toujours d'avis que tu mettes les chaussures en cuir...
C'est vrai qu'elle a eu une bonne idée. Mais je ne crois pas que ça s'accorderait bien avec le pantalon. Je crois que je mettrais un pantalon chino slim bleu marine à la place. J'en ai un. Ca rendra mieux !
- Ok. Je les ai en noir, c'est parfait comme ça !
- Ouais...grommelle Cath.
J'avale la fin de mon muffins. La bouche pleine, je dis :
- bon, on devrait y aller. Je vais payer. Venez. Je vous offre quelque chose.
J'arrive pas à y croire. Je viens de proposer à Tiphaine de lui offrir quelque chose.
Étant donné que j'achète un truc pour Cath, on pourrait croire que c'est par politesse.
Mais je sais, au fond de moi, que je le fais avant tout pour elle.
Même si je ne l'aime pas, je lui ai fait du mal et je veux me faire pardonner.
Ce n'est rien, je le sais.
Mais surtout, je sais que ça ne changera pas grand chose.
Puisque je vais continuer à la faire souffrir.
Pour la tenir au plus loin de moi car ce bordel commence vraiment à me faire flipper.
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Salut les amis 😚
Ce chapitre a été l'un de plus durs que j'ai eu à écrire jusqu'à maintenant.
On ne dirait pas comme ça mais pourtant, c'est la vérité ! 🙃
Mais je suis très contente de le publier pour vous !!!
S'il vous plaît, donnez moi vos avis. Ca m'aiderait beaucoup ! 😍
Merci à tous ceux qui me suivent 💕
Bisous 😉
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Aimer un bad boy
RomanceMoi, c'est Tiphaine, je viens d'entrer dans un nouveau lycée puisque j'ai déménagé. Malheureusement, je ne suis pas comme toutes ses filles de CE lycée : belles, fines, formes parfaites, stylées et j'en passe. Absolument pas ! Je suis grosse, ou ro...
