- Tu travaille demain après midi? Je demandais même si ça me coûtait la langue.
- Non.
- Tu fais quelque chose dans ce cas?
- Non.
- Donc tu seras à la maison?
- Je sors vers quatorze heure.
- Et tu reviens pour quelle heure?
- J'en sais rien. Contente toi de la fermer comme tu sais si bien le faire. Si ton but c'est de ramener quelqu'un durant mon absence, tu sais ce qui t'attendras quand je rentrerai.
Evidemment. J'en soufflai d'exaspération. Bordel mais j'avais tellement envie de le fumer.
***
"Neula je peux te demander un service?"
Je n'attendis pas longtemps avant de ne recevoir une réponse de sa part. Elle était toujours sur son portable.
"Bien sûr bébé qu'est ce qu'il y a?"
"Tu me prête ta maison pour environ trois quatre heures? "
"Pourquoi? "
"Cet enfoiré ne peut pas étudier samedi sous prétexte qu'il a des choses à faire. On ne peut pas se rejoindre à la bibliothèque et chez moi c'est impossible tu le sais bien."
"Pourquoi pas chez lui? "
"Sa mère reçoit des invités."
"L'excuse." Je sentais la moquerie dans sa voix.
"C'est oui ou non? "
"Bien sûr que c'est oui! Je sors avec mes parents de toute façon. Vous serez solos et vous pourrez vous faire les coquins."
Son smiley pervers m'avait littéralement bouche bée.
"Ta gueule tu dis n'importe quoi." Je soupirai derrière mon écran.
"Moi aussi je t'aime chérie!"
"C'est ça rajoutes en une couche."
"Tu as besoin de la maison pour quelle heure? "
"Quatorze heures trente c'est okay pour toi? "
"Ouii largement!"
"Merci beaucoup."
"Pas de quoi!"
***
C'était quoi ce quartier sérieux? Complètement pourri et mal fréquenté. C'était vraiment dans ce ghetto qu'elle vivait?
Les maisons ressemblaient à de vieilles carcasses. Des immeubles comparables à des films d'horreur. Des dalles grises fissurées, des briques mal placées et des portes défoncées. Putain mais où est ce que je venais de mettre les pieds?
Et je ne parlais même pas des fréquentations aux alentours. Bordel. Des mecs avec des clopes au bec à longueur de journée. Des bouteilles ornaient les trottoirs complètement délavés. J'avais même croisé la route d'un mec complètement déchiré. Tout dans ce quartier puait la pauvreté. C'était sale et ne parlons pas de certaines odeurs qui habitaient certaines ruelles.
Si c'est vraiment là qu'elle habitait, fallait vraiment que je commence à me poser des questions.
Je suivais le GPS sur mon portable et il m'indiqua bien rapidement que la maison se trouverait à ma gauche.
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Je suis là
Hayran KurguUn regard, et il avait vu son indifférence. Un soupir, et elle avait vu sa lassitude. Et sous un ciel incertain, ils s'étaient battus pour un lendemain. langage cru, violences verbales et physiques. Statut: Terminé [03/05/18 -- 01/10/20]
