Ma prise de conscience me fit l'effet d'un électrochoc, ce qui n'échappa pas à Kaden qui avait sûrement capté mes pensées et mes sentiments à travers notre lien. Je l'aimais. Ces mots tournèrent en boucle dans mon crâne. J'en étais certaine maintenant. Ce n'était pas ce lien qui m'influençait. Depuis le début, je ressentais des émotions fortes à son égard. Jusqu'ici, je n'avais pas réussi à mettre de mots sur mes sentiments parce que je n'avais jamais aimé quelqu'un auparavant. Pas comme ça. Mais, maintenant, j'en étais persuadée. Tout d'abord parce que j'avais envie de le voir en permanence. Mais aussi parce que je me sentais libre avec lui. Il me donnait l'impression d'être la meilleure version de moi-même. Quand je le regardais, une nuée de papillons s'envolait dans mon ventre et j'avais l'impression d'être sur un petit nuage. Je ne voyais que lui. J'aimais sa façon d'être, son caractère, son côté protecteur et ténébreux. Même quand il n'était pas près de moi, il obnubilait mes pensées. Je me sentais femme lorsqu'il me dévorait des yeux. J'étais sûre de moi. Je me sentais belle. Il me donnait l'impression que j'étais la chose la plus merveilleuse au monde. Et rien qu'en pensant à l'éventualité de le perdre, mon monde s'écroulait. C'était ça, être amoureuse. C'était ne pas avoir peur de se sentir soi-même. C'était aimer et se sentir aimé en retour.
Kaden releva brusquement la tête et son regard croisa le mien. Il avait l'air plus sombre, plus animal. Il se rapprocha de moi jusqu'à ce que son souffle chaud s'écrase sur mon visage. Je me mordillai la lèvre inférieure, fixant les siennes, si belles, si douces, si tentantes. Il poussa un râle rauque et détourna les yeux. Je n'avais pas remarqué que je m'étais mise à reculer. Mon dos heurta le béton froid et lisse lorsque ses deux mains se posèrent sur le mur de part et d'autre de ma tête. Il me surplombait de toute sa hauteur, m'emprisonnant de son torse ferme.
« Ne fais pas ça, chaton, me murmura-t-il, sa voix encore plus rauque qu'à l'accoutumée.
— Ne pas faire quoi ? murmurai-je, ne contrôlant plus les émotions qui faisaient rage en moi.
— Te mordiller la lèvre inférieure, me répondit-il en fixant celle-ci avec envie.
— Pour-pourquoi ? bégayai-je. »
J'étais tétanisée. Je me sentais en sécurité dans ses bras. Mais j'avais aussi l'impression d'être une proie prise au piège. Je frissonnai. J'avais froid et mes poils se hérissèrent sur mes avant-bras. Mais à l'intérieur, je brûlais. Mes joues étaient en feu et mon souffle court. Son regard et son comportement me déstabilisaient complètement. Il était... sexy, époustouflant. J'entendais son cœur battre à vive allure, synchronisé au mien. Un voile de désir sembla nous envelopper et son odeur si particulière de terre chaude et de cannelle brouilla mes sens. Il n'y avait plus que lui et moi. Seuls au monde. J'étais incapable de détacher mon regard du sien. La pièce semblait avoir disparue. Tous mes doutes, mes appréhensions, mes peurs se dissipèrent. Il n'y avait plus que lui et son regard chargé de désir.
Sans prévenir, son corps puissant et ferme se plaqua contre le mien. Mes formes épousèrent totalement les siennes, comme si nous avions été façonnés pour être ensemble. Il n'y avait pas un seul centimètre carré de libre entre lui et moi.
« Ce lien exacerbe mes sentiments pour toi, me dit-il après un instant. J'ai besoin de te toucher en permanence, de te protéger. Si tu es loin de moi, je deviens fou. Rien que d'aller dans la pièce d'à côté me rend malade. Et j'adore quand tu te mordilles la lèvre. Je trouve ça tellement sexy. Dès notre première rencontre, ça m'a rendu fou. Mais là, je perds tout contrôle. »
Mon souffle se coupa lorsque je sentis aussi bien que je perçus son désir pour moi. Je hoquetai de surprise et baissai les yeux, gênée par ses paroles et par les réactions de nos corps. Kaden m'avait dévoilé ses sentiments d'un seul coup, ses lèvres murmurant contre mon cou. Je me liquéfiais totalement, mon corps réagissant automatiquement. Je sentais qu'il me désirait, c'était certain. Son corps était si étroitement pressé au mien que je ne pouvais ignorer son désir. Je sentis ma poitrine devenir lourde et me laissai consumer par ce brasier qui semblait avoir élu domicile dans mon bas-ventre. Mon regard dévala son torse musclé avant de se poser sur sa taille. J'avais tant envie de le toucher... Son regard suivit le mien et il sembla amusé.
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X-Teria
Science FictionLili et Jase Clark sont des êtres...spéciaux. Dotés d'une force et de sens plus développés que la normale, ils sont désignés comme étant des légendes urbaines par la majorité de la population. Ils sont ce qu'on appelle des Chasseurs. Et ces deux jeu...
